En mémoire du Père André Fournier

Mon frère, le Père André Fournier est décédé le 8 février au domicile Rennais de ses amies Christine et Odile Abrioux-Bedouet, entouré de leur affection et de leurs soins des suites d’un cancer inguérissable, âgé de 73 ans.

André, après un CAP de fraiseur en 1965 et un CAP de dessinateur en constructions mécaniques en 1966 a travaillé comme agent technique jusqu’en 1976.
Servir était la devise des Routiers Scouts de France. C’est profondément marqué par ces valeurs du scoutisme que toute sa vie va être mise au service des autres dans ses diverses responsabilités et engagements, que ce soit dans le scoutisme ou l’animation liturgique, et qui se continuerons dans le monachisme ou dans le ministère sacerdotal.
Son parcours il en parle dans une interwiew à la Croix en 2007:
«Enfant, j’habitais Montmartre à Paris : sur un mont, déjà ! J’avais 5 ans quand je suis venu au Mont pour la première fois. Je me souviens de mon choc en voyant, du fond de la baie, cette pyramide posée sur le sable. J’y suis revenu à 26 ans en tant que responsable scout, et pendant trois ans j’ai séjourné régulièrement au sein de la petite communauté monastique de l’époque, dont le prieur était le Père. Bruno de Senneville, bénédictin du Bec Hellouin.
Lors d’une retraite, j’ai eu la certitude que Dieu me demandait de rester là et en 1976, j’entrais dans cette communauté. Cela fait donc trente et un ans que je vis sur le Mont. Il me fascine toujours autant, et j’éprouve un coup au cœur à chaque fois que j’y reviens après quelques semaines d’absence… Cela n’empêche, la vie y est difficile : le Mont est un lieu de combat spirituel, mais aussi physique et psychologique. »

 

 André entre-temps, est ordonné diacre dans l’abbatiale du Mont en 1983, puis prêtre dans la cathédrale de Coutances en 1984.
Pendant quatre ans, il se partage entre Pontorson (à 7 km) et le Mont, où il est moine hôtelier.

En 1989, ses frères et soeurs l’élisent prieur de la communauté. Mgr Fihey, l’évêque de Coutances d’alors, l’autorise à cesser ses deux mi-temps.

En 1995, André est nommé administrateur de la paroisse du Mont Saint-Michel avant de devenir, l’année suivante, recteur du sanctuaire – tout en demeurant prieur de la communauté de l’abbaye jusqu’en 2001 ou il favorise l’arrivée et l’accueil des Fraternités Monastiques de Jérusalem pour remplacer la trop petite communauté pour qui la tâche est devenue trop lourde.

Avec le Père François Lancelot, 87 ans, il s’installe alors dans le village, à la maison du Pelerin, à proximité de l’église paroissiale Saint-Pierre – qui est aussi l’église du sanctuaire du Mont depuis dix siècles et y fonde la librairie Siloe « pour qu’on puisse acheter une bible sur le Mont »

Il est nommé directeur diocésain des pèlerinages en 2001.

En 2009, tout en restant recteur du Sanctuaire du Mont Saint-Michel, il deviendra curé de la paroisse Notre-Dame de la Paix de Pontorson, en charge de 16 clochers.et en septembre 2018, il accepte d’être administrateur de la paroisse de Saint Michel de Ducey

André était membre de l’Association Chrétienne Oecuménique de Normandie et la présence de ministres de la Communion Anglicane et de l’ Eglise Evangélique Protestante témoigne de son attachement discret mais profond à la la promotion de l’unité des chrétiens.

 

(Elements d’articles publiés avec l’aimable autorisation de la rédaction du journal La Croix)

 

Donna Derrick Reader de l’Eglise Anglicane

Office d’admission de Donna Derrick comme Raeder de l’Eglise Anglicane

Notre amie Donna Derrick, administrateur de l’Association Chrétienne Oecuménique  de Normandie (ACONor), sera installée dans le ministère de Reader (diacre) de l’Eglise Anglicane samedi 11 janvier.

Le Père M-Elie-Joseph Pottin et moi-même représenterons l’ACONor

Nous l’accompagnons de notre amitié et notre Prière

 

20200111 Donna Derrick licensing invitation

Promesse d’Eglise

 

Novembre 2019

 

La Communauté du Chemin Neuf participe au projet et à la réflexion « Promesse d’Eglise » qui ont vu le jour à la suite de la réception de la lettre du Pape François au peuple de Dieu.

Le groupe « Promesse d’Église » est un groupe large et éclectique. Une trentaine de réalités variées s’y rassemblent (communautés, mouvements, associations). Leur point commun : l’exercice d’une certaine gouvernance au nom de l’Église. Leur question : comment agissons-nous pour que les abus n’aient plus lieu, en réponse à la lettre du pape d’août 2018 ?

Etienne Pépin de RCF, était avec Guillaume Nicolas, directeur de la Délégation catholique pour la coopération (DCC) le 6 novembre 2019: écouter l’interview.

Présent à l’occasion de la session plénière des évêques de France, Guillaume Nicolas revient sur l’initiative « Promesse d’Eglise ».

 

« Ce mouvement s’est réuni depuis l’été dernier, suite à la réception de la lettre du pape François au peuple de Dieu. Quelques organisations se sont retrouvées pour dire à quel point elles avaient été touchées par cette lettre. Ce sont des sujets graves qui nous touchent tous. Et cela fait écho à nos propres difficultés que l’on peut rencontrer dans nos gouvernances. On s’est rendu compte que ces problèmes nous les affrontions tous, mais chacun dans notre coin. Comme les évêques, qui ont dû parfois affronter ces questions un peu seuls. Nous gagnerions tous à travailler ensemble sur ces questions » explique Guillaume Nicolas.

« Promesse d’Eglise » est venu rendre compte à Lourdes, à l’occasion de l’assemblée plénière des évêques, de ses réflexions en la matière, afin d’aider l’institution ecclésiale à avancer, mais pas seule. « Nous venons dire quelles sont nos intentions, quelle est notre démarche, et surtout dire notre désir de travailler tous ensemble sur ces questions-là« .

Une manière de proposer un autre modèle à celui du cléricalisme. « Quand on a partagé sur nos pratiques, on a bien identifié le fait que nous étions tous exposés à certaines formes de cléricalisme. Lorsqu’un laïc a une responsabilité importante, il est en risque de cléricalisme. Ce cléricalisme peut être tant du côté des clercs que du côté des laïcs. Nous avons aussi identifié des pratiques très vertueuses.

En savoir plus avec Bruno Bouvet dans LA CROIX le 6 novembre 2019​

L’Eglise : une Unité à retrouver ?

Jeudi 5 décembre 2019
à 20h15 à la Maison Paroissiale Protestante,
45 rue de Buffon, Rouen.

 

La Bible à Rouen vous invite à une Conférence-débat
 L’Eglise : une Unité à retrouver ?

 

avec le Père Luc Forestier, Prêtre de l’Oratoire,
Ingénieur et docteur en théologie,
directeur du Département de Théologie dogmatique et fondamentale; et directeur de l’Institut Supérieur d’Étude Œcuméniques (‘ISEO)
à la Faculté de Théologie et de Sciences Religieuses de l’Institut Catholique de Paris.

 

La conférence sera suivie d’échanges avec le public.
Venez nombreux, nous serons heureux de vous accueillir.
libre participation

 

La bible à Rouen 

  Institut Catholique de Paris / ISEO

 

Dialogue entre catholiques et luthériens sur baptême et de la communion ecclésiale

 

du 17 au 24 juillet à Kligenthal, en France.

Le baptême et la communion ecclésiale au centre des travaux de la commission d’étude luthéro-catholique romaine sur l’unité.

Promue par la Fédération luthérienne mondiale et le Conseil pontifical pour la Promotion de l’Unité des chrétiens, cette 5e phase de dialogue s’est terminée après 9 ans de travail.

Baptême et communion ecclésiale
Selon un communiqué de la Fédération luthérienne mondiale, cette dernière rencontre s’est concentrée sur le sacrement du baptême, et plus précisément sur le type de « communion ecclésiale » pouvant exister entre catholiques et luthériens. Une question importante selon le pasteur luthérien Kaisamari Hintikka, au regard des engagements pris conjointement par catholiques et luthériens lors de la commémoration du 5e centenaire de la Réforme à Lund, en Suède (octobre 2016), à laquelle participa le Pape François. L’un de ces engagements avait trait à la « douleur » ressentie par les couples et familles mixtes ne pouvant communier à la même table eucharistique.

Cette question délicate s’est récemment retrouvée au premier plan avec la publication d’un document émanant de la conférence épiscopale allemande et se prononçant en faveur de l’accès à la communion pour les conjoints non-catholiques de couples mixtes. Ce texte, qui n’avait pas fait l’unanimité au sein des évêques, avait été soumis au Saint-Siège. Sollicité, le préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le cardinal Luis Ladaria Ferrer avait alors estimé que de document n’était « pas mûr », et qu’il devait être approfondi.

Des décennies de travail commun
Le rapport de la réunion de Kligenthal sera publié au cours des premiers mois de l’année 2020.
Cette commission luthéro-catholique, -actuellement présidée par l’évêque luthérien finlandais Eero Huovinen et l’évêque catholique britannique William Kenney-, a été instituée en 1967 et a produit, au cours des années suivantes, des documents notables, comme la «Déclaration conjointe sur la doctrine de la Justification par la foi», signée en 1999, ainsi que «Du conflit à la communion», publié en 2013, qui établissait la possibilité d’une commémoration commune du 5e centenaire de la Réforme luthérienne.

 

Article publié par Vatican News