La décision du patriarcat œcuménique de Constantinople de supprimer l’exarchat russe de France et d’Europe occidentale

 

Histoire d’un échec:

La décision du patriarcat œcuménique de Constantinople de supprimer l’exarchat russe de France et d’Europe occidentale n’est pas sans lien avec la reconnaissance de la nouvelle Église autocéphale ukrainienne. Constantinople ne veut pas se voir reprocher d’être en contradiction avec ses propres principes ecclésiologiques.

L’Église de Constantinople prétend exercer sa « sollicitude pastorale » sur tous les fidèles orthodoxes en situation de diaspora, alors que la plupart des Églises orthodoxes nationales veulent pouvoir contrôler leurs diasporas en les dotant d’une hiérarchie épiscopale. C’est cette différence de vue qui amène le patriarcat de Moscou à ériger de son côté un nouvel exarchat – à partir du diocèse qui existe déjà et qui porte le nom de Chersonèse – pour les Russes orthodoxes d’Europe occidentale. » [1]

Ce qui se joue est une question d’interprétation des différentes formes de relations entre pouvoir de juridiction et territoire qui fait question dans les églises orthodoxes[2]. A tel point que ce problème de l’accompagnement pastoral des diasporas qui devait être discuté au concile panorthodoxe de Crète en 2016, avait été retiré du programme, tant la situation était délicate [3]

La décision du Patriarcat de Constantinople de révoquer le tomos de 1999

2018 11 27 _ Décision du patriarcat œcuménique d’abolir le statut d’exarchat de l’Archevêché des Églises Orthodoxes Russes en Europe Occidentale (http://exarchat.eu/spip.php?article2258)( http://exarchat.eu/spip.php?article2315)
La révocation du tomos de 1999 implique donc des bouleversements pour cette communauté, puisque, depuis 1963, ont été constituées par Constantinople des métropoles grecques dans chaque pays où se trouvent les diasporas grecques.

 

Cette révocation va entraîner un certain nombre de réactions ou peu à peu les positions vont se rigidifier :

2019 01 17 _ Mise en garde par un Communiqué du Conseil de l’Archevêché contre les tentatives de débauchage des paroisses de l’ Archevêché par les églises « grecques »: http://exarchat.eu/spip.php?article2310) et lettre du Conseil de l’Archevêché contestant le droit du Patriarcat œcuménique à  dissoudre l’Archevêché: (http://exarchat.eu/spip.php?article2314)

2019 02 23 _ Le conseil de l’Archevêché refuse sa dissolution: (http://exarchat.eu/spip.php?article2333)

2019 08 31 Plusieurs solutions sont proposées en Assemblée Générale Extraordinaire: (http://exarchat.eu/spip.php?article2393)

2019 09 07 _ Projets de rattachement au Patriarcat de Moscou seule garantie de conservation d’une certaine autonomie de l’Archevêché: (http://exarchat.eu/spip.php?article2396)

2019 09 14 _ Pour sauvegarder l’intégrité de l’archevêché, l’Archevêque Jean prend la décision de le réunir au Patriarcat de Moscou. (http://exarchat.eu/spip.php?article2400)

Ce même jour Le Saint-Synode du Patriarcat de Moscou reçoit dans sa juridiction l’archevêque Jean, avec le titre d’archevêque de Doubna, ainsi que le clergé et les communautés de l’Archevêché ce qui -après tout- n’est que le retour d’une partie de l’église de Russie que la révolution d’octobre 17 avait éloigné. (https://orthodoxie.com/le-saint-synode-du-patriarcat-de-moscou-recoit-dans-sa-juridiction-larcheveque-jean-renneteau-ainsi-que-le-clerge-et-les-communaute-de-larcheveche/)

 

Le résultat:

Il n’en reste pas moins que cette affaire laisse l’impression d’une fausse manœuvre de la part du Patriarcat de Constantinople qui montre -mais les autres patriarcats sont dans le même cas- une méconnaissance des réalités de ce qui est vécu dans les églises en diaspora, au point de ne pas pouvoir ne serai-ce qu’en parler ensemble (Le sujet a été retiré de l’ordre du jour du concile de Crête, mais il n’en reste pas moins que  la présence de plusieurs églises et plusieurs hiérarques sur un même territoire est dérogatoire au canons de l’Eglise Orthodoxe et est sensée être provisoire…)
Avec deux conséquences:
  1. Ce qui devait être un acte de consolidation du patriarcat de Constantinople se termine par un renforcement du patriarcat de Moscou et un affaiblissement de la koinona orthodoxe (en grande partie du fait de la brutalité de la décision du patriarcat œcuménique)
  2. Le risque de fracture à l’intérieur de l’ Archevêché des Églises Orthodoxes Russes en Europe Occidentale à la suite de la décision de Mgr Jean de Doubna de rejoindre le patriarcat de Moscou est aussi à considérer, les vieilles blessures de 1917 n’étant pas toutes guéries.

Les ruptures ne sont hélas pas toutes accomplies


[1] Père Jérôme Bascoul. Bulletin Œcuménisme information,Editorial  [En ligne], 9/ 2019, consulté le 16 septembre 2019 https://www.paris.catholique.fr/remous.html

[2] Voir à ce sujet l’article passionnant de Vassillis Pnevmatikakis : PNEVMATIKAKIS Vassilis, La territorialité de l’Église orthodoxe en France, entre exclusivisme juridictionnel et catholicité locale », Carnets de géographes [En ligne], 6 | 2013, mis en ligne le 01 septembre 2013, consulté le 16 septembre 2019. URL : http://journals.openedition.org/cdg/918

[3] Fin des travaux de la commission préparatoire inter-orthodoxe : https://orthodoxie.typepad.com/orthodoxie/2011/02/chamb%C3%A9sy-fin-des-travaux-de-la-commission-pr%C3%A9paratoire-inter-orthodoxe.html

SODOMA

SODOMA de Frédéric Martel
ed Robert Laffont, Paris 2019

Cette rubrique s’appelle « J’ai aimé lire »…Or je n’ai pas du tout aimé lire Sodoma

C’est une purge, un vermifuge, quelque chose qu’on prend par nécessité, pour  évacuer un mal qui vous envahit.
Et en ce sens Sodoma est nécessaire par ce qu’il révèle plus que par ce qu’il dénonce, même si ce qu’il dénonce donne envie de vomir.
Le pape François à commencé à nettoyer cette moderne écurie d’Augias qu’ est la Curie Vaticane. Et on peut regretter que le travail n’ai pas été entamé plus tôt.
Oui Sodoma est outrancier, oui c’est un livre écrit par un auteur homosexuel et par bien des égards un livre autoréférenciel. Et le présupposé de Frédérique Martel qui veut que ceux qui, chez les prêtres sont homosexuels mais tiennent leur engagement au célibat se mentent à eux-même et en conçoivent une réelle aversion pour l’homosexualité et que les autres ne sont que des menteurs cyniques est un peu cour. Il oublie tous ceux qui, quelle que soit leur orientation, homo, hétéro, ou bisexuels, peu importe, sont fidèles à leur voeux de chasteté ou leur engagement au célibat.

 

Alors en quoi ce livre est nécessaire ?

D’abord, il met à jour un mécanisme qui n’est pas criminel en soi, mais qui influe sur le recrutement des candidats à la prêtrise ou au monasticat: chez les homosexuels, le fait de vivre dans un milieu ou le célibat va être une valeur majeure de son état est un bénéfice et non pas une question. Il est donc logique qu’on en retrouve une partie dans les candidats a l’ordination presbytérales
Le Prêtre conçu comme un être à part et « pur » de toute sexualité est une idéologie qui, en l’occurence, va faire des ravages. D’autant plus que vient se greffer la-dessus tout ce qui a trait au pouvoir qui va dégénérer en abus de pouvoir. Ce que le Pape François dénonce sous le terme de « cléricalisme ».

 

L’enquete de Frédérique Martel nous oblige à ouvrir les yeux.

Ce qui pouvait être perçu comme des dérives isolées apparaît comme un système de cooptation et de complicité. Et cet état de chose a amené un tel système de dissimulation qu’il a constitué un abri idéal dont ont profité les criminel écclésiastiques: qu’ils soient pédocriminels, violeurs (et ce que nous aprenons sur les viols de religieuses est atterrant), voire proxénètes.
Il n’est plus possible après la lecture de ce livre de proclamer comme autrefois que l’ Eglise est sans péché, mais jamais sans pécheurs. Notre Eglise Catholique Romaine est devenue au moins en partie « structure de péché ».
Le combat auquel nous invite le pape François -et qui trouve tant de résistance au sein même de la curie romaine- est la condition même de la survie de l’Eglise Catholique Romaine comme lieu d’évangélisation crédible

Décès du Père Bernard Vignot

Nous avons appris le décès jeudi 12 septembre, de Notre frère Bernard Vignot

.
Le Père Bernard Vignot, prêtre Vieux-Catholique ancien recteur pour la France des vieux catholiques d’Utrecht était chanoine de la cathédrale anglicane de Paris et créateur et un des animateurs de la Fraternité st Vincent de Lérins
Il était membre fondateur de l’Association Chrétienne Oecuménique de Normandie (ACONor) et membre du conseil d’administration depuis l’origine jusqu’en 2015.
Bien que son état de santé ne lui ai pas permis de continuer a faire partie du conseil d’administration, il en restait un membre fidèle.
Son intérêt, son amour pour les autres confessions chrétienne ne s’est jamais démenti.
Nous rendons grâce au Seigneur pour ce regard bienveillant que Bernard avait sur nos Eglises
Je me permet de citer la lettre reçue du Pasteur Zoltan Zalay qui a été secrétaire de l’ACONor:


   Permettez que j’honore la mémoire de Bernard Vignot, avec reconnaissance, en mentionnant deux facettes de son travail de recension et de mémoire.

1) Son travail sur « Les Eglises parallèles »
est souligné ici ( https://unitedeschretiens.fr/Le-Pere-Bernard-Vignot.html )

et ici aussi ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Eglise_parallele )

Bernard Vignot a publié :
– Les Eglises parallèles (Cerf / Fides, collection Bref), 127 pp. 1991
– Le phénomène des Églises parallèles,  Cerf, Collection L’histoire à vif, 128 pages – sept. 2010
        cf. https://www.editionsducerf.fr/librairie/auteurs/livres/5989/bernard-vignot
        et https://www.decitre.fr/livres/le-phenomene-des-eglises-paralleles-9782204088015.html#resume

En outre il compilait et tenait à jour des annuaires, dont voici une trace :

Bernard VIGNOT et Marc BERET – ALLEMAND, Annuaire d’Eglises et de communautés sans liens canoniques avec les Eglises catholiques et orthodoxes. 1° fascicule. Chez Bernard Vignot (206 rue Léonard  de  Vinci, F. 76960 Notre Dame de Bondeville) 2005. 51 p. A4

 

2) Son mémoire pour l’histoire de l’Église anglicane à Rouen
« Mémoire pour servir à l’histoire de « All Saints Anglican Church Rouen » », Vignot, Bernard
[S.l.] : [s.n.] , 2014 ; 1 vol. (27-[19] p.). : ill., couv. ill. ; 30 cm

Ouvrage réalisé par photocopies
C’est ce travail qui mérite d’être sauvé de tout oubli, surtout maintenant que Bernard ne sera plus là pour le communiquer généreusement aux uns et aux autres.
C’est l’Histoire compilée non pas à distance, mais encore à chaud, en 2014
# alors que c’est en [2005 — avril 2008] que la paroisse All Saints Anglican Church Rouen a été tout à fait fermée, les fidèles étant appelés à rejoindre l’Église réformée, ou encore l’Église catholique ;
# et alors que Bernard Vignot, assistant la Rev. Ellen Labourel, en a été un dernier desservant.
L’intérêt unique de ce travail est d’être encore un témoignage vif, à juxtaposer encore si possible avec d’autres qui pourraient être recueillis.

J’aurais aimé convaincre Bernard de le mettre à disposition par une publication sur internet, il ne l’a pas fait ; sans doute il avait raison. On touche à l’histoire de Rouen, celle du foyer des marins et sa chapelle St Olav… et aussi les Champlaincies au Havre et à Dieppe, et encore L’Abbaye du Bec Hellouin.

Ceux qui, par la générosité de Bernard, détiennent ce fascicule, l’estiment pour ce qu’il est.

L’ouvrage est consultable à Rouen : à la Bibliothèque Municipale et aux Archives Départementales :


L’oecuménisme, c’est aussi garder mémoire, faire mémoire, quoi qu’il en soit.


Les obsèques de Bernard aurons lieu: Jeudi 19 septembre 2019, à 10h, à l’église saint Nicolas de Malaunay

 

Charis. Nouveau service pour le Renouveau charismatique catholique

Charis, le nouveau service pour le Renouveau charismatique catholique, a été lancé le dimanche de Pentecôte 9 juin 2019. Il dépend du Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie. Une délégation du Chemin Neuf était présente parmi les représentants de 70 pays qui se sont retrouvés à Rome, salle Paul VI, pour trois jours de conférences, de prière et de rencontre, le point culminant étant le discours du pape François.

A sa demande, et après avoir accompagné le Renouveau charismatique dans l’Eglise catholique durant plusieurs années, l’ICCRS (International Catholic Charismatic Renewal Service) et la CFCCCF (Catholic Fraternity of Charismatic Covenant Communities and Fellowships) n’existent plus : Charis devient le service unique qui a parmi ses objectifs de faire connaître le Baptême dans l’Esprit Saint à toute l’Eglise, d’œuvrer en faveur de l’unité des chrétiens et le service des pauvres.

Nous sommes réunis ici pour célébrer « le courant de grâce du Renouveau charismatique catholique. Une œuvre qui naquit… catholique ? Non. Elle naquit œcuménique ! Elle naquit œcuménique parce que c’est l’Esprit Saint qui crée l’unité et c’est ce même Esprit Saint qui donna l’inspiration pour qu’il en fût ainsi ! »

Pape François, Veillée De Pentecôte, Cirque Maxime, 3 juin 2017

 

La Communion des Eglises orthodoxes

 

2014 12 22 Eglise orthodoxe

L’« Église orthodoxe » ou « Communion des Eglises orthodoxes »
regroupe les nombreuses Églises territoriales qui se réclament de la théologie des sept premiers conciles du christianisme et des canons ou lois qu’ils ont édictés.
Les Églises orthodoxes représentent dans le monde la troisième plus grande confession chrétienne en nombre de fidèles après l’Église catholique et les dénominations protestantes.
On estime à 250 millions le nombre de chrétiens orthodoxes dans le monde.
La Bible et la Liturgie sont lues dans les langues nationales actuelles ou anciennes (araméenarménien classiquegrec des Évangilesvieux-slave).
L’instance suprême de cette communion est le concile œcuménique, seul habilité à décider des formulations dogmatiques. L’instance immédiatement inférieure est le synode des primats qui se réunit pour s’adresser aux autres communautés chrétiennes. Puis viennent les 14 Églises autocéphales dirigées chacune par un synode présidé par le primat.
Les églises orthodoxes considèrent ne former qu’un seul corps dont le chef n’est autre que le Christ lui-même, et c’est la communion de foi qui prévaut et qui rend inutile une administration commune.
Bien qu’autocéphales, elles ne sont pas indépendantes les unes des autres, même en l’absence voulue d’un chef terrestre absolu comme le Pape et d’une administration centralisée comme le Vatican.
Le patriarche, l’archevêque primat ou le métropolite comme primus inter pares, président les assemblées d’évêques, puis viennent les évêques, les prêtres, et enfin les diacres.
La hiérarchie compte aussi des sous-diacres, des lecteurs, des chantres ordonnés lecteurs ou sans sacrement spécifique et sans obligation particulière de discipline.
On n’ordonne pas les femmes et on n’admet pas les jeunes filles au service d’autel.
En revanche l’épouse du prêtre a une position particulière dans la communauté et un titre spécifique.
Liste des Églises orthodoxes canoniques autocéphales
Les Églises orthodoxes canoniques autocéphales réparties de façon territoriale, indépendantes sur le plan juridique et administratif, sont unies les unes aux autres par la confession d’une foi commune et une reconnaissance réciproque.
Quatorze d’entre elles se reconnaissent comme Églises autocéphales. Elles adoptent un classement selon un rang honorifique traditionnel.
    Anciens Patriarcats
-Le Patriarcat œcuménique de Constantinople a pour titulaire l’archevêque de Constantinople, qui porte le titre de « patriarche œcuménique de l’ensemble du monde connu ». Il siège en Turquie, à Istanbul, dans le quartier du Phanar et siège à la basilique patriarcale Saint-Georges du Phanar. Le premier concile de Constantinople, en 381, lui reconnait une « prééminence d’honneur après l’évêque de Rome, car Constantinople est la Nouvelle Rome ». Depuis la défection de Rome du concert des Églises orthodoxes, il occupe la première place.
-Le Patriarcat d’Alexandrie et de toute l’Afrique. Siège à Alexandrie et au Caire en Égypte.
-Le Patriarcat d’Antioche. Siège à Damas, en Syrie, car son siège honoraire se trouve à Antakya en Turquie.
-Le Patriarcat orthodoxe de Jérusalem. Siège à Jérusalem-Est.
   Nouveaux Patriarcats
-Le Patriarcat de Moscou et de toute les Russies. Siège à Moscou.  L’expression « de toutes les Russies » (au pluriel) fait référence aux  principautés russes issues de la Rous’ de Kiev et réunies ultérieurement au  sein de l’Empire russe par la principauté de Moscou, mais dans le monde  moderne, elle est souvent comprise comme une référence aux États issus  de l’Union soviétique, sur lesquels le Patriarcat de Moscou a toujours  autorité ecclésiastique, même si tous ne sont pas des « Russies ».
-Le Patriarcat de Serbie. Siège à Belgrade, car son siège honoraire se trouve à Peć, au Kosovo.
-Le Patriarcat de Roumanie. Siège au Palais de la Patriarchie, près de la  basilique patriarcale, à Bucarest en Roumanie.
-Le Patriarcat de Bulgarie. Siège à Sofia en Bulgarie
-Le Catholicossat-Patriarcat de toute la Géorgie. Siège à Tbilissi
   Autres Églises autocéphales
-L’Église orthodoxe de Chypre. Siège à Nicosie.
-L’Église orthodoxe de Grèce. Siège à Athènes
-L’Église orthodoxe de Pologne. Siège à Varsovie.
-L’Église orthodoxe d’Albanie. Cette Église, déclarée illégale par le régime  communiste en 1967, est « ressuscitée » par les soins du patriarcat  œcuménique à partir de 1991.
-L’Église orthodoxe de Tchéquie et de Slovaquie est bicéphale, pour des  raisons qui tiennent à la division de la Tchécoslovaquie. Siège à Prague et  à Presov.

 

Les orthodoxes de France, un passé riche d’avenir !

 L’Eglise orthodoxe en France intègre aujourd’hui à la fois les immigrés des premières générations et leurs descendants (pleinement intégrés en France) mais aussi des français de souche ayant découvert l’Orthodoxie et sont entrés dans la communion de l’Eglise orthodoxe.
Une Eglise « Une » dans la foi, « plurielle » dans l’expression
 L’Eglise orthodoxe en France est composée de plusieurs diocèses et communautés formés à l’origine en provenance de traditions ecclésiales orthodoxes et culturelles différentes (russe, grecque, antiochienne, roumaine, serbe, géorgienne …) qui œuvrent et témoignent, ensemble et séparément, en France, avec leurs particularités respectives.
2014 12 22 Assemblée eveques orthodoxes de France
Du comité inter-épiscopal orthodoxe, à l’Assemblée des Evêques, une dynamique de convergence qui se poursuit.
La création en 1967 du Comité inter-épiscopal orthodoxe permanent réunissant les évêques orthodoxes de France sous la présidence du Métropolite Mélétios, exarque à l’époque du patriarche œcuménique, aujourd’hui décédé a été le début de cette dynamique de convergence qui a été confirmée, accentuée et étendue, en 1997, par la fondation de l’Assemblée des Evêques Orthodoxes de France.
Formé à l’origine pour permettre aux juridictions canoniques d’adopter des positions communes dans les relations œcuméniques, le Comité inter-épiscopal orthodoxe en France était devenu par la suite une instance réelle de concertation et de coordination de l’épiscopat orthodoxe canonique en France et de rapprochement entre les communautés et institutions orthodoxes de France.
Le fait le plus marquant et significatif pour l’avenir de l’Eglise orthodoxe en France a été la transformation en 1997 du Comité inter-épiscopal orthodoxe en une Assemblée épiscopale [1]. Ce changement traduisait une évolution vers un statut pleinement collégial, conforme à l’ecclésiologie orthodoxe et répondant aux axes tracés par le processus préconciliaire panorthodoxe
Sans abolir les liens avec les Eglises-Mères, ni la diversité linguistique et culturelle des différentes communautés, il s’agit bien en effet, de continuer à progresser dans la manifestation de l’Unité de la Foi et de la pastorale sur un même territoire, en faisant fructifier ensemble l’apport des différentes traditions.

[1] liste des évêchés et évêque

Le Pape offre une relique de saint Pierre à Bartholomée

Le Pape François a offert un reliquaire contenant une relique de saint Pierre au Patriarche Bartholomée à l‘occasion de la fête des saints Pierre et Paul.
Le cardinal Kurt Koch  et la délégation du patriarcat de Constantinople, avec le reliquaire

Jean Charles Putzolu – Cité du Vatican 28/06/2019

La délégation du patriarcat œcuménique de Constantinople présente à Rome pour participer à la messe du Pape François samedi 29 juin n’en revient toujours pas. C’est en descendant sous l’autel de la basilique vaticane, à la Confession de Pierre, à la fin de la messe samedi, que le Saint-Père annonce à l’oreille du chef de la délégation œcuménique qu’il souhaitait faire un don à son «frère» le Patriarche Bartholomée. Un cadeau dont le Pape ne précise pas la nature. Ce n’est qu’à la fin de la célébration que François emmène dans sa voiture Mgr Job. Celui-ci est accompagné jusqu’à la chapelle du Palais apostolique et c’est à cet instant que le Pape lui offre le reliquaire que son prédécesseur Paul VI avait fait déposer dans la petite chapelle.

Une grande joie pour le Patriarche Bartholomée

L’archevêque de Telmissos informe le Patriarche aussi vite que possible; celui-ci accueille la nouvelle avec une joie immense, puis organise le voyage du reliquaire jusqu’à Istanbul, où il a été remis au Patriarche par Mgr Andrea Palmieri, sous-secrétaire du Conseil pontifical pour la Promotion de l’Unité des chrétiens, qui a, lui aussi, fait le déplacement à Istanbul. Le Patriarche Bartholomée a annoncé le don du Pape François personnellement et publiquement dimanche matin à ses fidèles, au cours de la célébration de la fête des Apôtres, célébrée le lendemain de la solennité des saints Pierre et Paul dans l’Église orthodoxe.

Un événement inespéré

«C’est pour nous un évènement extraordinaire, inattendu et qu’on ne pouvait pas espérer» déclare Mgr Job, joint par téléphone. Historiquement, les reliques de saint Pierre ont toujours été à Rome et la Ville éternelle était de ce fait une destination de pèlerinage orthodoxe. Il y a bien eu des reliques qui précédemment ont fait le voyage jusqu’à Istanbul, mais il s’agissait de reliquaires qui avaient été emportés par les croisés, et qui effectuaient, suite aux bonnes relations établies avec la communauté orthodoxe après Vatican II, leur «retour» vers leur patrie d’origine. Il s’agit cette fois de reliques de saint Pierre, et d’un «aller-simple» pour Constantinople, «un pas gigantesque de plus vers l’unité concrète», conclut l’archevêque orthodoxe de Telmissos.

Source: Vatican news

Ordinations et engagements à vie

Ordination presbytérale de Aron Sisak

Action de grâces de l’ensemble de la Communauté, dimanche 2 juin 2019 à Tigery (91), à l’occasion de l’ordination presbytérale de Aron Sisak par Monseigneur Michel Pansard, évêque d’Evry-Corbeil-Essonne.

Mais également action de grâces en Hongrie puisque Aron est le premier prêtre hongrois de la Communauté.

 

Ordinations et engagements à vie durant l’été 2019

Cet été, des ordinations et engagements à vie auront lieu dans trois pays différents. Nous pouvons porter chacun de nos frères et sœurs, ainsi que leur famille, dans nos prières. Nous pouvons rendre grâce pour la réponse de chacun à l’appel du Christ et pour ces beaux moments communautaires qui s’annoncent dans chacun de ces pays !

 

Samedi 29 juin 2019 – KINSHASA

Ordination
Toussaint DUMBI
Engagements à vie
Isidore BINDUNGWA
Thomas FONTANET
Anatole MAKANZU
Sylvie NGEMI
Serge NGOLO
Gisèle POTO-POTO
Thomas PREVOST

 

Vendredi 23 août 2019 – Abbaye Notre-Dame des Dombes

Engagements à vie

Antonio ACHILLE
Philippe & Audrey ARIAL
Pradhappe AROUL
Ľudmila & Ľubomír ČEKAN
Andrea EULITZ
Thomas FONTANET
Veronika FÜRSTOVÁ
Laure GRIMONET
Jacek & Synara KURKOWSKI
Clémence LALLEMENT
Sibylle WISSELMANN

 

Samedi 31 Août 2019 – BURKINA FASO

Ordination et Engagements à vie Kinshasa

Ordination
Rodrigue YAPI
Engagements à vie
Dominique Solange ASSALE
Christine ASSI
Jean DOULKOM
Ezéchiel et Claudine HEBIE
Abraham MEHIZAN
Viviane TAPSOBA
Albert ZONGO

 

Source: Chemin-neuf.fr

 

Le Pasteur Christian Blanc élu à la tête du CNEF

mardi 4 juin 2019

Nancy Lefevre de la Commission juridique du CNEF prie pour l’ancien et le nouveau président    © Alliance Presse

Après trois mandats de trois ans à la tête du Conseil national des évangéliques de France (CNEF), Etienne Lhermenault pasteur de la Fédération baptiste de France est remplacé par Christian Blanc pasteur des Assemblées de Dieu de France.

La cérémonie de passage de témoin a eu lieu le mardi 4 juin lors de l’assemblée plénière de l’organisation faîtière des évangéliques de France. Arnaud Schaumasse, chef du bureau central des cultes au Ministère de l’Intérieur était présent ainsi que de nombreux responsables d’unions d’Églises évangéliques en France, des représentants de l’Eglise catholique, de la Fédération protestante de France (FPF), de la Cause, de l’Institut Biblique de Nogent (IBN) dont Etienne Lhermenault est directeur, de l’Alliance Biblique française, de la Société biblique de Genève et des Parcours Alpha.

Le désormais ex-président a décrit trois défis auxquels le CNEF et les évangéliques doivent faire face dans les prochaines années : «une prédication fidèle à la Croix, qui demande de répondre au défi de la formation et de la vocation», une évangélisation avec compassion «qui évite le double écueil d’une grâce à bon marché et d’un légalisme mortifère» et le «défi d’une présence dans la cité qui privilégie une voix prophétique plutôt que l’illusion d’une société chrétienne».

Christian Blanc a exprimé sa reconnaissance pour « l’investissement de qualité » d’Etienne Lhermenault à la tête du CNEF et a salué le soutien précieux de Brigitte, l’épouse du pasteur baptiste, dans ces fonctions. Le nouveau président du CNEF a déclaré vouloir « maintenir le cap » de son prédécesseur, et entend mener le CNEF à la manière d’un « berger ariégeois qui se positionne pour avoir une vue d’ensemble du troupeau »

Il s’agit de la première passation de pouvoir pour le CNEF créé en 2010 et qui représente environ 70% des Eglises évangéliques en France.

Source Evangéliques.info