Les anglicans devraient rejoindre la Déclaration commune sur la justification par la foi

14.07.2017 par I.MEDIA

La Communion anglicane devrait accueillir et confirmer la substance en 2017 de la Déclaration commune entre catholiques et protestants sur la justification par la foi, écrit le Père Avelino González-Ferrer, du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, dans L’Osservatore Romano du 13-14 juillet 2017.

source: cath.ch/newsf/

Comment le “hand spinner“ vous fera faire de la théologie

Par EDMOND PROCHAIN publié le 22/05/2017

C’est le gadget à la mode : un petit objet que l’on fait tourner entre ses doigts et aurait des effets positifs contre le stress et pour la concentration. Vertus auxquelles on pourrait donc ajouter… la théologie trinitaire.

La légende du « hand spinner » s’est répandue aussi vite que cette drôle de toupie s’est incrustée entre les mains des adolescents ou de vos collègues de bureau. Originellement conçu pour aider à la concentration des enfants autistes, cet objet qui semble tourner à l’infini une fois lancé viendrait remplacer de nombreux gestes du quotidien, du stylo qu’on manipule en permanence aux cheveux enroulés autour d’un doigt, en passant par les ongles rongés… Le phénomène est tel que la question finit par se poser : faut-il faire la chasse au jouet du moment ou simplement attendre que la mode passe ? Il existe pourtant une autre option, plus étonnante : en profiter pour comprendre enfin le concept chrétien de la Trinité !

Observons en effet les caractéristiques de l’objet. Un « hand spinner » est composé d’un axe central autour duquel se déploient trois bras (sur la plupart des modèles, du moins), chacun étant lesté de la même façon pour garantir l’équilibre. Dès que la toupie commence à tourner sur elle-même, la force centripète vient encore renforcer son équilibre, si bien qu’on peut la faire tenir aisément sur un doigt aussi longtemps qu’elle reste en mouvement.

Mais alors, quel rapport avec la théologie ? Eh bien il se trouve que par sa forme générique, le « hand spinner » n’est pas sans rappeler un vieux symbole chrétien, connu sous le nom de « bouclier » (ou « écusson ») de la Trinité. Il s’agit en effet d’un schéma très simple, de forme triangulaire, qui explique comment le Père, le Fils et l’Esprit saint peuvent être trois personnes distinctes tout en étant un seul Dieu.

Comment le « hand spinner » vous fera faire de la théologie

Dieu y est en effet l’axe central autour duquel « tournent » les trois personnes de la Trinité, toutes égales et participant d’une même substance divine (on dit qu’elles sont consubstantielles). Les Pères de l’Église différenciaient ainsi, en grec, l’ousia (l’essence, l’être) et l’hupostasis (l’hypostase, soit le fondement, traduit ensuite par « personne »). Il n’y a donc pas trois dieux différents mais un seul Être, au sein duquel coexistent trois personnes dans un mouvement incessant d’amour que la théologie chrétienne a d’ailleurs appelé périchorèse… du grec périchôrèsis, que l’on peut traduire par «rotation ».

Le schéma est né comme une interprétation visuelle d’un texte apparu au VIe siècle, le Symbole d’Athanase (attribué à Athanase d’Alexandrie, rien ne prouve cependant qu’il en soit réellement l’auteur). Également appelé Quicumque (son premier mot en latin), il s’agit d’un credo dont voici les premières lignes : « Quiconque veut être sauvé doit, avant tout, tenir la foi catholique : s’il ne la garde pas entière et pure, il périra sans aucun doute pour l’éternité. Voici la foi catholique : nous vénérons un Dieu dans la Trinité et la Trinité dans l’Unité, sans confondre les Personnes ni diviser la substance : autre est en effet la Personne du Père, autre celle du Fils, autre celle du Saint-Esprit ; mais une est la divinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit, égale la gloire, coéternelle la majesté. » L’idée de « tenir la foi catholique » pour être sauvé a inspiré cette image de bouclier rappelant la Trinité.

Revenons, alors, au « hand spinner ».
Sa ressemblance avec le « bouclier » de la Trinité a l’avantage de permettre une application visuelle aux concepts légèrement complexes d’essence et d’hypostases, de substance et de personnes… Prenez en main l’objet et observez ses trois branches, séparées et pourtant liées entre elles en un seul objet. Faites-le désormais tourner : l’élan donné par le roulement à billes de l’axe central fait que vous ne voyez plus entre vos mains qu’un seul disque complet. Mus par l’élan perpétuel de l’amour divin, Père, Fils et Esprit ne sont qu’un seul et même Dieu.
Vous venez de comprendre la Trinité.

 

Tirée par les cheveux, cette récupération catéchétique d’un gadget à la mode ? Sans doute un peu.
Mais n’oublions pas que la tradition catholique s’est très souvent inspirée d’éléments de culture populaire pour rendre sa théologie accessible à tous. C’est ainsi que saint Patrick évangélisa l’Irlande au Ve siècle en utilisant l’image du trèfle pour expliquer – déjà ! – le concept trinitaire.

Bouge ta France: le Havre 2017

Rassemblement de plus de 8 000 chrétiens évangéliques de France,
pour fêter notamment les 500 ans du protestantisme.

Par Julie Howlett

Dans le cadre de la commémoration de la Réforme de Luther, le Conseil national des évangéliques de France organise un grand rassemblement au Havre qui a commencé lundi 10 juillet. 

Point culminant de ce rassemblement ce 14 juillet. Ce matin, ils se sont rassemblés pour un temps de prière pour la France, à l’occasion de la fête nationale. Cet après-midi, le stade sera en fête avec des concerts pop évangéliques et l’inauguration des Cinq cents du protestantisme qui, coïncidence, a lieu la même année que l’anniversaire de la naissance du Havre il y a 500 ans.

 

Source: https://twitter.com/BougeTaFrance

La Communion mondiale d’Églises réformées (CMER) rejoint la déclaration commune sur la justification

La Communion mondiale d’Églises réformées (CMER) rejoint la déclaration commune sur la justification

 » Nous déclarons notre accord doctrinal avec la déclaration commune sur la doctrine de la justification. Nous nous réjouissons ensemble de ce que les différences doctrinales historiques à propos de la doctrine de la justification ne nous divisent plus… »

 

 

Dans un processus qui cherche à surmonter les divisions théologiques du temps de la Réforme, la Communion mondiale des Églises réformées (CMER) a formellement rejoint la Déclaration commune sur la doctrine de la justification.

La Déclaration commune a été signée en 1999 par le Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens et la Fédération luthérienne mondiale. En 2006, le Conseil Méthodiste mondial a également signé ce document de consensus théologique concernant le salut et la justification par la foi. La Communion mondiale des Églises Réformées s’est associée officiellement à la déclaration sur la justification lors d’un culte le 5 juillet 2017 à l’église de Wittenberg, avec des responsables des Églises catholiques, luthériennes et méthodistes. Le texte intégral de l’association peut être téléchargé en différentes langues (le français à partir de la page 16).

À cette occasion, les Églises luthériennes et réformées au niveau mondial ont tenu de souligner leur désir de travailler ensemble pour l’unité visible en signant « le Témoignage de Wittenberg » (également téléchargeable en plusieurs langues, le français à partir de la page 5).

Plusieurs articles et photos se trouvent sur le site de la CMER, et un blog des délégués français rassemble les impressions de l’Assemblée mondiale.

Voilà quelques extraits du préambule du texte de l’association à la déclaration sur la justification :

« Au cours de ces dernières années, on a heureusement atteint un certain degré de convergence sur la doctrine de la justification. Après de nombreuses années de dialogue assidu, la Déclaration commune sur la doctrine de la justification (DCDJ) a été signée en 1999 par l’Église catholique romaine et la Fédération luthérienne mondiale. Cet accord, sur une question qui fut au centre de la division de l’Église à l’époque de la Réforme, constitue un succès décisif que nous tenons à célébrer. En 2006, le Conseil méthodiste mondial et ses Églises membres ont déclaré leur accord doctrinal fondamental avec l’enseignement contenu dans la Déclaration commune sur la doctrine de la justification. La Communion mondiale d’Églises réformées, après avoir longuement réfléchi et avoir été particulièrement attentive à la relation entre justification et justice, est heureuse d’accepter aujourd’hui l’invitation à s’associer à la Déclaration commune sur la doctrine de la justification. Pour les Réformés, la justification par grâce au moyen de la foi est un enseignement essentiel de l’évangile.

Nous déclarons notre accord doctrinal avec la déclaration commune sur la doctrine de la justification. Nous nous réjouissons ensemble de ce que les différences doctrinales historiques à propos de la doctrine de la justification ne nous divisent plus et nous ressentons cela comme une occasion d’examen de conscience, de conversion ainsi que d’un nouvel engagement réciproque pour manifester une unité nouvelle et faire progresser notre témoignage commun pour la paix et la justice. »

Ci-après, un extrait du document Témoignage de Wittenberg signé entre Luthériens et Réformés :

«  Ensemble, nous nous engageons à répondre à ce désir par des actions concrètes, avec la conviction que la Parole de Dieu nous conduit vers une communion plus profonde.
En tant que communions mondiales, Luthériens et Réformés, nous nous engageons à examiner de nouvelles formes de vie ensemble exprimant plus pleinement cette communion que nous connaissons déjà en Christ.
Nous nous engageons à redoubler nos efforts communs en vue d’incarner notre unité, en résistant ensemble aux forces de l’injustice et de l’exclusion.

Nous appelons nos Églises membres à rendre notre unité encore plus visible dans leurs contextes respectifs. Nous invitons nos partenaires œcuméniques à vivre cette communion que nous partageons en vue de l’unité et du témoignage pour le monde. »

source: Protestants.org

Le concile de Trente I_ Avant le concile

Avant le concile

Etat politique

Dans la Bulle que, plus tard, il devait envoyer au concile de Trente, Paul III résumerait parfaitement la situation lors de son arrivée au trône pontifical: « En ces jours-là, tout était plein de haines et de dissensions. Partout s’opposaient les uns aux autres les princes à qui Dieu confia le gouvernement. L’unité du nom chrétien était disloquée par les schismes et les hérésies. Les Turcs, par mer et par terre, progressaient; Rhodes était perdue, la Hongrie dévastée, l’Italie menacée, comme l’Autriche et la Slavonie. La colère divine s’abattait sur nous tous pécheurs. »

L’irruption du protestantisme, c’est-à-dire d’un grand nombre de chrétiens qui ne reconnaissent plus l’autorité de l’Église, complique le jeu délicat qui se joue depuis Constantin entre pouvoir temporel et pouvoir spirituel. Le Saint-Empire romain germanique est concerné au premier chef. L’Appel à la noblesse chrétienne de la nation allemande que Luther publie en 1520 encourage l’élite du pays à se séparer de Rome. L’indépendance religieuse que propose Luther apparaît aux princes allemands comme le complément de leur indépendance vis-à-vis de l’empereur et du pape.

En 1547, Charles Quint, empereur, remporte une victoire militaire à Mühlberg contre une coalition commandée par l’électeur de Saxe, protecteur de Luther. Mais Charles Quint n’avait vaincu que par les armes des États qui s’étaient réunis au nom de la foi.
La paix d’Augsbourg signée entre les États du Nord et Ferdinand Ier en 1555, consacre le principe  » « Cujus regio, ejus religio  » (A chaque région sa religion ), c’est-à-dire que la religion du peuple est la religion de son prince.

 

Etat religieux

Déjà Innocent III en convoquant le 4° concile du Latran (Latran IV du 11 au 30 novembre 1215) était persuadé que La réforme des mœurs du clergé et de la discipline des laïcs étaient la solution à tout succès d’une hérésie[1].

Le nouveau pape, Clément VII, un Médicis, a peur du concile pour lui-même (il est de naissance illégitime et a été élu grâce à sa puissance financière) et il a peur d’une contestation du pouvoir monarchique du pape.

Le 5° concile du Latran (Latran V du 3 mai 1512 au 16 mars 1517) est réuni pour répondre aux français qui réclamaient une certaine indépendance de l’Eglise de France (gallicanisme) était complètement dans la main du pape Dans le sermon d’ouverture du concile, le supérieur général des Augustins, Gilles de Viterbe, fait une description hélas réaliste des abus de la Curie et des bénéficiers.

Ce concile entame une timide réforme de la Curie romaine: il déclare nulle et non avenue toute élection papale entachée de simonie, rappelle les cardinaux à leurs devoirs et tente de limiter les tarifs pratiqués par la Curie. En ce qui concerne le clergé, il fixe de nouveau un âge minimal pour les évêques (30 ans), interdit la commende[2], le cumul de bénéfices, et restreint certaines exemptions.

En fait la pratique des Papes elle-même est en contravention avec ces beaux principes: le premier acte du pontificat de Paul III qui convoquera le concile est de créer Cardinaux deux de ses petits-enfants (il est père de quatre enfants) âgés de 14 ans. Et les Papes suivants s’ils sont plus vertueux dans leur vie privée n’hésitent pas à promouvoir leurs proches.

Cela peut paraître des cancans plus dignes de « Closer » que d’une chronique sur l’histoire de l’Eglise, mais il se trouve que l’action des Papes sur la « mécanique » du concile consistera à éviter tout article de réforme de la curie romaine en grande partie pour préserver les privilèges qui leurs permettent d’enrichir leurs familles.

A l’orée de ce Concile, même si -au moins au début- elle désire trouver un terrain d’entente avec les Protestants, la papauté doit accepter la réalité. Les pays latins, la France, l’Autriche, la Pologne et la Hongrie restent dans le giron du catholicisme, mais la plus grande partie de l’Europe du Nord et une majorité d’États allemands basculent du côté du protestantisme.

 

Pourquoi ce concile ?

Le Concile fut convoqué par le pape Paul III suite aux demandes insistantes de Charles Quint, Empereur du Saint Empire Germanique en 1542, pour entreprendre la réforme de l’Église catholique face à la Réforme protestante qui menaçait l’unité de ses états.

Le défi de Luther était de deux ordres:

  • Le premier concerne la façon dont nous sommes sauvés. Et pour Luther avant d’être une question théologique c’est une question existentielle et personnelle:  » Comment puis-je trouver un Dieu miséricordieux ? » Sa réponse sera par la foi seule tirée de l’Ecriture seule
  • Le second défi est d’ordre pratique: réforme des diverses fonctions ecclésiastique et des pratiques religieuses

Le concile de Trente est conçu au départ pour dialoguer avec les Protestants appelés de façon générique « les luthériens » et si possible les ramener dans l’ Eglise Catholique. Mais le temps du dialogue est passé et les conditions mises par les « luthériens » à leur venue est incompatible avec les projets de Rome.

Le concile va donc être conçu comme une instance de condamnation des « luthériens ». Quant à la réforme de l’église, le pape fait de la réforme de la curie un domaine réservé (pour un tas de mauvaises raisons exposées plus haut)

Le but déclaré du concile sera donc « l’éradication des hérésies et la réforme du clergé et du peuple chrétien » avec véto absolu contre toute tentative de traiter de la question de l’autorité du siège apostolique. Le fantômes du conciliarisme[4] du Concile de Constance étant encore très présent

 

Mais, en raison des guerres et du contexte politique, le Concile comporta trois grandes périodes: de 1545 à 1549, (le Concile fut transporté provisoirement à Bologne en 1547), puis de 1551 à 1552 sous le pontificat de Jules III, (mais sans représentant français). De nouveau suspendu, pendant dix ans de 1552 à 1562 à la suite de l’invasion de l’Allemagne méridionale par les troupes protestantes, sa dernière période, de 1562 à 1563, eut lieu sous le pontificat de Pie IV.

 

 

[2] Dans le régime de la commende, un ecclésiastique ou un laïc tient une abbaye ou un prieuré « in commendam« , c’est-à-dire en percevant personnellement les revenus de celui-ci.
[4]    Le conciliarisme est une théorie ecclésiologique qui affirme qu’un concile œcuménique a autorité suprême dans l’Église catholique, autrement dit qu’un concile général d’évêques constitue une instance supérieure au pape. Si la question de la prééminence est discutée dès les premiers temps de l’Église, cette théorie apparaît surtout lors du grand schisme d’Occident (1378 – 1417), avant d’être finalement condamnée lors du premier concile œcuménique du Vatican en 1870 (constitution dogmatique Pastor æternus), puis à nouveau rejetée lors du concile Vatican II (constitution dogmatique Lumen gentium, promulguée le 21 novembre 1964). (https://fr.wikipedia.org/wiki/Conciliarisme)

La Bible à Rouen

 

Découverte de la rencontre du 24 avril

Pour cette dernière rencontre notre travail a porté sur les mots du ministère.

On sait que la notion de « ministère » est différente selon nos Eglises, avec entre autres, la question de la hiérarchie, et celle de la transmission. Vous trouverez en fin de page un texte sur les ministères catholiques et une définition des ministères extraite de l’encyclopédie du Protestantisme.

Nous avons étudié le vocabulaire employé dans le Nouveau Testament, son sens exact, pour voir ce qu’il en est aujourd’hui des mots qui en proviennent en français.

1) Les différentes fonctions :
Le mot « ierus » en grec
Le mot « presbutéros »
Le mot « épiscopos » a donné le mot « évêque ».
Le mot « diaconos » a donné le mot « diacre »

2) Pierre et la primauté :

3) La transmission :

Pour terminer la soirée, le texte de l’évangile de Jean 21 versets 1 à 17.

 

Lire le compte rendu complet et détaillé sur: La Bible à Rouen
Rendez-vous au premier trimestre 2017 pour un nouveau sujet :
Le sacrifice.

 

Les acteurs de l’œcuménisme 2.0

Quelques un des titres du numéro de juin de la revue Evangélique « Christianisme aujourd’hui » sur les acteurs de l’œcuménisme 2.0

 

Gordon Margery co-préside le groupe de conversation CNEF-Eglise catholique.

La perspective du théologien

Jacques Buchhold, professeur de Nouveau Testament à la FLTE de Vaux-sur-Seine salue une meilleure compréhension mutuelle. Interview.

François, pape pour tous

Nombre d’évangéliques sont séduits, comme d’autres, par ce pape qui manifeste une ouverture sincère et sans précédent envers les «frères séparés».
L’Église catholique dispose d’un évêque et d’un collaborateur chargés de l’unité et des relations interconfessionnelles. Regards croisés entre le Père Emmanuel Gougaud et l’évêque auxiliaire de Bâle Denis Theurillat.

Déclaration de foi de l’Eglise protestante unie de France

Le Synode national de l’Eglise protestante unie de France réuni à Lille du 25 au 28 mai 2017 adopte la Déclaration de foi qui suit : 

 

En Jésus de Nazareth, Dieu révèle son amour pour l’humanité et le monde.
L’Église protestante unie de France le proclame avec les autres Églises chrétiennes. Sur la lancée de la Réforme, elle annonce cette bonne nouvelle : Dieu accueille chaque être humain tel qu’il est, sans aucun mérite de sa part. Dans cet Evangile de grâce, au cœur de la Bible, se manifeste l’Esprit de Dieu. Il permet à l’Église d’être à l’écoute des textes bibliques et de se laisser conduire par eux au quotidien.

 

Dieu nous a créés, nous invitant à vivre en confiance avec lui. Nous trahissons pourtant cette confiance, et nous voilà confrontés à un monde marqué par le mal et le malheur. Mais une brèche s’est ouverte avec Jésus, reconnu comme le Christ annoncé par les prophètes : le règne de Dieu est déjà à l’œuvre parmi nous.

 

Nous croyons qu’en Jésus, le Christ crucifié et ressuscité, Dieu a pris sur lui le mal.
Père de bonté et de compassion, il habite notre fragilité et brise ainsi la puissance de la mort. Il fait toutes choses nouvelles !
Par son Fils Jésus, nous devenons ses enfants. Il nous relève sans cesse : de la peur à la confiance, de la résignation à la résistance, du désespoir à l’espérance.

L’Esprit saint nous rend libres et responsables par la promesse d’une vie plus forte que la mort. Il nous encourage à témoigner de l’amour de Dieu, en paroles et en actes.

Dieu se soucie de toutes ses créatures. Il nous appelle, avec d’autres artisans de justice et de paix, à entendre les détresses et à combattre les fléaux de toutes sortes : inquiétudes existentielles, ruptures sociales, haine de l’autre, discriminations, persécutions, violences, surexploitation de la planète, refus de toute limite.

Dans les dons qu’elle reçoit de Dieu, l’Eglise puise les ressources lui permettant de vivre et d’accomplir avec joie son service : proclamation de la Parole, célébration du baptême et de la cène, ainsi que prière, lecture de la Bible, vie communautaire et solidarité avec les plus fragiles.

L’Église protestante unie de France se comprend comme l’un des visages de l’Église universelle. Elle atteste que la vérité dont elle vit la dépasse toujours.

A celui qui est amour au-delà de tout ce que nous pouvons exprimer et imaginer, disons notre reconnaissance.
« Célébrez Dieu, car il est bon et sa fidélité dure pour toujours. »[1]

 

[1] Psaume 118,1

 

Source: eglise-protestante-unie

« Il faut que Lui grandisse »

Le 24 juin 2017, l’Abbaye des Dombes raisonnera de chants et de fêtes à l’occasion des sept ordinations sous la présidence de Mgr Teissier, archevêque émérite d’Alger, et vingt engagements à vie dans la communauté, à la suite du Christ qui donne sa vie pour ses amis. Alleluia!!!

 

 

Témoignages:

Laurence et Vincent de Crouy-Chanel

 » Sois béni, Seigneur, de nous avoir appelés ensemble à te suivre dès le début de notre mariage, marqués par cette parole de l’Evangile: « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais c’est moi qui vous ai choisis et établis pour que vous alliez et portiez du fruit et que votre fruit demeure» (Jn 15,16). Sois béni, Seigneur, de nous combler dans notre famille avec nos enfants et nos petits-enfants en nous donnant ton Amour qui nous accompagne fidèlement.

Sois béni, Seigneur, de nous avoir appelés dans la Communauté du Chemin Neuf : c’est la terre où tu nous fais grandir et dans laquelle nous avons beaucoup de joie à te servir, avec nos frères.

Sois béni, Seigneur, pour l’ordination diaconale de Vincent et toutes les grâces liées à ce ministère au sein de l’Eglise. Et en ce jour de notre engagement à vie dans la Communauté, nous te demandons la grâce d’accueillir chaque jour plus largement la présence de ton Esprit-Saint en nous et d’en témoigner autour de nous.

Pour tous ces bienfaits, Seigneur, nous te rendons grâce ! « .

 

Anne-Claire Truchot

 » Depuis plusieurs années est né en moi ce désir de l’engagement à vie, que le Seigneur a purifié petit à petit.

La dernière grâce reçue fut de pouvoir accueillir profondément mon identité de fille de Dieu, comme source de toute chose dans ma vie. En premier, je suis fille de Dieu, enfant dépendante du Père… et heureuse de l’être !

Et c’est ainsi que je désire répondre OUI à cet appel fou qu’Il me fait, dans l’action de grâce aussi pour tous les trésors de la vie communautaire.

Je me rends compte que ce OUI n’est que le début et je me réjouis que cette aventure avec le Seigneur continue, sur cette belle terre de mission qu’est le Brésil et partout où il voudra m’envoyer ! « .

 

Doudou Nduelo

 » L’action de grâce pour mon appel dans la Communauté du Chemin Neuf et au sacerdoce se résume en la fidélité du Seigneur que je traduirai en deux mots: promesse et miséricorde. Le Seigneur m’a appelé « à quitter ma famille, mon pays, mon confort… » avec comme promesse de recevoir « au centuple tout ce que j’aurai quitté ».

Je dirai qu’aujourd’hui Il m’a donné des frères et soeurs de plusieurs nationalités et a fait de moi « un frère universel ». Par ailleurs, je disais souvent au Seigneur : « Pourquoi choisir un pauvre pécheur comme moi ? ». Aujourd’hui je sais que sa miséricorde m’a racheté en me donnant sa vie, m’a appelé en me rendant conscient de cet être merveilleux que suis et m’accompagnera toujours sur ce chemin où je suis appelé sans cesse à me convertir, à aimer et à grandir « .

 

Source: Communauté du Chemin Neuf

Catherine Keller, prédicateur laïque

Notre soeur Catherine Keller, qui habite à Strasbourg,
vient de terminer sa  formation au ministère de prédicateur laïque dans son église,
 l’UEPAL: Union des Eglises Protestantes (Luthériennes et Réformées) d’Alsace et de Lorraine.

 

Ce ministère sera reconnu publiquement lors d’un culte d’installation qui aura lieu en Alsace
Dimanche 25 juin à 11h au Liebfrauenberg, 220 rue du Château, 67360 Goersdorf

 

Nous sommes dans l’action de grâce pour ce nouveau ministère et prions d’ores et déjà pour qu’il porte tout son fruit.