Ordinations à la Semaine Communautaire à Sablonceaux

Vendredi 24 Août 2018 à l’Abbaye de Sablonceaux (17).

 

Ordinations presbytérales et diaconales

La célébration de l’ordination presbytérale de Clément SALAÜN-PENQUER et de Guillaume VIENNOT,
de l’ordination diaconale de Toussaint DUMBI, ÁronSISAK et Goh Rodrigue YAPI
ont été célébrées par Monseigneur Georges COLOMB, Evêque de La Rochelle et Saintes, au cours de la semaine communautaire.

Engagements à Vie 2018

Le 23 juin 2018 à l’Abbaye des Dombes.

Se sont engagés au célibat à vie pour le Royaume et
ont fait professions perpétuelles dans l’Institut du Chemin Neuf :

Stéphanie BARBAN, Annadeline BURGNARD, Maria Olga DIAZ ESTEBAN,
Toussaint DUMBI, Maher EL HAGE, Damien GENBRUGGE, Thomas GEZE,
Jacqueline KANYANGE, Rita KISPÁL, Marie Jeanne KOFFI, Hubert NAGEL,
Sarah NG TIM HUNG, Gisèle NOIRAN, Séverine PEROUSE DE MONTCLOS,
Ryan RABATHALY, Yvon-Amour SIMBARE, Áron SISAK, Christian SOLOFONIRINA
Maureen SOOKAHET, Goh Rodrigue YAPI.

Se sont engagés à vie dans la Communauté du Chemin Neuf :

Stéphanie BARBAN, Annadeline BURGNARD, Maria Olga DIAZ ESTEBAN,
Toussaint DUMBI, Maher EL HAGE, Damien GENBRUGGE, Mauro & Antonella GHIGNONE, Thomas GEZE, Jacqueline KANYANGE, Rita KISPÁL, Marie Jeanne KOFFI,
Hubert NAGEL, Séverine PEROUSE DE MONTCLOS, Raphaël & Marie SALMON,
Yvon-Amour SIMBARE, Áron SISAK, Goh Rodrigue YAPI.

lors d’une eucharistie présidée par Mgr. Giacomo MORANDI,
archevêque secrétaire de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi

 

 

 

Que devient le Monastère de Tibhirine

Que devient le Monastère de Tibhirine

Faisons tout d’abord un petit rappel historique. Les trappistes (moines cisterciens de la stricte observance) se sont installés une première fois en Algérie au 19ème siècle entre 1843 et 1904 à Staoueli à 20 km d’Alger. Ils étaient plus de 100 moines.

Les moines veulent revenir au 20ème siècle et achètent en 1938 le domaine de Tib-Harine (jardins potagers en berbère) propriété de l’avocat Benoit Mosca. Tib-Harine deviendra Tibhirine en 1962. Ce domaine de 374 ha à 1000 mètres d’altitude est proche la ville de Médéa mais suffisamment isolé pour respecter leur besoin de solitude.
Le monastère a été érigé en abbaye en 1947 ; frère Luc venait d’arriver. Le dispensaire, qu’il ouvre aussitôt pour la population voisine constitue assez vite un lien fort avec l’extérieur. Quelques moines décident de rester en 1962 lors de l’indépendance de l’Algérie. Le cardinal Duval réussit à convaincre les responsables cisterciens de maintenir une communauté sur place grâce à l’arrivée de nouveaux moines.
Les moines de Tibhirine ont donné la quasi totalité du domaine à l’Etat Algérien dès 1964 en ne conservant que 14 ha dont 8 ha de terres agricoles.

En 1984 la communauté élit un nouveau prieur le père Christian de Chergé. Après avoir tous décidé de rester en 1993 malgré les menaces et les événements tragiques de la décennie noire, sept d’entre eux sont enlevés dans la nuit du 26 au 27 Mars 1996 et exécutés en Avril ou Mai 1996.

Avec la venue de 5 moines d’autres abbayes, les 2 « rescapés » frère Amédée et frère Jean-Pierre essaient de relancer la vie monastique. Les normes exigées de sécurité ne s’accordent pas au rythme cistercien de prière et de travail. Aussi, après avoir planté environ 1 600 arbres fruitiers, pommiers surtout, ils confient en Mai 2001 le domaine au diocèse d’Alger qui appelle le père Jean-Marie Lassausse prêtre de la Mission de France. Celui-ci a une formation agricole et avec deux ouvriers algériens Samir et Youssef ils exploitent les 8 ha de cultures principalement des arbres fruitiers.

En 2010 Xavier Beauvois réalise un film « Des hommes et des Dieux » sur les moines de Tibhirine qui retrace leur vie quotidienne et leurs angoisses face à la montée de la violence dans le pays durant les mois précédant leur enlèvement. Ce film a un succès considérable compte tenu du sujet (plus de 3 millions de spectateurs) et contribue à la notoriété du monastère en France et à l’international .

En Août 2016 le diocèse d’Alger en la personne du père Paul Desfarges appelle la Communauté du Chemin Neuf à prendre la suite. Le père Henri Teissier évêque d’Alger de 1988 à 2008 avait déjà demandé à de nombreuses communautés de venir.

Quel est le rôle de la Communauté du Chemin Neuf (CCN) aujourd’hui ? Il est de plusieurs ordres : maintenir une vie de prière et une tradition d’hospitalité en ce lieu dédié à la fraternité, entretenir les lieux et exploiter les terres agricoles, élargir sa vocation pour l’Unité des Chrétiens au dialogue entre les personnes de religions différentes.

Actuellement nous parons au plus pressé l’exploitation agricole, l’entretien de la maison et l’accueil des nombreux visiteurs qu’ils soient des membres des communautés chrétiennes d’Algérie dans une hôtellerie d’une dizaine de lits, des familles d’expatriés, de quelques groupes de touristes mais surtout des visiteurs algériens de plus en plus nombreux attirés par ce lieu de mémoire. Ces visiteurs se chiffrent par centaines chaque mois. Certains viennent par exemple par amitié car beaucoup d’entre eux ou de leur famille ont été soignés par le frère Luc (Frélou!) Mais si les sept moines sont martyrs c’est à dire témoins de leur foi et de leur amitié pour le peuple Algérien ; on peut dire aussi pour reprendre l’expression de l’écrivain Karima Berger que « c’est l’hospitalité Algérienne qui a été martyrisée à Tibhirine », nos visiteurs veulent en témoigner.

La présence de la CCN se limite aujourd’hui à trois frères, deux prêtres Eugène et Bruno, Yves et une sœur célibataire consacrée Félicité qui a pris la suite du père Jean-Marie Lassausse pour les travaux agricoles avec les fidèles Youssef et Samir. Ils reçoivent des aides bénévoles ponctuelles.

Pour l’entretien de la maison les besoins sont importants. Le monastère dont certains bâtiments ont plus de 100 ans et d’autres datent des années 1950 a été érigé pour héberger une vie commune de cinquante moines ! L’ancienne ferme coloniale du 19ème a un besoin urgent de refaire sa toiture (notre photo – un semi-remorque de tuiles). L’hôtellerie manque de confort. Le chauffage central n’a pas fonctionné depuis plusieurs décennies….

Que nous réserve l’avenir nous ne le savons pas mais Tibhirine est un pont entre les peuples Algériens et Français, entre l’Islam et le Christianisme.

 

Arnaud Motte, ccn  Vincennes
30 mai 2018

 

 

 

Site internet du monastère de Tibhirine

Page Facebook du monastère de Tibhirine

Bibliographie sur les moines de Tibhirine géré par l’abbaye d’Aiguebelle

ccn

Cet ETE

#METTEZ LE BAZAR

 

UNE SEMAINE DE VACANCES DANS UNE SUPERBE ABBAYE ENTRE LAC ET MONTAGNE,

AVEC DES JEUNES DU MONDE ENTIER.

AVENTURIERS, PHILOSOPHES OU APÔTRES, IL Y EN A POUR TOUS LES GOÛTS !

 

NOUS SOUHAITONS QU’À TRAVERS CE FESTIVAL, DES JEUNES SOIENT RENOUVELÉS PAR L’AMOUR GRATUIT DE DIEU

POUR ÊTRE, À LEUR TOUR, SEL ET LUMIÈRE DU MONDE.

NOTRE DÉSIR, C’EST DE FAIRE L’EXPÉRIENCE DU ROYAUME DE DIEU SUR TERRE ET DE GOÛTER AU BONHEUR DÈS MAINTENANT.

 


 

CANA « ESTIVAL » 2018

 

 

  • CANA Couples :

Mariés ou non, croyants ou non, prenez du temps à deux pour retrouver le sens de la vie de couple, de l’engagement, de la famille aujourd’hui, en abordant des questions telles que le dialogue, le pardon, la sexualité. Partagez avec d’autres les difficultés et les joies de la vie à deux.

Comme CANA est un lieu d’Église où les ministères – sacerdotal, conjugal et parental – se reçoivent et se complètent pour l’évangélisation du couple et de la famille, les prêtres, séminaristes et célibataires consacrés sont les bienvenus. Des rencontres spécifiques sont proposées.

  • CANA Fiancés / Prépa Mariage :

Pour avancer à deux, quelle que soit l’étape où on en est. Est-ce bien lui ? Est-ce bien elle ? Pourquoi se marier à l’église ? Comment construire notre couple sur le roc ? … Une semaine pour creuser ces questions et découvrir que Dieu agit dans notre amour.

  • CANA Espérance :

Pour les personnes vivant seules après une séparation ou un divorce, trouver un lieu d’écoute, de prière, de partage fraternel. Retrouver un chemin de foi et d’espérance, pour choisir quelle direction prendre.

  • CANA autrement :

Pour les personnes ayant déjà vécu la Semaine CANA.

Au Programme, quel que soit le parcours :

Enseignements, témoignages, temps en couples (pour CANA Couples), spectacle, sports, workshops, ateliers artistiques, prière personnelle, prière guidée, partage fraternel, accueil spirituel, louange…

Accueillir « l’inattendu de Dieu »

La Communauté du Chemin Neuf est née d’un Groupe de Prière en 1973, elle a été comme engendrée par cette dynamique du Renouveau dans l’Esprit Saint en France. La Communauté est donc née dans cette grâce du Renouveau, avec cette double conviction : « le Renouveau sera œcuménique ou ne sera pas » comme aime le dire le Père Laurent Fabre, fondateur du Chemin Neuf, et un profond enracinement dans la spiritualité de St Ignace qui donne une stabilité à ce Renouveau.

 

Depuis plus de 40 ans, notre Communauté continue à se recevoir des assemblées de prière. Combien de fois, lors d’une assemblée des engagés d’un pays ou lors du Chapitre, l’écoute attentive de la Parole de Dieu, l’interprétation d’une image ou d’une parole prophétique nous a permis de comprendre ce que le Seigneur souhaitait pour notre Communauté. Cela fait partie des éléments que le Seigneur nous donne pour un discernement communautaire.

 

Ecouter l’Esprit Saint au quotidien

Une vraie question pour aujourd’hui, mais qui a toujours été vraie, est notre manière d’écouter l’Esprit Saint dans notre quotidien. Pour cela, le Groupe de Prière hebdomadaire, le mardi soir au Chemin Neuf, est un lieu qui nous aide à vivre de l’Esprit Saint au quotidien, dans ce qui fait l’ordinaire des jours.

 

Il semble évident que pour tous ceux qui ont vécu cette démarche du Baptême dans l’Esprit Saint une fois dans leur vie, tous ceux qui ont donc donné leur vie à Jésus, qui acceptent de se laisser conduire par l’Esprit Saint et qui choisissent d’accueillir les dons et charismes, ils ont besoin d’un lieu de prière communautaire pour continuer à vivre de l’Esprit Saint et pour exercer les charismes.

 

Cette préparation au Baptême dans l’Esprit Saint qui peut être vécue par le parcours des « 7 semaines », parfois 5 semaines, parfois lors d’une retraite ou d’une session Jeunes ( 14-18 ans ou Welcome To Paradise), ou Cana … ne peut s’arrêter là. Nous devons aider les personnes à vivre avec l’Esprit Saint dans tout ce qui fait leur vie ordinaire. Nous aimons dire chaque matin cette phrase : «Esprit Saint, aujourd’hui, viens dans ma vie, qu’allons-nous faire aujourd’hui ensemble ? ». Il s’agit de réactiver cette force qui nous a été donnée, pas pour le groupe de prière mais pour notre vie, tout ce qui fait notre vie !

 

Aider chacun à accueillir des charismes

Nos groupes de prière ont vraiment besoin de se réveiller en vivant des charismes. Il ne suffit pas seulement de se réunir, de chanter, de louer … il s’agit de demander au Seigneur des charismes pour l’assemblée, d’entendre et de discerner quelle est Sa volonté, d’aller au-delà de ce qui est habituel, pour accueillir « l’inattendu de Dieu » comme le disait si bien le Pasteur Thomas Roberts.

Nous avons mis en place une école des charismes, pour aider chacun à se réveiller et à oser recevoir ce que l’Esprit Saint veut nous donner. Cet été, lors de la semaine des Fraternités Paroissiales Missionnaires du Chemin Neuf, à l’Abbaye des Dombes, nous avons pu vivre cela. Tous les matins, après avoir accueilli l’Esprit Saint, nous faisions un exercice pour nous réveiller dans l’Esprit Saint ! Quelle merveille de voir ainsi l’ouverture aux charismes des personnes présentes et de contempler la puissance de l’Esprit Saint, en accueillant le fruit de l’Unité.

 

Jusqu’à la guérison …

 

Depuis 2011, nous avons aussi redécouvert les assemblées de prière pour la guérison. A la suite d’une rencontre providentielle avec Damien Stayne, catholique anglais, nous nous sommes réappropriés cette pratique, que nous avions connu et exercé, mais que nous avions un peu oublié, malgré des paroles de science pratiquées régulièrement.

La Communauté du Chemin Neuf a alors retrouvé cette joie de l’évangélisation par l’exercice de la guérison de manière communautaire.

Il ne s’agit pas en effet que quelqu’un exerce seul un charisme de guérison, mais ce charisme est donné à la Communauté en prière. En effet, Jésus nous invite à prier pour les malades et lorsque nous prions pour les malades, certains sont guéris, pas tous ! Même du temps de Jésus, tous ne sont pas guéris. Mais ceux qui sont guéris et qui en témoignent deviennent force d’évangélisation. Quelle joie de voir un homme aveugle voir à nouveau, une femme avec une tumeur qui disparaît, une autre femme qui ne pouvait plus marcher qui se remet à marcher. Gloire à Dieu !

Le but n’est pas la guérison pour la guérison, mais de permettre à tous ceux présents d’être des canaux de la grâce et de la gratuité de Dieu. Ces soirées de guérisons sont organisées régulièrement soit dans des paroisses confiées au Chemin Neuf, soit dans des groupes de prière.

 

Demande du Renouveau Charismatique Catholique en France

Fin 2016, l’Instance de Communion du Renouveau Catholique en France a demandé au Chemin Neuf d’animer un week-end « Charismes et Guérisons » pour les responsables des communautés nouvelles et les groupes de prière. Quelle joie de partager ce que nous avons reçu depuis Emiliano Tardif jusqu’.à Damien Stayne … avec d’autres et ainsi permettre de raviver dans nos groupes, dans nos communautés, ces charismes que nous avons demandé lors du Baptême dans l’Esprit Saint, mais que nous avons parfois un peu, oublié de « réclamer » au Seigneur. Ainsi progressivement dans des groupes de prière, les frères et sœurs osent accueillir davantage cette réalité de pouvoir prier simplement pour la guérison, et cela renouvelle nos groupes de prière.

 

Un courant de grâce

Lors du Jubilé d’or du Renouveau Charismatique qui a été célébré à la Pentecôte 2017 à Rome, ce courant de grâces s’est déversé sur les 60.000 personnes présentes pour que celles-ci les transmettent aux quatre coins du monde. Ce courant de Pentecôte est né bien avant chez les Pentecôtistes. Le Pape François a voulu montrer que cette grâce est née œcuménique et la vigile de Pentecôte au Circo Maximo a été comme un envoi pour qu’ensemble, tous les chrétiens dans l’Unité, nous recevions le même Esprit Saint pour l’évangélisation des nations.

 

Exemple de Wesoła

Une petite paroisse rurale en Pologne a été confiée à la Communauté du Chemin Neuf depuis quelques années. A peine 100 paroissiens, un village de 800 âmes dans une église de 200 places !

Le nouveau curé nommé depuis septembre 2016 a souhaité relancer le groupe de prière local. Il a alors choisi de prendre des versets des chants et de les chanter par cœur en litanie (car beaucoup de participants sont peu lettrés). Et … il n’y a pas de musiciens dans le groupe … mais ils ont accueilli les charismes dans cette apparente pauvreté. Des guérisons ont alors lieu et le groupe augmente peu à peu. Il faut mettre une tente extérieure pour accueillir tout ce monde qui vient ! Des personnes sont guéries physiquement, d’autres de leur addiction d’alcool … aujourd’hui, près de 400 personnes viennent suivre chaque mardi cette assemblée de prière … toujours sans musiciens ! Merci Seigneur …

 

Quel avenir pour nos groupes de prière ?

Le Seigneur nous dit : « Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux » … et alors il agit par amour, gratuitement. Mais sans doute ne désirons nous pas assez que l’Esprit Saint agisse dans notre groupe … dans notre vie ordinaire ! Souhaitons-nous lui laisser la place ? Désirons-nous qu’il œuvre au milieu de nous ? Acceptons-nous les guérisons et les prodiges qu’Il voudra bien opérer ? La réponse est bien sûr « Oui ». Mais avec quelle intensité ?

La vie avec l’Esprit Saint est quotidienne ; minute après minute, simplement et doucement, faisons de la place à l’Esprit Saint … afin que la Gloire de Dieu se manifeste au milieu des hommes et que ceux-ci puissent reconnaître qu’Il est le Seigneur !

 

Marc Hodara ccn