Histoire de l’Eglise Orthodoxe III

Les églises slaves du IX° au début du XX° siècle

 

La Russie, évangélisée depuis 864, devient chrétienne avec la conversion de Vladimir de Kiev dit Vladimir le Grand en 988.
Le siège métropolitain de Kiev fut créé vers 991 sous la juridiction du patriarcat de Constantinople qui nommait le primat.

 

Iaroslav le Sage, le fils et successeur de Vladimir, permit le développement de la nouvelle Église en encourageant la création de nouveaux diocèses, en faisant construire des cathédrales.
L’Église russe se consolide au cours des siècles suivants, grâce notamment à l’essor de la vie monastique. Elle marque de plus en plus son indépendance vis-à-vis du patriarcat œcuménique de Constantinople.

L’invasion mongole de 1237-1238 si elle change la donne politique influe peu sur le cours de la vie religieuse. « Kiev est de fait administré par un gouverneur mongol qui autorisera jusqu’en 1299 le séjour du métropolite [1]»

En 1321, Kiev et une partie de la Russie (l’Ukraine) sont annexés par le royaume Lituano-Polonais dont le roi est catholique [2]. Les évêques orthodoxes d’Ukraine sont donc nommés par le roi. Selon de critères ou le religieux n’a pas la plus grande part…
La pression des Tartares mongols après la bataille de Koulikovo en 1380 est de plus en plus faible. « C’est l’Eglise qui aux XII° et XIV° siècles maintint en éveil la conscience nationale russe » [3]
En 1448 : à la suite du concile de Florence le métropolite, partisan de l’Union, est déposé. L’évêque Jonas est désigné à sa place. La séparation religieuse avec Byzance est consommée.
Avec la déclaration d’autocéphalie de la métropole de Moscou, les primats abandonnent progressivement le titre de Kiev pour prendre celui de métropolite de Moscou et de toute la Russie.

 

En 1589 : le régent Boris Godounov mène une politique d’indépendance de la Russie etcrée le patriarcat de Moscou : l’Église orthodoxe de Moscou et de toute la Russie se déclare alors autocéphale. Autocéphalie reconnue –à contrecœur- par le patriarcat de Constantinople qui l’élève au rang de patriarcat.

En 1595-1596 : En Ukraine, un mouvement se fait jour vers l’Eglise de Rome et en 1596 l’Union de Brest, marque l’union de six des huit évêques de la métropole de Kiev –dont le métropolite de Kiev- avec l’Église catholique de Rome, et adoptent les principes définis au concile de Florence, provoquant en retour un réveil de la foi orthodoxe dans le peuple resté fidèle à l’Orthodoxie.

En 1667 : Kiev et l’Ukraine orientale passent sous la domination de la Russie. Et en 1686 : Le patriarcat de Moscou prend sous sa juridiction la métropole de Kiev sans l’accord de Constantinople.

En 1721 : Pierre le Grand réinstaure la primauté du politique en supprimant le patriarcat et en créant à sa place le Saint Synode et en imposant le « Règlement spirituel » : ce document constitue, depuis la réforme dont il fut le point de départ, la charte fondamentale où se trouve consigné ce que l’on pourrait appeler, à juste titre, les servitudes de l’Eglise russe [4]. Il met l’Eglise Russe sous le contrôle du pouvoir politique. Composé d’évêques, de prêtres et du haut-procureur nommé par l’empereur, il dirige les affaires ecclésiales de façon collégiale. (La fonction de
patriarche ne sera rétablie qu’en 1917).

 

Pierre le Grand et Catherine II vont autoriser l’implantation de 
l’Eglise Catholique enRussie tout au long du XVIII° siècle. A la fin du siècle, avec les démembrements et l’annexion d’une partie de la Pologne, ce sont plus de trois millions de catholiques qui vont s’ajouter au million déjà présent.
La prise de pouvoir de l’état sur l’Eglise russe si elle reste destructrice (suppression de plus de la moitié des monastères et limitation du nombre de moines par Catherine II, influence occidentale) ne détruit pas la vie spirituelle de l’Eglise qui non seulement est sauvegardée mais est approfondie (à l’exemple de saint Thikon de Zadonsk, évêque de Varonege).
Elle se développe -en grande partie grâce aux moines de l’Athos- tout au long du XIX° siècle, grâce aussi aux grandes figures de Startsy comme saint Séraphim de Sarov.

 

Il reste 452 monastères en 1810.  En 1914 il y en a 1025.

À la veille des révolutions de 1917, l’Église orthodoxe comptait quelque 60 000 églises et 117 millions d’orthodoxes répartis en 73 diocèses. [5]

 

Le XX° Siècle

La révolution de février 1917, aboutit à l’abdication de Nicolas II et à l’élection d’une assemblée constituante.

Le concile de Moscou

L’Église orthodoxe trouve d’abord dans cette situation un nouvel espace de liberté. En octobre 1917, alors même que le coup d’État des bolcheviks amène Lénine au pouvoir, les évêques orthodoxes se réunissent en concile à Moscou, premier concile de l’Église orthodoxe russe depuis 1700.
Durant ses deux sessions des décisions importantes sont prises : Le patriarcat supprimé sous Pierre le Grand est rétabli : le métropolite de Moscou, Tikhon, est nommé patriarche de toutes les Russies. Toute l’Église orthodoxe Russe entreprend sa réorganisation, à commencer par la mise en place de paroisses dotées de pouvoirs réels autour de leur prêtre et de la communauté des fidèles.
Un autre effet qui va se révéler majeur dans les temps de persécutions à venir est que « le Concile a permis d’organiser la vie de l’Église sur de nouvelles bases sans intervention de l’état, d’élaborer et d’adopter des lois fondamentales, d’esquisser la voie à suivre, de permettre à l’Église d’exister dans un contexte socio-politique en plein changement. [6]»

Et les persécutions arrivent vite : le 7 février 1918 le métropolite de Kiev Vladimir est assassiné sous les murs de la laure des Grottes de Kiev.

Durant les soixante-dix ans de dictature communiste l’attitude de l’état reste fondamentalement la même : « Le parti ne peut être neutre envers la religion. Il conduit une lutte antireligieuse contre tous les préjugés religieux [7] »

Cinq périodes principales sont repérées par Mgr Ware dans l’évolution des relations Eglise – Etat soviétique [8]

  1. 1917-1925 : lutte du Patriarche Thikon pour la liberté de l’Eglise.
  2. 1925-1943 : Tentative du Métropolite Serge Métropolite de Nijni-Novgorod de trouver un Modus vivendi en collaborant avec le pouvoir. Au début de la seconde guerre mondiale seuls quatre évêques sont toujours en fonction et quelques centaines d’églises ouvertes sur toute la Russie. Toutes les écoles de théologie et tous les séminaires sont fermés.
  3. 1943-1959 : Avec l’invasion de la Russie soviétique par l’Allemagne, Staline permet, pour des raisons stratégiques, un renouveau de la vie de l’Eglise (Election d’un nouveau Patriarche en 1943). En 1947 plus de 20 000 églises sont rouvertes, 67 monastères,2 académies de théologie et 8 séminaires fonctionnent sur le territoire de l’URSS
  4. 1959-1964 : Reprise des persécutions sous Kroutchev. Mais le silence des hiérarques Russes fait que cela passe inaperçu en occident.
  5. 1964-1985 : Devant ce silence, émergence d’un mouvement dissident qui est durement réprimé par l’état et désavoué par les autorités de l’Eglise elle-même.

Le renouveau

Avec l’élection de Mikhaïl Gorbatchev en 1985 l’Eglise retrouve sa liberté d’action.
A partir de 1990 la loi de 1929 sur les associations religieuses est remplacée par des lois reconnaissant aux associations religieuse la personnalité morale et établissant la séparation des Eglises et de l’Etat va avoir pour effet que l’Eglise orthodoxe russe certes persécutée, mais aussi d’une certaine manière protégée va se trouver en concurrence avec les autres confessions chrétiennes et les autres religions ou pseudo-religions.

La dissolution de l’Union des Républiques Socialistes Soviétique le 26 décembre 1991, les archives s’ouvrent dont celles du KGB en 1992 qui révèlent la plus ou moins grande collaboration de Evêques, mais aussi la fermeté de bien d’autres comme le Patriarche Kyrill de Smolensk qui deviendra en 2009 Patriarche de Moscou et de toute la Russie.

Les Eglises d’Europe de l’est après la chute de l’URSS.

L’EGLISE ORTHODOXE D’UKRAINE
Avec l’indépendance de l’Ukraine en 1991 se pose la question de l’autocéphalie de l’Eglise d’Ukraine qui provoque la division en trois Eglises :
  • Église orthodoxe d’Ukraine (Patriarcat de Moscou) [9]
  • l’Église orthodoxe d’Ukraine (Patriarcat de Kiev) [10]
  • L’Église orthodoxe autocéphale ukrainienne.[11]

Autre problème douloureux : la résurgence de l’Eglise grecque-catholique d’Ukraine dont les fidèles se sont « cachés » sous une pratique orthodoxe tout en conservant leur foi catholique, et dont les évêques, arrêtés, sont morts en prison ou en exil. Cette Eglise devient à la faveur des lois de 1985 une Eglise reconnue officiellement. Malgré des démarches de sa part en vue d’une réconciliation, l’Eglise orthodoxe russe ne prendra pas la main tendue.

L’EGLISE ORTHODOXE D’ALBANIE
Reconnue autocéphale en 1937 par le patriarcat de Constantinople, l’Albanie connaît, après sa libération totale en novembre 1944, un gouvernement communiste stalinien, dont le principal dirigeant est Enver Hoxha. A partir de 1967   elle est presque totalement anéantie.
En 1991 à la fin de sa clandestinité il reste vingt prêtres dont la moitié seulement de valide, et aucun évêque.

A partir de 1992 Un évêque grec est nommé, des prêtres de nouveau ordonnés et une école de théologie ouverte

L’EGLISE ORTHODOXE DE ROUMANIE
A la prise de pouvoir des communistes en 1948 les liens amicaux entre le Patriarche Julien et le secrétaire Général du Parti Communiste Georgiu Dej permirent à l’Eglise orthodoxe roumaine non seulement de survivre, mais aussi de prospérer, au prix d’une surveillance étroite de la police secrète ce qui ne fut sans doute pas sans compromissions.

Pour l’Eglise de Roumanie s’est aussi posé la question des grecs-catholiques, nombreux avant 1948, avec les mêmes effets engendrés par les mêmes causes

L’EGLISE ORTHODOXE DE SERBIE
Moins prospère que l’Eglise de Roumanie sous le communisme, elle a surement mieux su préserver son intégrité

Les exactions des oustachis et de leur chef Ante Pavelic devenu chef de l’état collaborateur de l’Allemagne nazie ordonne une véritable persécution de l’Eglise orthodoxe se en se prévalant de le foi catholique « Son mot d’ordre à l’égard des Serbes est d’en « exterminer un tiers, en chasser un tiers, en convertir un tiers » de l’orthodoxie au catholicisme. Cette politique ethnique se double donc d’un soutien marqué à la religion catholique, malgré une forte inimitié entre Pavelić et l’archevêque de Zagreb Alojzije Stepinac [12] »

L’EGLISE ORTHODOXE DE BULGARIE

Très proche du patriarcat de Moscou quand à ce qui a été vécu sous la domination soviétique. « Un groupe de six évêques a eu le courage en 1990 de poser un geste public de pardon et de repentir pour demander le pardon de leurs fautes et de leurs compromis sous le régime communiste [13] »

Autocéphale en 1053 (Patriarcat d’Antioche). Incorporée à l’Eglise russe en 1811, elle réaffirme son indépendance en 1917.
Autocéphalie reconnue par Moscou en 1943 et par Constantinople en 1990.
2455 églises en 1917 ; moins de 100 en 1980

En 1992 outre le patriarche il y avait 14 évêques

L’EGLISE ORTHODOXE DE POLOGNE
Reconnue autocéphale par le Patriarcat de Constantinople en 1924 et 1948 par le patriarcat de Russie.

Terre d’invasion, l’Eglise orthodoxe de Pologne eut à subir la variation de ses frontières.  Après 1939, la plupart des orthodoxes se trouvent en territoire soviétique.

L’EGLISE ORTHODOXE DE REPUBLIQUE TCHEQUE ET DE SLOVAQUIE
Etroitement liée au patriarcat de Moscou depuis 1946, elle en reçoit l’autocéphalie en 1951. Elle est reconnue autocéphale par Constantinople en 1998 [14]
Elle aussi est confrontée au problème des grecs-catholique incorporés de force à l’Eglise Orthodoxe en 1950 et qui retrouvent la liberté de culte lors du Printemps de Prague » en 1968.

 

Eglise et diaspora

L’Eglise Orthodoxe est culturellement et géographiquement essentiellement orientale jusqu’au début du XX° siècle.

Les grecs, présents en Europe occidentale de tout temps vont, avec la chute de Byzance, et les purges successives conduites ensuite par le pouvoir ottoman contre l’Eglise, émigrer massivement vers Venise d’abord, et dans tout le monde occidental.

Même si des chrétiens orthodoxes ont émigrés avant elle, la révolution russe va être un facteur d’émigration majeur, avec « le départ de plus d’un million de Russes dont une grande partie de l’élite culturelle et intellectuelle [15] » .

D’abord celle des 2,1 millions de Russes « blancs », qui ont quitté la Russie après la révolution de 1917 : beaucoup partirent vers l’Amérique, mais ils furent nombreux aussi à s’installer en France, en Allemagne ou en Grande-Bretagne.
Celle des Grecs ensuite, plusieurs milliers s’installant en Europe occidentale après la disparition de la Grèce d’Asie en 1922-1923.
Après la Seconde Guerre mondiale, cette première émigration est complétée par une vague venue d’au-delà du rideau de fer, puis, dans les années 1960-1970, par les orthodoxes arabes venus de Syrie ou du Liban.
La chute du mur de Berlin et la dislocation de la Yougoslavie ont entraîné un nouveau afflux venu de Roumanie, de Serbie, mais aussi d’Ukraine et de Russie.

Cette émigration va s’organiser sur des critères nationaux par regroupement des personnes d’une même nation qui forment une paroisse qui sera soumise ensuite à un évêque nommé par l’Eglise d’origine des fidèles.

Cette façon de faire si elle est compréhensible au départ conduit cependant à une dérive dommageable pour la catholicité de l’Eglise Orthodoxe : « Au lieu d’un seul diocèse à chaque endroit, sous un seul évêque, presque partout en occident il est établi une multitude de juridictions parallèles avec plusieurs évêques orthodoxes cote à cote dans les grandes villes ; Quelles que soient les causes historiques de ce phénomène, cela est certainement contraire à la conception orthodoxe de l’Eglise.[16] »

A cela s’ajoute les divisions à l’intérieur des groupes nationaux. Principalement chez les russes divisés en quatre juridictions principales :

  1. Les communautés relevant du Patriarcat de Moscou
  2. L’Eglise Russe hors de Russie (émigration 1917)
  3. L’archidiocèse russe orthodoxe ex-exarchat du Patriarcat Œcuménique dont le tomos de 1999 a été révoqué en 2018 par le Patriarche Bartholomée.
  4. L’Eglise grecque-orthodoxe russe d’Amérique appelée de 1970 Orthodox Church of America dont l’autocéphalie accordée par le patriarcat de Moscou, est reconnue par les Eglises de Bulgarie, Géorgie, Pologne et Tchécoslovaquie, mais pas par le Patriarcat Œcuménique qui estime être le seul à pouvoir le faire.
À ces diverses émigrations se sont ajoutés des Occidentaux qui, tels les théologiens Olivier Clément ou Élisabeth Behr-Sigel, ont découvert les trésors spirituels de l’Orient chrétien au contact de ces émigrés.
Surtout, de très nombreux orthodoxes sont natifs d’Europe de l’Ouest, d’origine immigrée mais à la deuxième, troisième, voire quatrième génération, n’ayant parfois qu’un lien ténu avec leur pays d’origine. [17]

Notes:
[1] Rus’ de Kiev. (2/11/2018). Wikipédia, l’encyclopédie libre. Page consultée le 02 novembre 2018 à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Rus_de_Kievoldid=153608570
[2]. Rus’ de Kiev. (2/11/2018). Wikipédia, l’encyclopédie libre. Op cit.
[3] WARE, Kallistos. L’Orthodoxie, l’Eglise des sept Conciles. op cit p 108
[4]  « Comme d’autres grands réformateurs, il se complut à couler dans un moule identique les formes, pourtant si différentes en elles-mêmes, de l’administration civile et de la hiérarchie religieuse et ecclésiastique. [Pierre le Grand] se considérait comme l’héritier des basileis byzantins disparus, et, à ce titre, la conception d’une Eglise indépendante, en face de l’Etat souverain, lui paraissait être la pire des hérésies religieuses et la plus funeste des erreurs politiques. Pour lui, la religion était une force incomparable qu’il fallait mettre au service de la politique; l’Eglise, un organisme dangereux comme société distincte et autonome, mais éminemment utile et bienfaisant, une fois transformé en simple rouage administratif. Et ce fut bien là l’idée maîtresse de toute sa réforme. »
Bois, Jean. Le règlement ecclésiastique de Pierre le Grand. In: Échos d’Orient, tome 7, n°45, 1904. pp. 85-90. [Consulté le 5 novembre 2018]  Disponible sur le web : www.persee.fr/doc/rebyz_1146-9447_1904_num_7_45_3521
[5] Persécutions contre l’Eglise Orthodoxe en URSS in L’orthodoxie et le monde. [Consulté en ligne le 7/11/2018]. Disponible sur le web : http://www.orthomonde.fr/index.php/journal/item/49-persecution-contre-l-eglise-orthodoxe-dans-l-union-sovietique.
[6] Métropolite HILARION de VOLOKOLAMSK. Le Concile de 1917 : restauration du Patriarcat entre deux révolutions in Eglise orthodoxe russe. Département des relations extérieures [Consulté en ligne le 7/11/2018] Disponible sur le web : https://mospat.ru/fr/2017/08/28/news149569/
[7] Discours de Staline. Works. Vol 10. Moscou 1953 p 132. Cité dans  WARE, Kallistos. L’Orthodoxie, l’Eglise des sept Conciles. op cit p 187
[8] WARE, Kallistos. L’Orthodoxie, l’Eglise des sept Conciles. op cit pp 182-203
[9]L’Église orthodoxe d’Ukraine est l’héritière de l’ancien exarchat ukrainien du Patriarcat de Moscou. Elle a reçu sa nouvelle dénomination en janvier 1990. Plus tard la même année, elle fut reconnue auto-administrée, tout en restant soumise canoniquement au Patriarcat de Moscou. Après l’indépendance du pays en 1991, la conférence épiscopale de l’Eglise orthodoxe ukrainienne demanda au patriarche Alexis II, le 22 janvier 1992, l’octroi de l’autocéphalie à l’Église en Ukraine. Cette demande fut rejetée par le synode de l’Église de Russie et le métropolite Philarète fut déposé. La majorité des évêques revinrent ensuite sur leur appui à l’autocéphalie de l’Église d’Ukraine. In Église orthodoxe d’Ukraine (Patriarcat de Moscou). (2018, septembre 29). Wikipédia, l’encyclopédie libre. Page consultée le 8/11/ 2018 à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=eglise_orthodoxe_d’Ukraine_(Patriarcat_de_Moscou)oldid=152590029.
[10] L’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Kiev a été créée en juin 1992 par le métropolite Philarète de Kiev (après son retrait de la direction de la métropole de Kiev et de toute l’Ukraine du Patriarcat de Moscou) et par ses partisans, avec une partie de l’épiscopat de l’Église orthodoxe autocéphale ukrainienne conduite par son patriarche Mstyslav. Cela fut encouragé par une partie des autorités civiles, des parlementaires et de plusieurs partis politiques nationalistes.  In : Église orthodoxe d’Ukraine (Patriarcat de Kiev). (2018, octobre 28). Wikipédia, l’encyclopédie libre. Page consultée le 14:33, octobre 28, 2018 à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=eglise_orthodoxe_d’Ukraine_(Patriarcat_de_Kiev)oldid=153456720.
[11] La Douma ukrainienne proclame l’indépendance et crée la République populaire ukrainienne qui tente de diriger le pays de mars 1917 à octobre 1920. Par la loi du 1er janvier 1919 est constituée l’Église autocéphale ukrainienne. Le concile orthodoxe ukrainien des 21-23 octobre 1921 élit le métropolite Basile Lypkivskyj malgré l’opposition du patriarche de Moscou.
En 1928, le Conseil est supprimé et le métropolite et les évêques sont arrêtés par le gouvernement soviétique qui organise la persécution de l’Église autocéphale. L’Église se développe aux Etats Unis et au Canada.
   Une partie de l’épiscopat de l’Église orthodoxe autocéphale ukrainienne, a rejoint, en juin 1992, le métropolite Philarète de Kiev pour créer l’Église orthodoxe d’Ukraine (Patriarcat de Kiev). In : Église orthodoxe autocéphale ukrainienne. (2018, octobre 13). Wikipédia, l’encyclopédie libre. Page consultée le 8/11/ 2018 à partir de : http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=eglise_orthodoxe_autocephale_ukrainienneoldid=152993133.
[12] Ante Pavelić. (2018, septembre 25). Wikipédia, l’encyclopédie libre. Page consultée le 8/11/ 2018 à partir de : http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Ante_Paveli&oldid=152495071.
[13] WARE, Kallistos. L’Orthodoxie, l’Eglise des sept Conciles. op cit p 218
[14] Église orthodoxe de Tchéquie et de Slovaquie. (2018, septembre 30). Wikipédia, l’encyclopédie libre. Page consultée le 8/11/ 2018 à partir de : http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=eglise_orthodoxe_de_Tchequie_et_de_Slovaquieoldid=152620205.
[15] WARE, Kallistos. L’Orthodoxie, l’Eglise des sept Conciles. op cit p 225
[16] WARE, Kallistos. L’Orthodoxie, l’Eglise des sept Conciles. op cit p 226
[17] Voir l’article de Nicolas SENEZE ,dans « La Croix » du 02/05/2009