La Communion des Eglises orthodoxes

 

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L’« Église orthodoxe » ou « Communion des Eglises orthodoxes »
regroupe les nombreuses Églises territoriales qui se réclament de la théologie des sept premiers conciles du christianisme et des canons ou lois qu’ils ont édictés.
Les Églises orthodoxes représentent dans le monde la troisième plus grande confession chrétienne en nombre de fidèles après l’Église catholique et les dénominations protestantes.
On estime à 250 millions le nombre de chrétiens orthodoxes dans le monde.
La Bible et la Liturgie sont lues dans les langues nationales actuelles ou anciennes (araméenarménien classiquegrec des Évangilesvieux-slave).
L’instance suprême de cette communion est le concile œcuménique, seul habilité à décider des formulations dogmatiques. L’instance immédiatement inférieure est le synode des primats qui se réunit pour s’adresser aux autres communautés chrétiennes. Puis viennent les 14 Églises autocéphales dirigées chacune par un synode présidé par le primat.
Les églises orthodoxes considèrent ne former qu’un seul corps dont le chef n’est autre que le Christ lui-même, et c’est la communion de foi qui prévaut et qui rend inutile une administration commune.
Bien qu’autocéphales, elles ne sont pas indépendantes les unes des autres, même en l’absence voulue d’un chef terrestre absolu comme le Pape et d’une administration centralisée comme le Vatican.
Le patriarche, l’archevêque primat ou le métropolite comme primus inter pares, président les assemblées d’évêques, puis viennent les évêques, les prêtres, et enfin les diacres.
La hiérarchie compte aussi des sous-diacres, des lecteurs, des chantres ordonnés lecteurs ou sans sacrement spécifique et sans obligation particulière de discipline.
On n’ordonne pas les femmes et on n’admet pas les jeunes filles au service d’autel.
En revanche l’épouse du prêtre a une position particulière dans la communauté et un titre spécifique.
Liste des Églises orthodoxes canoniques autocéphales
Les Églises orthodoxes canoniques autocéphales réparties de façon territoriale, indépendantes sur le plan juridique et administratif, sont unies les unes aux autres par la confession d’une foi commune et une reconnaissance réciproque.
Quatorze d’entre elles se reconnaissent comme Églises autocéphales. Elles adoptent un classement selon un rang honorifique traditionnel.
    Anciens Patriarcats
-Le Patriarcat œcuménique de Constantinople a pour titulaire l’archevêque de Constantinople, qui porte le titre de « patriarche œcuménique de l’ensemble du monde connu ». Il siège en Turquie, à Istanbul, dans le quartier du Phanar et siège à la basilique patriarcale Saint-Georges du Phanar. Le premier concile de Constantinople, en 381, lui reconnait une « prééminence d’honneur après l’évêque de Rome, car Constantinople est la Nouvelle Rome ». Depuis la défection de Rome du concert des Églises orthodoxes, il occupe la première place.
-Le Patriarcat d’Alexandrie et de toute l’Afrique. Siège à Alexandrie et au Caire en Égypte.
-Le Patriarcat d’Antioche. Siège à Damas, en Syrie, car son siège honoraire se trouve à Antakya en Turquie.
-Le Patriarcat orthodoxe de Jérusalem. Siège à Jérusalem-Est.
   Nouveaux Patriarcats
-Le Patriarcat de Moscou et de toute les Russies. Siège à Moscou.  L’expression « de toutes les Russies » (au pluriel) fait référence aux  principautés russes issues de la Rous’ de Kiev et réunies ultérieurement au  sein de l’Empire russe par la principauté de Moscou, mais dans le monde  moderne, elle est souvent comprise comme une référence aux États issus  de l’Union soviétique, sur lesquels le Patriarcat de Moscou a toujours  autorité ecclésiastique, même si tous ne sont pas des « Russies ».
-Le Patriarcat de Serbie. Siège à Belgrade, car son siège honoraire se trouve à Peć, au Kosovo.
-Le Patriarcat de Roumanie. Siège au Palais de la Patriarchie, près de la  basilique patriarcale, à Bucarest en Roumanie.
-Le Patriarcat de Bulgarie. Siège à Sofia en Bulgarie
-Le Catholicossat-Patriarcat de toute la Géorgie. Siège à Tbilissi
   Autres Églises autocéphales
-L’Église orthodoxe de Chypre. Siège à Nicosie.
-L’Église orthodoxe de Grèce. Siège à Athènes
-L’Église orthodoxe de Pologne. Siège à Varsovie.
-L’Église orthodoxe d’Albanie. Cette Église, déclarée illégale par le régime  communiste en 1967, est « ressuscitée » par les soins du patriarcat  œcuménique à partir de 1991.
-L’Église orthodoxe de Tchéquie et de Slovaquie est bicéphale, pour des  raisons qui tiennent à la division de la Tchécoslovaquie. Siège à Prague et  à Presov.

 

Les orthodoxes de France, un passé riche d’avenir !

 L’Eglise orthodoxe en France intègre aujourd’hui à la fois les immigrés des premières générations et leurs descendants (pleinement intégrés en France) mais aussi des français de souche ayant découvert l’Orthodoxie et sont entrés dans la communion de l’Eglise orthodoxe.
Une Eglise « Une » dans la foi, « plurielle » dans l’expression
 L’Eglise orthodoxe en France est composée de plusieurs diocèses et communautés formés à l’origine en provenance de traditions ecclésiales orthodoxes et culturelles différentes (russe, grecque, antiochienne, roumaine, serbe, géorgienne …) qui œuvrent et témoignent, ensemble et séparément, en France, avec leurs particularités respectives.
2014 12 22 Assemblée eveques orthodoxes de France
Du comité inter-épiscopal orthodoxe, à l’Assemblée des Evêques, une dynamique de convergence qui se poursuit.
La création en 1967 du Comité inter-épiscopal orthodoxe permanent réunissant les évêques orthodoxes de France sous la présidence du Métropolite Mélétios, exarque à l’époque du patriarche œcuménique, aujourd’hui décédé a été le début de cette dynamique de convergence qui a été confirmée, accentuée et étendue, en 1997, par la fondation de l’Assemblée des Evêques Orthodoxes de France.
Formé à l’origine pour permettre aux juridictions canoniques d’adopter des positions communes dans les relations œcuméniques, le Comité inter-épiscopal orthodoxe en France était devenu par la suite une instance réelle de concertation et de coordination de l’épiscopat orthodoxe canonique en France et de rapprochement entre les communautés et institutions orthodoxes de France.
Le fait le plus marquant et significatif pour l’avenir de l’Eglise orthodoxe en France a été la transformation en 1997 du Comité inter-épiscopal orthodoxe en une Assemblée épiscopale [1]. Ce changement traduisait une évolution vers un statut pleinement collégial, conforme à l’ecclésiologie orthodoxe et répondant aux axes tracés par le processus préconciliaire panorthodoxe
Sans abolir les liens avec les Eglises-Mères, ni la diversité linguistique et culturelle des différentes communautés, il s’agit bien en effet, de continuer à progresser dans la manifestation de l’Unité de la Foi et de la pastorale sur un même territoire, en faisant fructifier ensemble l’apport des différentes traditions.

[1] liste des évêchés et évêque

Histoire de l’Eglise Orthodoxe I

L’Orthodoxie, Eglise des sept Conciles [1]

Introduction

Il y a une vraie « étrangeté » du monde orthodoxe par rapport aux Eglises occidentales. Les homogénéités internes de chacune, mais aussi le patrimoine de dix siècles d’histoire commune, et aussi hélas, les neuf siècles d’incompréhension et de séparations qui suivirent.

Cette séparation des Eglises Orthodoxe et Catholique Romaine, n’est pas la première ni la seule dans la chrétienté. Mgr Kallistos note trois grandes fractures de la chrétienté : V° et VI° siècle : séparation avec les Eglises d’Orient, puis XI°s avec l’Eglise Catholique Romaine, et enfin au XVI°s, au sein de l’Eglise Catholique avec la Réforme. Divisions cultuelles que l’auteur associe aux trois grandes cultures : sémitique, grecque et latine.[2]

Limitée dans son essor et son territoire rétréci à l’est et à l’ouest par les invasions barbares et l’expansion de l’Islam, l’Eglise Orthodoxe développe les missions vers le nord et convertit peu à peu les slaves. Après la chute de Constantinople en 1453 « la principauté de Moscou était prête à prendre la place de Byzance en tant que protecteur du monde orthodoxe.[3] »

 « L’Eglise Orthodoxe est donc une famille d’Eglises se gouvernant elles-mêmes.[4] »

       Trois points fondamentaux définissent l’Eglise Orthodoxe :

  • Premier point : dès le début du second siècle, Ignace d’Antioche définit l’Eglise comme une « société eucharistique.[5] »  L’Eglise avant d’être corps organisé est corps reçu du Seigneur dans la célébration de la Cène.
  • Le second point mis en exergue est que l’Eglise, constituée de plusieurs églises particulières, est fondamentalement une. Les évêques participent du même épiscopat qu’ils exercent individuellement dans leur église particulière et en commun dans le concile, qui est le lieu où l’Eglise est totalement Catholique.
  • Le troisième point est que chaque évêque fait partie d’une organisation hiérarchisée au titre de sa fonction pastorale, mais ontologiquement est dépositaire de la totalité de la fonction apostolique. Ce qui lui donne le droit de siéger aux conciles et d’y prendre la parole.[6]

L’histoire

Les sept conciles (IV° au VIII°s) sont et restent le socle sur lequel se construit la foi orthodoxe : Nicée I (325), Constantinople I (380-381), Éphèse (431), Chalcédoine (451), Constantinople II (553), Constantinople III (680-681) et Nicée II (787). C’est aussi là que l’organisation extérieure de l’Eglise et la place de chaque grand patriarcat va être définie.
Sur le plan théologique ces conciles ne prétendent pas définir Dieu mais protéger cette révélation fondamentale : Christ est pleinement Dieu et pleinement homme.
Ces sept conciles œcuméniques se réunissent dans un espace politique et religieux apaisé. 
 
Après l’«édit de Milan » en 313, l’Empereur Constantin va favoriser l’Eglise Chrétienne.[7]
 

La conversion de Constantin autant politique que religieuse [8], va avoir une conséquence particulière. A côté des motivations politiques et économiques, le transfert en 324 de la capitale de l’Empire Romain de Rome à la ville de Constantinoupolis, sur le site de Byzance, est motivé aussi par le fait de quitter une Rome trop marquée par le paganisme.

La base politico-religieuse, elle, a considérablement évoluée durant cette période des huit premiers siècles. De la pentarchie ne subsistent réellement que deux patriarcats : Rome et Constantinople, qui sont aussi deux entités avec des intérêts politiques différents : Rome étant tourné vers les peuples du nord et de l’occident, Constantinople étant tourné vers le peuples slaves et orientaux.

L’affaire du baptême du Khan Boris de Bulgarie mêlé à la question du « filioque » (865-870) est consternante. Et même si le second patriarcat de Photius I (877-886) et le pontificat de Jean VIII (872-882) marquent une accalmie dans les conflits, rien n’est solutionné.

La conversion des Slaves par Cyrille et Méthode à partir de 863 est favorisée par leur travail de traduction en slavon de la bible et de la liturgie. Se heurtant aux missionnaires germains, Cyrille en appelle à Rome et obtient reconnaissance de leur mission par le pape Adrien II en 868. Ce dont les missionnaires Germains ne tiennent aucun compte. En définitive les missionnaires Latins s’imposent. Les disciples chassés de Moravie s’installent en Bulgarie et introduisent la culture slave. Un patriarcat Bulgare indépendant et reconnu par Constantinople est créé vers 926. De même pour la Serbie, dont le patriarcat est érigé en 1375. La Roumanie suivra au XIV° siècle.


[1] Son Excellence, le Très Révérend Métropolite Kallistos (Ware) de Diokleia (né en 1934, de son nom laïc Timothy Ware) est évêque honoraire et métropolite honoraire du Patriarcat Œcuménique en Grande Bretagne. Bl a enseigné à l’Université d’Oxford les Études Orthodoxes, pendant 35 ans, jusqu’à sa retraite en 2001.
[2] WARE, Kallistos. L’Orthodoxie, l’Eglise des sept Conciles. Op cit p 11
[3] WARE, Kallistos. L’Orthodoxie, l’Eglise des sept Conciles. op cit p 12. Qu’en termes élégants ces choses-là sont dites ! Les efforts de Moscou pour se faire reconnaitre comme « troisième Rome » semblent perdurer encore aujourd’hui.
[4] WARE, Kallistos. L’Orthodoxie, l’Eglise des sept Conciles. op cit p 14
[5] St Ignace d’Antioche, cité par : WARE, Kallistos. L’Orthodoxie, l’Eglise des sept Conciles. op cit p 22 note 2
[6] WARE, Kallistos. L’Orthodoxie, l’Eglise des sept Conciles. op cit p 38. On peut se poser la question, au vu de cette affirmation, de la validité de l’organisation du concile de Crête. (https://www.holycouncil.org/-/procedures)
[7]  Faveur impériale qui trouvera son aboutissement dans l’édit de Thessalonique du 28 février 380, pris par Théodose, qui fait du christianisme la religion de l’État et la seule religion licite.
[8] MARAVAL, Pierre. L’édit de Milan entre tradition et renouveau. [En ligne], Babelao 5, 2016, p. 105-116 [consulté le27/08/2018] Disponible sur le web :  https://alfresco.uclouvain.be/alfresco/service/guest/streamDownload/workspace/SpacesStore/33d1f155-70b4-4cd6-b5df-ee281f671367/04-%20P.%20Maraval,%20L’%C3%A9dit%20de%20Milan.pdf?guest=true ,  
 
 
 

Histoire de l’Eglise Orthodoxe II

Les églises grecques

Du XI° au XV° siècle

Les conflits qui aboutissent aux excommunications de 1054 ne sont pas tant -à mes yeux- des conflits religieux que des conflits de pouvoir. Ou plutôt les conflits religieux -réels- sont prétextes à des conflits de pouvoir.
Querelle à propos du « filioque » ajouté au Crédo de Nicée-Constantinople par les latins -qui va devenir une pierre d’achoppement entre les deux églises- et surtout la place du Pape Romain dans l’Eglise. Ainsi, la prétention du Pape Nicolas Ier d’avoir autorité sur toute la terre, c’est-à-dire sur chaque Eglise, est exorbitante, et rejetée absolument par les orientaux non sans raison. La réforme de l’Eglise d’occident par le pape Grégoire VII (1073-1085) s’accompagne d’une reprise de l’idée de juridiction universelle de Nicolas Ier.

 

Ce sont les questions d’usages dans le culte qui vont provoquer la rupture, en grande partie du fait du cardinal-Légat Humbert de Moyenmoutier qui, alors qu’il était chargé d’une mission de conciliations, dépose une bulle d’excommunication contre le Patriarche Michel Cérulaire qui en retour jettera l’anathème sur le légat indélicat.
Ces excommunications et anathèmes concernaient les hommes, pas les Eglises, qui continuèrent à avoir des relations « normales ».
Les croisades vont rendre le schisme définitif. L’installation de Patriarches Latins à Jérusalem et à Antioche   provoquent des schismes locaux. L’empire Byzantin, pressé par les Turcs à l’Est et par les armées de Charles d’Anjou à l’ouest est dans une situation de plus en plus précaire. La prise et le pillage de Constantinople en 1204 lors de la quatrième croisade et le remplacement du Patriarche de Constantinople par un Patriarche latin achèvent la séparation.

 

Les deux « conciles d’union » de Lyon en 1274 et de Florence en 1438 aboutissent à des accords doctrinaux qui, pris sous la contrainte des nécessité politique, seront désavoués par les peuples Grecs.
Les développements théologiques -plus différents qu’antagonistes- en occident (scholastique) et en orient (Patristique, controverse hésychaste) et la rupture du continuum géographique entre orient et occident rendent le dialogue impossible. Les deux églises n’ont plus les outils pour se comprendre.

 

Le joug islamique du XV° au XX° siècle

Pour les grecs de 1453 ce dut être aussi cruellement à contrecœur qu’ils se virent sous la domination des infidèles, même si, pour certains, tout était préférable que la soumission à l’occident latin.
La remarquable politique religieuse de Mehmet II ne tarda pas à porter ses fruits au détriment de l’Eglise orthodoxe grecque. Le Patriarcat de Constantinople devint pour l’état un rouage de gouvernement avec autorité non seulement sur les grecs orthodoxes, mais aussi sur tous les chrétiens de l’empire ottoman : le Rum-millet.
le Rum-millet est un système qui distingue les chrétiens des musulmans comme nation mais de second ordre, dirigée par une administration et des Patriarches qui vont devoir, de fait, acheter leur charge. Ce système va provoquer une corruption généralisée et une décadence intérieure désastreuse. Le fait de lier une Eglise à une nation porte en soi ce qui sera dénoncé au XIX° siècle comme une hérésie : l’ethno-phylétisme
Le patriarcat de Constantinople réunissait sous son autorité civile au XVIII° siècle des patriarcats théoriquement indépendants :  Alexandrie, Antioche et Jérusalem et des Eglises théoriquement autocéphales : Roumanie, Bulgarie et Serbie.

Au XIX° siècle avec le déclin du pouvoir et la libération des territoires turcs d’Europe permet l’autonomie des Eglises nationales :

  • En 1833 : l’Eglise de Grèce reconnue autocéphale par le Patriarcat de Constantinople en 1850.
  • En 1864 : l’Eglise de Roumanie est reconnue autocéphale par le Patriarcat de Constantinople en 1885.
  • En 1871 : l’Eglise de Bulgarie est reconnue autocéphale par le Patriarcat de Constantinople en 1945.
  • En 1879 : l’Eglise de Serbie est reconnue autocéphale par le Patriarcat de Constantinople la même année.
La fidélité et la haute culture religieuse des moines, va faire du Mont Athos un foyer spirituel majeur (maintien de la tradition hésychaste, publication de la Philocalie en 1782), et devenir le conservatoire vivant de la tradition orthodoxe parfois jusqu’à l’excès. (Rejet de tout « modernisme »).
Cette situation va perdurer jusqu’à la révolution kémaliste de 1923, et même jusqu’en 1977 à Chypre.
La situation de l’Eglise Orthodoxe va changer en effet avec la guerre gréco-turque de 1919-1923, qui se termine par une victoire des armées turques.
Par le traité de Lausanne, s’effectue un échange de populations entre les deux pays (1 300 000 Grecs de Turquie contre 385 000 Turcs de Grèce).
Quasiment tous les orthodoxes quittent le territoire turc sauf les populations d’Istanbul et ses environs immédiats.

 

En 1955, en raison de la lutte des grecs de Chypre contre les turcs, 60 des 80 églises sont pillées ou saccagées les chrétiens molestés et leur biens endommagés.
Les déportations et les départs vers l’étranger font que début 1990 il ne reste que trois ou quatre mille Grecs à Chypre. Il faut attendre les années 1980 pour qu’une certaine liberté de mouvement soit autorisée et les bâtiments reconstruits.

Le patriarcat de Constantinople est conduit par des hommes très remarquables comme le Patriarche Athénagoras qui oeuvre en faveur de l’unité entre les Chrétiens et ses successeurs : Dimitrios et aujourd’hui Bartholomé

Histoire de l’Eglise Orthodoxe III

Les églises slaves du IX° et XX° siècle

 

La Russie, évangélisée depuis 864, devient chrétienne avec la conversion de Vladimir de Kiev dit Vladimir le Grand en 988.
Le siège métropolitain de Kiev fut créé vers 991 sous la juridiction du patriarcat de Constantinople qui nommait le primat.

 

Iaroslav le Sage, le fils et successeur de Vladimir, permit le développement de la nouvelle Église en encourageant la création de nouveaux diocèses, en faisant construire des cathédrales.
L’Église russe se consolide au cours des siècles suivants, grâce notamment à l’essor de la vie monastique. Elle marque de plus en plus son indépendance vis-à-vis du patriarcat œcuménique de Constantinople.

L’invasion mongole de 1237-1238 si elle change la donne politique influe peu sur le cours de la vie religieuse. « Kiev est de fait administré par un gouverneur mongol qui autorisera jusqu’en 1299 le séjour du métropolite [1]»

En 1321, Kiev et une partie de la Russie (l’Ukraine) sont annexés par le royaume Lituano-Polonais dont le roi est catholique [2]. Les évêques orthodoxes d’Ukraine sont donc nommés par le roi. Selon de critères ou le religieux n’a pas la plus grande part…
La pression des Tartares mongols après la bataille de Koulikovo en 1380 est de plus en plus faible. « C’est l’Eglise qui aux XII° et XIV° siècles maintint en éveil la conscience nationale russe » [3]
En 1448 : à la suite du concile de Florence le métropolite, partisan de l’Union, est déposé. L’évêque Jonas est désigné à sa place. La séparation religieuse avec Byzance est consommée.
Avec la déclaration d’autocéphalie de la métropole de Moscou, les primats abandonnent progressivement le titre de Kiev pour prendre celui de métropolite de Moscou et de toute la Russie.

 

En 1589 : le régent Boris Godounov mène une politique d’indépendance de la Russie etcrée le patriarcat de Moscou : l’Église orthodoxe de Moscou et de toute la Russie se déclare alors autocéphale. Autocéphalie reconnue –à contrecœur- par le patriarcat de Constantinople qui l’élève au rang de patriarcat.

En 1595-1596 : En Ukraine, un mouvement se fait jour vers l’Eglise de Rome et en 1596 l’Union de Brest, marque l’union de six des huit évêques de la métropole de Kiev –dont le métropolite de Kiev- avec l’Église catholique de Rome, et adoptent les principes définis au concile de Florence, provoquant en retour un réveil de la foi orthodoxe dans le peuple resté fidèle à l’Orthodoxie.

En 1667 : Kiev et l’Ukraine orientale passent sous la domination de la Russie. Et en 1686 : Le patriarcat de Moscou prend sous sa juridiction la métropole de Kiev sans l’accord de Constantinople.

En 1721 : Pierre le Grand réinstaure la primauté du politique en supprimant le patriarcat et en créant à sa place le Saint Synode et en imposant le « Règlement spirituel » : ce document constitue, depuis la réforme dont il fut le point de départ, la charte fondamentale où se trouve consigné ce que l’on pourrait appeler, à juste titre, les servitudes de l’Eglise russe [4]. Il met l’Eglise Russe sous le contrôle du pouvoir politique. Composé d’évêques, de prêtres et du haut-procureur nommé par l’empereur, il dirige les affaires ecclésiales de façon collégiale. (La fonction de
patriarche ne sera rétablie qu’en 1917).

 

Pierre le Grand et Catherine II vont autoriser l’implantation de 
l’Eglise Catholique enRussie tout au long du XVIII° siècle. A la fin du siècle, avec les démembrements et l’annexion d’une partie de la Pologne, ce sont plus de trois millions de catholiques qui vont s’ajouter au million déjà présent.
La prise de pouvoir de l’état sur l’Eglise russe si elle reste destructrice (suppression de plus de la moitié des monastères et limitation du nombre de moines par Catherine II, influence occidentale) ne détruit pas la vie spirituelle de l’Eglise qui non seulement est sauvegardée mais est approfondie (à l’exemple de saint Thikon de Zadonsk, évêque de Varonege).
Elle se développe -en grande partie grâce aux moines de l’Athos- tout au long du XIX° siècle, grâce aussi aux grandes figures de Startsy comme saint Séraphim de Sarov.

 

Il reste 452 monastères en 1810.  En 1914 il y en a 1025.

À la veille des révolutions de 1917, l’Église orthodoxe comptait quelque 60 000 églises et 117 millions d’orthodoxes répartis en 73 diocèses. [5]

 

Le XX° Siècle

La révolution de février 1917, aboutit à l’abdication de Nicolas II et à l’élection d’une assemblée constituante.

Le concile de Moscou

L’Église orthodoxe trouve d’abord dans cette situation un nouvel espace de liberté. En octobre 1917, alors même que le coup d’État des bolcheviks amène Lénine au pouvoir, les évêques orthodoxes se réunissent en concile à Moscou, premier concile de l’Église orthodoxe russe depuis 1700.
Durant ses deux sessions des décisions importantes sont prises : Le patriarcat supprimé sous Pierre le Grand est rétabli : le métropolite de Moscou, Tikhon, est nommé patriarche de toutes les Russies. Toute l’Église orthodoxe Russe entreprend sa réorganisation, à commencer par la mise en place de paroisses dotées de pouvoirs réels autour de leur prêtre et de la communauté des fidèles.
Un autre effet qui va se révéler majeur dans les temps de persécutions à venir est que « le Concile a permis d’organiser la vie de l’Église sur de nouvelles bases sans intervention de l’état, d’élaborer et d’adopter des lois fondamentales, d’esquisser la voie à suivre, de permettre à l’Église d’exister dans un contexte socio-politique en plein changement. [6]»

Et les persécutions arrivent vite : le 7 février 1918 le métropolite de Kiev Vladimir est assassiné sous les murs de la laure des Grottes de Kiev.

Durant les soixante-dix ans de dictature communiste l’attitude de l’état reste fondamentalement la même : « Le parti ne peut être neutre envers la religion. Il conduit une lutte antireligieuse contre tous les préjugés religieux [7] »

Cinq périodes principales sont repérées par Mgr Ware dans l’évolution des relations Eglise – Etat soviétique [8]

  1. 1917-1925 : lutte du Patriarche Thikon pour la liberté de l’Eglise.
  2. 1925-1943 : Tentative du Métropolite Serge Métropolite de Nijni-Novgorod de trouver un Modus vivendi en collaborant avec le pouvoir. Au début de la seconde guerre mondiale seuls quatre évêques sont toujours en fonction et quelques centaines d’églises ouvertes sur toute la Russie. Toutes les écoles de théologie et tous les séminaires sont fermés.
  3. 1943-1959 : Avec l’invasion de la Russie soviétique par l’Allemagne, Staline permet, pour des raisons stratégiques, un renouveau de la vie de l’Eglise (Election d’un nouveau Patriarche en 1943). En 1947 plus de 20 000 églises sont rouvertes, 67 monastères,2 académies de théologie et 8 séminaires fonctionnent sur le territoire de l’URSS
  4. 1959-1964 : Reprise des persécutions sous Kroutchev. Mais le silence des hiérarques Russes fait que cela passe inaperçu en occident.
  5. 1964-1985 : Devant ce silence, émergence d’un mouvement dissident qui est durement réprimé par l’état et désavoué par les autorités de l’Eglise elle-même.

Le renouveau

Avec l’élection de Mikhaïl Gorbatchev en 1985 l’Eglise retrouve sa liberté d’action.
A partir de 1990 la loi de 1929 sur les associations religieuses est remplacée par des lois reconnaissant aux associations religieuse la personnalité morale et établissant la séparation des Eglises et de l’Etat va avoir pour effet que l’Eglise orthodoxe russe certes persécutée, mais aussi d’une certaine manière protégée va se trouver en concurrence avec les autres confessions chrétiennes et les autres religions ou pseudo-religions.

La dissolution de l’Union des Républiques Socialistes Soviétique le 26 décembre 1991, les archives s’ouvrent dont celles du KGB en 1992 qui révèlent la plus ou moins grande collaboration de Evêques, mais aussi la fermeté de bien d’autres comme le Patriarche Kyrill de Smolensk qui deviendra en 2009 Patriarche de Moscou et de toute la Russie.

Les Eglises d’Europe de l’est après la chute de l’URSS.

L’EGLISE ORTHODOXE D’UKRAINE
Avec l’indépendance de l’Ukraine en 1991 se pose la question de l’autocéphalie de l’Eglise d’Ukraine qui provoque la division en trois Eglises :
  • Église orthodoxe d’Ukraine (Patriarcat de Moscou) [9]
  • l’Église orthodoxe d’Ukraine (Patriarcat de Kiev) [10]
  • L’Église orthodoxe autocéphale ukrainienne.[11]

Autre problème douloureux : la résurgence de l’Eglise grecque-catholique d’Ukraine dont les fidèles se sont « cachés » sous une pratique orthodoxe tout en conservant leur foi catholique, et dont les évêques, arrêtés, sont morts en prison ou en exil. Cette Eglise devient à la faveur des lois de 1985 une Eglise reconnue officiellement. Malgré des démarches de sa part en vue d’une réconciliation, l’Eglise orthodoxe russe ne prendra pas la main tendue.

L’EGLISE ORTHODOXE D’ALBANIE
Reconnue autocéphale en 1937 par le patriarcat de Constantinople, l’Albanie connaît, après sa libération totale en novembre 1944, un gouvernement communiste stalinien, dont le principal dirigeant est Enver Hoxha. A partir de 1967   elle est presque totalement anéantie.
En 1991 à la fin de sa clandestinité il reste vingt prêtres dont la moitié seulement de valide, et aucun évêque.

A partir de 1992 Un évêque grec est nommé, des prêtres de nouveau ordonnés et une école de théologie ouverte

L’EGLISE ORTHODOXE DE ROUMANIE
A la prise de pouvoir des communistes en 1948 les liens amicaux entre le Patriarche Julien et le secrétaire Général du Parti Communiste Georgiu Dej permirent à l’Eglise orthodoxe roumaine non seulement de survivre, mais aussi de prospérer, au prix d’une surveillance étroite de la police secrète ce qui ne fut sans doute pas sans compromissions.

Pour l’Eglise de Roumanie s’est aussi posé la question des grecs-catholiques, nombreux avant 1948, avec les mêmes effets engendrés par les mêmes causes

L’EGLISE ORTHODOXE DE SERBIE
Moins prospère que l’Eglise de Roumanie sous le communisme, elle a surement mieux su préserver son intégrité

Les exactions des oustachis et de leur chef Ante Pavelic devenu chef de l’état collaborateur de l’Allemagne nazie ordonne une véritable persécution de l’Eglise orthodoxe se en se prévalant de le foi catholique « Son mot d’ordre à l’égard des Serbes est d’en « exterminer un tiers, en chasser un tiers, en convertir un tiers » de l’orthodoxie au catholicisme. Cette politique ethnique se double donc d’un soutien marqué à la religion catholique, malgré une forte inimitié entre Pavelić et l’archevêque de Zagreb Alojzije Stepinac [12] »

L’EGLISE ORTHODOXE DE BULGARIE

Très proche du patriarcat de Moscou quand à ce qui a été vécu sous la domination soviétique. « Un groupe de six évêques a eu le courage en 1990 de poser un geste public de pardon et de repentir pour demander le pardon de leurs fautes et de leurs compromis sous le régime communiste [13] »

Autocéphale en 1053 (Patriarcat d’Antioche). Incorporée à l’Eglise russe en 1811, elle réaffirme son indépendance en 1917.
Autocéphalie reconnue par Moscou en 1943 et par Constantinople en 1990.
2455 églises en 1917 ; moins de 100 en 1980

En 1992 outre le patriarche il y avait 14 évêques

L’EGLISE ORTHODOXE DE POLOGNE
Reconnue autocéphale par le Patriarcat de Constantinople en 1924 et 1948 par le patriarcat de Russie.

Terre d’invasion, l’Eglise orthodoxe de Pologne eut à subir la variation de ses frontières.  Après 1939, la plupart des orthodoxes se trouvent en territoire soviétique.

L’EGLISE ORTHODOXE DE REPUBLIQUE TCHEQUE ET DE SLOVAQUIE
Etroitement liée au patriarcat de Moscou depuis 1946, elle en reçoit l’autocéphalie en 1951. Elle est reconnue autocéphale par Constantinople en 1998 [14]
Elle aussi est confrontée au problème des grecs-catholique incorporés de force à l’Eglise Orthodoxe en 1950 et qui retrouvent la liberté de culte lors du Printemps de Prague » en 1968.

 

Eglise et diaspora

L’Eglise Orthodoxe est culturellement et géographiquement essentiellement orientale jusqu’au début du XX° siècle.

Les grecs, présents en Europe occidentale de tout temps vont, avec la chute de Byzance, et les purges successives conduites ensuite par le pouvoir ottoman contre l’Eglise, émigrer massivement vers Venise d’abord, et dans tout le monde occidental.

Même si des chrétiens orthodoxes ont émigrés avant elle, la révolution russe va être un facteur d’émigration majeur, avec « le départ de plus d’un million de Russes dont une grande partie de l’élite culturelle et intellectuelle [15] » .

D’abord celle des 2,1 millions de Russes « blancs », qui ont quitté la Russie après la révolution de 1917 : beaucoup partirent vers l’Amérique, mais ils furent nombreux aussi à s’installer en France, en Allemagne ou en Grande-Bretagne.
Celle des Grecs ensuite, plusieurs milliers s’installant en Europe occidentale après la disparition de la Grèce d’Asie en 1922-1923.
Après la Seconde Guerre mondiale, cette première émigration est complétée par une vague venue d’au-delà du rideau de fer, puis, dans les années 1960-1970, par les orthodoxes arabes venus de Syrie ou du Liban.
La chute du mur de Berlin et la dislocation de la Yougoslavie ont entraîné un nouveau afflux venu de Roumanie, de Serbie, mais aussi d’Ukraine et de Russie.

Cette émigration va s’organiser sur des critères nationaux par regroupement des personnes d’une même nation qui forment une paroisse qui sera soumise ensuite à un évêque nommé par l’Eglise d’origine des fidèles.

Cette façon de faire si elle est compréhensible au départ conduit cependant à une dérive dommageable pour la catholicité de l’Eglise Orthodoxe : « Au lieu d’un seul diocèse à chaque endroit, sous un seul évêque, presque partout en occident il est établi une multitude de juridictions parallèles avec plusieurs évêques orthodoxes cote à cote dans les grandes villes ; Quelles que soient les causes historiques de ce phénomène, cela est certainement contraire à la conception orthodoxe de l’Eglise.[16] »

A cela s’ajoute les divisions à l’intérieur des groupes nationaux. Principalement chez les russes divisés en quatre juridictions principales :

  1. Les communautés relevant du Patriarcat de Moscou
  2. L’Eglise Russe hors de Russie (émigration 1917)
  3. L’archidiocèse russe orthodoxe ex-exarchat du Patriarcat Œcuménique dont le tomos de 1999 a été révoqué en 2018 par le Patriarche Bartholomée.
  4. L’Eglise grecque-orthodoxe russe d’Amérique appelée de 1970 Orthodox Church of America dont l’autocéphalie accordée par le patriarcat de Moscou, est reconnue par les Eglises de Bulgarie, Géorgie, Pologne et Tchécoslovaquie, mais pas par le Patriarcat Œcuménique qui estime être le seul à pouvoir le faire.
À ces diverses émigrations se sont ajoutés des Occidentaux qui, tels les théologiens Olivier Clément ou Élisabeth Behr-Sigel, ont découvert les trésors spirituels de l’Orient chrétien au contact de ces émigrés.
Surtout, de très nombreux orthodoxes sont natifs d’Europe de l’Ouest, d’origine immigrée mais à la deuxième, troisième, voire quatrième génération, n’ayant parfois qu’un lien ténu avec leur pays d’origine. [17]

Notes:
[1] Rus’ de Kiev. (2/11/2018). Wikipédia, l’encyclopédie libre. Page consultée le 02 novembre 2018 à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Rus_de_Kievoldid=153608570
[2]. Rus’ de Kiev. (2/11/2018). Wikipédia, l’encyclopédie libre. Op cit.
[3] WARE, Kallistos. L’Orthodoxie, l’Eglise des sept Conciles. op cit p 108
[4]  « Comme d’autres grands réformateurs, il se complut à couler dans un moule identique les formes, pourtant si différentes en elles-mêmes, de l’administration civile et de la hiérarchie religieuse et ecclésiastique. [Pierre le Grand] se considérait comme l’héritier des basileis byzantins disparus, et, à ce titre, la conception d’une Eglise indépendante, en face de l’Etat souverain, lui paraissait être la pire des hérésies religieuses et la plus funeste des erreurs politiques. Pour lui, la religion était une force incomparable qu’il fallait mettre au service de la politique; l’Eglise, un organisme dangereux comme société distincte et autonome, mais éminemment utile et bienfaisant, une fois transformé en simple rouage administratif. Et ce fut bien là l’idée maîtresse de toute sa réforme. »
Bois, Jean. Le règlement ecclésiastique de Pierre le Grand. In: Échos d’Orient, tome 7, n°45, 1904. pp. 85-90. [Consulté le 5 novembre 2018]  Disponible sur le web : www.persee.fr/doc/rebyz_1146-9447_1904_num_7_45_3521
[5] Persécutions contre l’Eglise Orthodoxe en URSS in L’orthodoxie et le monde. [Consulté en ligne le 7/11/2018]. Disponible sur le web : http://www.orthomonde.fr/index.php/journal/item/49-persecution-contre-l-eglise-orthodoxe-dans-l-union-sovietique.
[6] Métropolite HILARION de VOLOKOLAMSK. Le Concile de 1917 : restauration du Patriarcat entre deux révolutions in Eglise orthodoxe russe. Département des relations extérieures [Consulté en ligne le 7/11/2018] Disponible sur le web : https://mospat.ru/fr/2017/08/28/news149569/
[7] Discours de Staline. Works. Vol 10. Moscou 1953 p 132. Cité dans  WARE, Kallistos. L’Orthodoxie, l’Eglise des sept Conciles. op cit p 187
[8] WARE, Kallistos. L’Orthodoxie, l’Eglise des sept Conciles. op cit pp 182-203
[9]L’Église orthodoxe d’Ukraine est l’héritière de l’ancien exarchat ukrainien du Patriarcat de Moscou. Elle a reçu sa nouvelle dénomination en janvier 1990. Plus tard la même année, elle fut reconnue auto-administrée, tout en restant soumise canoniquement au Patriarcat de Moscou. Après l’indépendance du pays en 1991, la conférence épiscopale de l’Eglise orthodoxe ukrainienne demanda au patriarche Alexis II, le 22 janvier 1992, l’octroi de l’autocéphalie à l’Église en Ukraine. Cette demande fut rejetée par le synode de l’Église de Russie et le métropolite Philarète fut déposé. La majorité des évêques revinrent ensuite sur leur appui à l’autocéphalie de l’Église d’Ukraine. In Église orthodoxe d’Ukraine (Patriarcat de Moscou). (2018, septembre 29). Wikipédia, l’encyclopédie libre. Page consultée le 8/11/ 2018 à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=eglise_orthodoxe_d’Ukraine_(Patriarcat_de_Moscou)oldid=152590029.
[10] L’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Kiev a été créée en juin 1992 par le métropolite Philarète de Kiev (après son retrait de la direction de la métropole de Kiev et de toute l’Ukraine du Patriarcat de Moscou) et par ses partisans, avec une partie de l’épiscopat de l’Église orthodoxe autocéphale ukrainienne conduite par son patriarche Mstyslav. Cela fut encouragé par une partie des autorités civiles, des parlementaires et de plusieurs partis politiques nationalistes.  In : Église orthodoxe d’Ukraine (Patriarcat de Kiev). (2018, octobre 28). Wikipédia, l’encyclopédie libre. Page consultée le 14:33, octobre 28, 2018 à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=eglise_orthodoxe_d’Ukraine_(Patriarcat_de_Kiev)oldid=153456720.
[11] La Douma ukrainienne proclame l’indépendance et crée la République populaire ukrainienne qui tente de diriger le pays de mars 1917 à octobre 1920. Par la loi du 1er janvier 1919 est constituée l’Église autocéphale ukrainienne. Le concile orthodoxe ukrainien des 21-23 octobre 1921 élit le métropolite Basile Lypkivskyj malgré l’opposition du patriarche de Moscou.
En 1928, le Conseil est supprimé et le métropolite et les évêques sont arrêtés par le gouvernement soviétique qui organise la persécution de l’Église autocéphale. L’Église se développe aux Etats Unis et au Canada.
   Une partie de l’épiscopat de l’Église orthodoxe autocéphale ukrainienne, a rejoint, en juin 1992, le métropolite Philarète de Kiev pour créer l’Église orthodoxe d’Ukraine (Patriarcat de Kiev). In : Église orthodoxe autocéphale ukrainienne. (2018, octobre 13). Wikipédia, l’encyclopédie libre. Page consultée le 8/11/ 2018 à partir de : http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=eglise_orthodoxe_autocephale_ukrainienneoldid=152993133.
[12] Ante Pavelić. (2018, septembre 25). Wikipédia, l’encyclopédie libre. Page consultée le 8/11/ 2018 à partir de : http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Ante_Paveli&oldid=152495071.
[13] WARE, Kallistos. L’Orthodoxie, l’Eglise des sept Conciles. op cit p 218
[14] Église orthodoxe de Tchéquie et de Slovaquie. (2018, septembre 30). Wikipédia, l’encyclopédie libre. Page consultée le 8/11/ 2018 à partir de : http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=eglise_orthodoxe_de_Tchequie_et_de_Slovaquieoldid=152620205.
[15] WARE, Kallistos. L’Orthodoxie, l’Eglise des sept Conciles. op cit p 225
[16] WARE, Kallistos. L’Orthodoxie, l’Eglise des sept Conciles. op cit p 226
[17] Voir l’article de Nicolas SENEZE ,dans « La Croix » du 02/05/2009