La Communauté du Chemin Neuf installée à  Tibhérine

Tibhérine: vingt-deux ans après, les moines sont de retour.
Reportage de Matthieu Delmas publié le 22/06/2018 dans le Figaro Magazine

 

En mai 1996, sept moines trappistes étaient sauvagement assassinés en Algérie. Depuis deux ans, une nouvelle communauté catholique s’est installée à Tibhérine. Alors que l’enquête n’a toujours pas déterminé les vrais responsables du massacre, nous avons rencontré ces quatre religieux décidés à vivre leur foi en terre d’islam, malgré les dangers qui demeurent.

Elle est toujours là, perchée sur le rocher Abd el-Kader qui surplombe le village. La Vierge de l’Atlas n’a jamais cessé de contempler Tibhérine, veillant sur les villageois et sur le monastère. Elle a tout vu: l’indépendance de l’Algérie, le repli de l’abbaye sur quelques hectares après la nationalisation de ses terres, et bien sûr le drame de 1996, au plus fort de la guerre civile: l’enlèvement et l’assassinat des sept moines catholiques, annoncé le 21 mai dans un communiqué attribué au Groupe islamique armé (GIA). Un sacrifice qui a acquis une dimension planétaire avec le film Des hommes et des dieux, de Xavier Beauvois (2010), et qui a laissé ici des cicatrices aussi profondes que les vallées de la région.

Vingt-deux ans après, une nouvelle communauté religieuse s’est installée à Notre-Dame de l’Atlas. Depuis deux ans, dans une grande discrétion, père Eugène, sœur Félicité, frère Yves et frère Bruno de la Communauté du Chemin Neuf (1) ont décidé de faire revivre l’esprit des moines dans ces montagnes meurtries par ce que les Algériens appellent désormais «la décennie noire».

Les baroudeurs de la foi

À la suite des moines cisterciens, ils se sont installés dans ce monastère perché à 1000 mètres d’altitude au-dessus des gorges de la Chiffa, une merveille naturelle connue pour le ruisseau des Singes où les Algérois aiment à se rendre en famille. Un havre de paix à une centaine de kilomètres au sud de la capitale où la terre est fertile et la nature généreuse, grâce à des sources d’eau abondantes qui permettent l’irrigation des cultures. «Tibhérine» signifie, en langue tamazight, «les jardins potagers».

À l’image de père Eugène, un ancien médecin passé par l’Afghanistan et la jungle congolaise, les nouveaux habitants de l’abbaye sont des baroudeurs de la foi ayant déjà servi l’Église dans les endroits les plus reculés. Eugène a accepté de s’installer à Tibhérine après un temps de réflexion. «C’est un beau cadeau d’être ici, nous prenons la suite des moines qui sont restés à Tibhérine par amour de Dieu et des Algériens. Avant de m’en aller pour le monastère, je suis parti faire une retraite et j’ai compris que la Vierge avait reçu notre projet ; je savais que nous serions guidés une fois sur place.» Eugène a été ordonné prêtre en 1986 puis a consacré sa vie à l’Eglise. «Le testament de Christian de Chergé (un des moines assassinés, qui avait accepté par écrit une mort violente au nom de sa foi, ndlr) nous montre le chemin. C’est un prophète car il voit loin, il sent bien qu’un rapprochement est possible. Il a une vision de Dieu qui ne nous sépare pas. Les moines font vœu de stabilité, ils sont enterrés là où ils sont morts.»

«Le café est prêt. Viens!» Au téléphone, Youssef appelle frère Yves, 75 ans, un autre religieux du monastère, fine barbe blanche et yeux bleus perçants, qui a consacré sa vie à la spiritualité de saint Ignace. Chaque matin, les frères se retrouvent avec Youssef et Samir, les deux ouvriers agricoles originaires du village qui, comme leurs pères avant eux, partagent la vie de ces hommes de religion. En apparence, la vie s’écoule paisiblement. Le monastère produit à nouveau du fromage, des confitures et du miel dont la vente permet de rémunérer les deux ouvriers agricoles et les dépenses courantes des frères. Depuis la fondation de l’abbaye en 1938, l’activité agricole a permis de créer des liens solides avec les habitants des villages voisins. Un temps, les paysans de la vallée venaient même y utiliser le pressoir pour fabriquer leur huile d’olive.

Escorte policière

Mais le temps de la paix n’est pas encore revenu: aujourd’hui, les frères sont tenus de sortir dans le village accompagnés d’une escorte policière, et vivent le plus souvent reclus derrière les murs du monastère, surveillés jour et nuit par des gardiens communaux installés face à l’entrée.

La Communauté du Chemin Neuf tente tant bien que mal de faire perdurer l’esprit de Tibhérine en continuant le travail de dialogue interreligieux commencé par les moines assassinés. C’est le Ribat es-salam – le Lien de la paix -, fondé par le père Christian de Chergé en 1979, qui consiste en des rencontres avec les autorités religieuses musulmanes, notamment la communauté soufie et son représentant, le cheikh Bentounès. Ce lien, Père Eugène le résume ainsi: «Pour nous, Tibhérine doit être un espace de dialogue avec les Algériens. Une passerelle plutôt qu’un mur.»

Des visiteurs venus de tout le pays toquent chaque jour à la porte métallique noire du monastère, celle-là même par laquelle les habitants de la vallée sont entrés pendant près de cinquante ans afin de se faire soigner par le frère Luc, le médecin. Il s’agit «d’accueillir l’amitié de l’autre, comme Marthe et Marie accueillaient l’amitié de Jésus à Béthanie», résume Jean-Marie Lassausse, prêtre et agronome, qui a passé quinze ans à cultiver la terre du monastère et à découvrir l’héritage spirituel des frères, avant de passer la main. Ouvrir les portes aux visiteurs, quelles que soient leurs confessions, «c’est le chemin pour que les barrières de la langue, de la culture et des traditions s’estompent». C’est la statue de la Vierge qui remporte le plus franc succès auprès des visiteurs algériens qui enchaînent les selfies. Frère Bruno qui a appris l’arabe en Égypte puis étudié l’islamologie au Caire l’explique ainsi: «La Vierge Marie est un pont entre l’islam et le christianisme. Marie est souvent citée dans le Coran comme la mère de Jésus. Les musulmans lui vouent aussi une dévotion.» Les visites s’achèvent dans le cimetière du monastère, où les sept moines assassinés reposent côte à côte, comme ils l’étaient dans leur foi, dans leurs doutes, et peut-être dans leur peur, jusqu’à la mort. Les stèles de marbre blanc affichent leurs prénoms, Christian, le responsable de la confrérie ; Célestin, l’hôtelier ; Luc, le médecin ; Christophe, l’agriculteur ; Michel, le cuisinier, et les frères Bruno et Paul, qui étaient arrivés au monastère la veille de leur enlèvement, dans la nuit du 26 au 27 mars 1996.En 2016, quatre religieux de la Communauté du Chemin Neuf se sont à nouveau installés à Tibhérine.

Le souvenir des martyrs

Ce matin, un groupe d’une dizaine de visiteurs suivent frère Yves. Parmi eux, Souleymane, originaire de la région se souvient de frère Luc, «Frélou» de son surnom, interprété par Michael Lonsdale dans Des hommes et des dieux. «Il m’a soigné pour une otite en 1966 à l’âge de 6 ans. Les moines étaient des personnes d’une grande humanité qui priaient Dieu chaque jour.» Youcef Sekini, un autre visiteur, en convient: «Ils étaient une source de bonheur, ils ont choisi de rester au côté du peuple algérien pendant la décennie noire. C’est une preuve d’amour que nous ne pouvons oublier.»

Le comédien Michael Lonsdale s’est lui-même rendu ce printemps à Tibhérine. Il évoquera ce voyage bouleversant dans un ouvrage à paraître cet été (2). En particulier le moment où il a découvert la tombe de Paul Gabriel Dochier (frère Luc). «Quelle émotion! Une émotion rentrée. Un peu privée. Je cherche mes mots pour le saluer. Nous nous connaissons depuis longtemps, mais nous nous rencontrons pour la première fois! C’est pour lui que je viens en premier lieu puisque c’est lui que j’ai incarné à l’écran, mais, à travers lui, ma pensée va à tous les moines, ses frères». Lorsqu’ils évoquent les moines, les deux ouvriers agricoles du monastère, se souviennent eux aussi «d’hommes de paix appréciés par les habitants de la vallée». Youssef esquisse un large sourire, «les frères ont toujours aidé les gens d’ici», et Samir de baisser le regard puis de murmurer:«Lorsque nous avons appris leur disparition, j’étais à la maison. Nous n’aurions jamais pensé qu’ils seraient tués. Jusqu’à l’annonce de leur mort, nous étions convaincus qu’ils reviendraient.» Personne ici ne souhaite s’attarder sur les circonstances de ces assassinats. Seules les têtes des moines ont été retrouvées un mois après leur enlèvement devant une station-service à l’entrée de Médéa. Youssef concède seulement que «c’était une période très difficile. Nous devions nous cacher. Nous vivions dans la peur».

 

Mgr Paul Desfarges, l’archevêque d’Alger qui nous reçoit dans son bureau du centre-ville, veille avec sollicitude sur les nouveaux habitants du monastère. «C’est une excellence chose que des religieux retournent vivre à Tibhérine. C’est une joie pour nous. Vous savez, nous sommes une petite Eglise. Pour nous, l’important n’est pas de se montrer mais d’aider les autres. Nous mettons en place des bibliothèques, des centres culturels dans les maisons diocésaines. C’est une manière de servir sans être prosélyte.»

 

La prudence des catholiques

La vie des catholiques en Algérie n’est pas simple. L’Eglise nationale compte 5000 fidèles répartis sur quatre diocèses qui sont menacés depuis 2008 par l’application de plusieurs lois, notamment l’ordonnance 06-03 qui limite la pratique des religions non musulmanes. Le prosélytisme non musulman constitue une infraction criminelle passible d’une amende d’un million de dinars (7500 euros) et d’une peine de cinq ans de prison pour quiconque «incite ou contraint un musulman à se convertir à une autre religion». Les personnes qui fabriquent ou distribuent des documents dans l’intention «d’ébranler la foi» d’un musulman peuvent se voir infliger cette peine.

Mgr Desfarges en est convaincu, «la suspicion des musulmans et des autorités augmente à cause des Églises évangéliques. Contrairement à nous, elles sont dans une dynamique de conversion de natifs algériens et de rejet de l’islam». Pour l’évêque, «c’est leur activisme qui a provoqué la rédaction de cette ordonnance qui nous mettrait tous hors la loi si elle était vraiment appliquée».

La presse arabophone qui mène une campagne contre le prosélytisme évangélique organise cet amalgame en illustrant systématiquement ses articles par des photos de la basilique Notre-Dame d’Afrique, à Alger. Pourtant, l’évêque confie ne pas se sentir menacé en Algérie: «Parfois, des musulmans frappent à nos portes. Nous prenons le temps d’un long discernement afin de vérifier qu’il s’agisse d’une réelle expérience spirituelle. La difficulté de certains chrétiens algériens vient de leurs familles. Parfois, cela peut être très difficile, certains sont déshérités.»

Bientôt béatifiés

Le décret en béatification des 19 ecclésiastiques tués pendant les années noires, signé en janvier dernier par le Vatican, fait la joie de la communauté catholique algérienne malgré certaines inquiétudes. Il concerne Mgr Pierre Claverie tué en août 1996 par une bombe déposée dans l’enceinte de l’évêché d’Oran, et 17 religieux tués entre 1993 et 1996, dont les moines de Tibhérine.

«Nous souhaitons construire une humanité avec ce que nous avons et avec ce que nous sommes», résume le père Christian Reille en visite au monastère. Les béatifications n’étaient pas une évidence pour celui qui a rejoint la communauté jésuite de Constantine en 1970: «A titre personnel, j’étais contre, par crainte de blesser les Algériens. 99 imams ont aussi été tués. Des centaines de milliers de victimes innocentes ont perdu la vie pendant le conflit. Ils étaient pour leur immense majorité des Algériens.» Ne pas donner le sentiment d’une autocélébration, c’est le dilemme auquel est confrontée la communauté. «Notre vocation ici, poursuit ce père jésuite, est d’être ouvert à ce pays qui est magnifique. Dieu fait partie de la vie des Algériens. Nous devons favoriser le dialogue entre les religions. Etre chrétien seul dans son coin est inutile, nous croyons que nous avons quelque chose à faire ensemble.»

 

(1) Fondée par le père jésuite Laurent Fabre, à Lyon, en 1973, à partir d’un groupe de prière charismatique, la Communauté du Chemin Neuf, à vocation œcuménique, compte aujourd’hui près de 2 000 membres permanents répartis dans 26 pays.

(2)Retour à Tibhirine, Cerf, 144 p., 15 €. Le même éditeur publiera aussi les autobiographies spirituelles des moines assassinés: Heureux ceux qui espèrent, 448 p., 22 €.

Crédits photo : Chris Huby / Le Pictorium

 

Article du Figaro Magazine paru dans FOI revue de la Communauté du Chemin Neuf: https://www.chemin-neuf.fr/fr/actualites/5b34f88d396588123da6e614/tibherine:-vingt-deux-ans-apres,-les-moines-sont-de-retour

Visite du Pape François pour les 70 ans du COE à Genève

21 Juin 2018

Le pape a été accueilli par le pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général du COE. Les deux hommes se sont fait une chaleureuse accolade.
Il s’est ensuite rendu dans la chapelle du centre pour la prière œcuménique où l’attendait les représentants du Comité central du COE qui réunit 350 Églises protestantes, orthodoxes et anglicanes de plus de 100 pays.

 

Le discours du Pape au COE

Dans son homélie, le pape François a mis l’accent sur le fait que l’humain est appelé à se mettre en route, de sa naissance à sa mort. « Marcher. L’homme est un être en chemin… Le cœur nous invite à marcher, à atteindre un but. Mais marcher est une discipline, un effort; il faut de la patience quotidienne et un entraînement constant. Il faut renoncer à beaucoup de chemins pour choisir celui qui conduit au but et vivifier la mémoire pour ne pas la perdre… Dieu nous appelle à cela, depuis les débuts… Jésus nous en a donné l’exemple. Pour nous, il est sorti de sa condition divine et il descendu parmi nous pour marcher, lui qui est le Chemin

Homélie du pape dans la chapelle du COE, 21 juin 2018. © Magnus Aronson

Le pape a aussi a rappelé à l’assemblée qu’en tant qu’êtres d’esprit mais aussi de chair, il nous faut perpétuellement lutter contre nos instincts et rejeter la mondanité. Ce dernier terme, présenté comme un facteur de division, est revenu à plusieurs reprises dans son homélie. «Au cours de l’histoire, les divisions entre chrétiens sont souvent advenues parce qu’à la racine, dans la vie des communautés, s’est infiltrée une mentalité mondaine: on défendait d’abord ses intérêts propres, puis ceux de Jésus Christ… L’œcuménisme nous a mis en route selon la volonté de Jésus et pourra progresser à condition qu’en marchant sous la conduite de l’Esprit, il rejette tout replis autoréférentiel.» (vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=zkN-A87Zabk  et texte: ici

 

Fondé en 1948, le Conseil œcuménique des Eglises (COE) rassemble les Eglises orthodoxes, anglicanes, méthodistes, baptistes, luthériennes et réformées du monde entier, mais pas l’Eglise catholique, avec laquelle il a entretenu des relations complexes. La visite du pape s’inscrit dans son programme «Marcher, prier et travailler ensemble». Elle est le résultat de cinq années d’efforts de la part des responsables du COE pour le persuader de venir à Genève après sa nomination en 2013. Une cinquantaine d’observateurs du Vatican participent aux travaux des comités du COE traitant de questions telles que la promotion de la paix, la doctrine religieuse et l’éducation.

Cette visite au Conseil œcuménique des Églises et à l’institut oecuménique de formation de Bossey est un choix personnel du pape, qui voulait clairement éviter que d’autres sujets viennent éclipser la dimension œcuménique de sa journée à Genève.

 

Le discours du Pape François a été salué par le représentant du Patriarcat de Constantinople: l’archevêque Job de Telmessos qui partage ses impressions : « Le Pape François exhorte à un «nouvel élan évangélisateur» permettant à l’unité de «grandir». Et c’est depuis la tribune du COE qu’il est venu interpeller les chrétiens les appelant à marcher ensemble selon l’Esprit. Devant les membres de ce centre qui célèbre son 70e anniversaire, le Saint-Père a invité à une «charité démesurée» capable de «pardonner sans limite et d’être ensemble comme des frères et des sœurs réconciliés». Suite sur:  https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2018-06/pape-francois-geneve-wcc-entretien-representant-orthodoxe.html

Au retour, dans l’avion, le pape à la fin de sa conférence de presse a insisté : « …Je voudrais seulement dire un mot, clairement: aujourd’hui a été une journée œcuménique, véritablement œcuménique. Et à déjeuner, nous avons dit une belle chose, que je vous laisse pour que vous y pensiez et que vous y réfléchissiez et que vous fassiez une belle analyse sur cela: dans le mouvement œcuménique, nous devons ôter du dictionnaire un mot: prosélytisme. C’est clair? Il ne peut y avoir d’œcuménisme s’il y a du prosélytisme, il faut choisir: ou tu as un esprit œcuménique, ou tu es « prosélyte ».
Merci. »

 

Semaine œcuménique des Avents – Amitié entre chrétiens

 

 

Du 9 au 13 juillet 2018 à Sees,

les Avents – Amitié entre chrétiens organiseront leur session annuelle sous le thème :

« Envoyés en mission ».

Fondée sur l’envoi du Fils par le Père, l’Église reçoit mission d’annoncer la bonne nouvelle.
Au fil de l’histoire et aujourd’hui encore, cette mission a pris des formes différentes.
La session visera à interroger ces modèles et leur fondement biblique.
Comment la mission, enracinée dans le don de l’Esprit, manifeste-t-elle la nature même de l’Église ?

 

Avec l’intervention d’Eric Boone, Eric Brauns, Agathe Brosset et Marianne Seckel.

 

En savoir +

Renseignements :
Email : f.e.wild@orange.fr
www.avents-unite-des-chretiens.org

Semaine œcuménique 

Semaine de Prière pour l’Unité des Chrétiens

06

 

A ROUEN

Célébration œcuménique

au Temple st Eloi à Rouen le samedi 20 janvier à 16h.

Le Pasteur James Lowe conduira la célébration
 Mgr Dominique Lebrun assurera la prédication.

 

Les échanges de chaires sur le diocèse :

A Rouen :
21 janvier 10h30 : la paroisse de l’Eglise Protestante Unie de France de Rouen va à la cathédrale avec prédication du Pasteur Lowe.
28 janvier 10h30 : la paroisse Catholique de Rouen-Centre va au Temple st Eloi avec prédication du Père Gérault curé de ND de Rouen Centre .

 

A Elbeuf :
21 Janvier 10h30 : la Paroisse Catholique d’Elbeuf va au temple d’Elbeuf avec prédication du Père Duriez Curé de la paroisse ND d’Elbeuf
27 janvier 18h30 : la paroisse de l’Eglise Protestante Unie de France d’ Elbeuf va à l’Eglise de Caudebec lès Elbeuf le avec prédication du Pasteur De Putter.

 

A Luneray :
21 janvier 10h30  la paroisse Catholique va au temple de Luneray avec prédication du Père Lièvre Curé de la paroisse Saint-Ouen de Luneray – Saâne et Dun
4 février 10h30 : la paroisse de l’Eglise Protestante Unie de France  va à l’église de Luneray avec prédication du Pasteur Rossiter.

 

 

Sur RCF Haute Normandie-Rouen,

 

 

 les commentaires d’évangile à 8h45 durant la semaine de prière pour l’unité des chrétiens seront assurés par :

 

  •  Mme Alice d’Anthenaise : mère de famille, catholique, engagée dans la communion du chemin neuf
  •  Le Père Luc-Marie Duprey : Prêtre catholique, prêtre référent du service œcuménique diocésain
  • Le Pasteur Luc Réaux : Pasteur de l’Eglise Evangélique Protestante du Buisson Ardent de Louvetôt (76)
  • Le Pasteur James Lowe : Pasteur de l’Eglise Protestante Unie de France de Rouen
  •  Mr Georges Fournier, ccn: Délégué à l’œcuménisme du diocèse de Rouen

A CAEN

Samedi 20 janvier 2018 de 19 h à 19h 45  
Avec l’ Eglise Orthodoxe Roumaine:
Office  d’intercession pour les victimes  de la persécution et du trafic d’êtres humains en 2017
à la chapelle du C.H.R.  14 av. Georges  Clemenceau à  Caen

 

:dimanche 21 janvier à 17h30.
Célébration œcuménique
au Centre st Pierre de Caen

 

 

 

ECLAIREUR DE RENCONTRE, BÂTISSEUR DE PAIX

La Lumière de la Paix de Bethléem 2017

 

La Lumière de la Paix de Bethléem est un événement scout chrétien qui se déroule chaque année pendant la période de l’Avent.
Allumée dans la grotte de la nativité à Bethléem, la lumière est rapportée à Vienne, puis transmise de main en main partout en Europe.
Elle constitue un symbole de paix.
La Lumière est une opportunité à saisir pour porter ensemble une joie et une espérance au monde ; Nous devenons ainsi ensemble des éclaireurs de la rencontre et des bâtisseurs de paix

 

 

Le Dimanche 17 décembre 2017

Diocèse de Rouen: à 14h à l’ Eglise st François d’assises à Rouen

Diocèse de Bayeux et Lisieux: à 15h00 à l’Eglise Saint Julien à Caen

Diocèse de Sées: 15h00. A l’église Notre Dame à Mortagne au Perche

(Pour les diocèses de Coutances-Avranches et Evreux, voir les groupes scouts)

 

 

 

 

La Communion Anglicane adopte la déclaration commune sur la justification

Le Conseil consultatif anglican a avalisé la Déclaration conjointe lors de sa rencontre en 2016 à Lusaka, en Zambie. C’est avec gratitude et « dans l’esprit de Martin Luther » que cette adhésion à la Déclaration conjointe, a été reconnue par l’Archevêque de Cantorbéry Justin Welby lors de la célébration œcuménique à Westminster Abbey en présence du Cardinal Vincent Nicholl, de Mgr Brian Farrel, secrétaire du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité chrétienne, et des pasteurs Martin Junge (secrétaire général de la FLM), Ivan Abraham Williams (Conseil méthodiste mondial) et Chris Ferguson (secrétaire général de la CMER). A la suite de cette adoption, des enfants de différentes confessions ont allumé des bougies sur l’autel de l’abbaye de Westminster.

« C’est merveilleux de marquer l’anniversaire de la Réforme en soulignant le fait que toutes les Églises historiques occidentales ont maintenant une compréhension commune de la justification » a affirmé la pasteure Kaisamari Hintikka, secrétaire générale adjointe de la FLM et responsable des relations œcuméniques. « Ce qui était autrefois facteur de division est maintenant un sujet qui nous unit »

Mgr Farrell, souligna ce point de vue. « La convergence sur cette question amène les Chrétiens luthériens, catholiques, méthodistes, réformés et anglicans vers une communion plus profonde, en chemin vers la pleine réconciliation des Églises désiré par le Seigneur. »

« A l’occasion de l’anniversaire historique de 2017 les Anglicans se réjouissent de la réalisation extraordinaire qu’a été la Déclaration conjointe concernant la doctrine de la justification et tout ce que cela représente comme signe de guérison 500 ans après la division. » déclarait le directeur pour l’unité, foi et constitution de la Communion anglicane, le chanoine John Gibaut. « Les Anglicans ont étudié les questions concernant la justification dans les différents dialogues bilatéraux, avec l’Église Catholique ainsi qu’avec la communion d’Églises de la Fédération luthérienne mondiale, et nous sommes d’accord sur l’essentiel des aspects concernant notre salut en Christ. »

Dans sa prédication, l’archevêque Justin Welby a affirmé que « La reforme a ré-ouvert l’Église toute entière à des vérités éternelles qui sont indispensables, auxquelles il nous faut tous continuer d’adhérer, non seulement y adhérer mais les proposer à nouveau pour répondre aux besoins d’aujourd’hui.».

En signe fort pour cette journée, la bibliothèque de Lambeth Palace a installé son exemplaire de la Bible de Luther de 1536 sur l’autel de l’Abbaye pendant la célébration. Des musiciens et des chorales luthériennes et anglicanes ont accompagné la célébration par des chants en plusieurs langues.

 

Article de la Pasteure Jane Stranz paru sur:protestants2017.org

Lire l’homélie de Mgr Welby  ici

 lire l’article de La Croix:  Les anglicans rejoignent la déclaration sur la justification par la foi-2017-10-31

Modification de la 6° demande du « Notre Père »

La dimension œcuménique du Notre Père

En 1966, la Conférence épiscopale catholique, les quatre Églises luthériennes et réformées en France et les évêques de trois juridictions de l’Église orthodoxe en France ont décidé d’adopter une traduction commune de la prière du Notre Père récitée par leurs fidèles. Cette version dite « œcuménique » a ensuite été reçue plus largement par les différentes familles ecclésiales francophones. À ce jour, c’est celle qui est utilisée au cours des célébrations œcuméniques et, le plus souvent, celle qui est récitée au cours des offices dans les Églises qui ont cette pratique.
Dans l’Église catholique,  en lien avec la Congrégation pour le culte divin à Rome, les Conférences épiscopales des pays francophones (Afrique du Nord, Belgique, Canada, France, Luxembourg et Suisse) travaillent ensemble aux traductions en langue française. Lors de leur assemblée du printemps 2009, les évêques catholiques français ont souhaité, qu’ « après concertation avec les autres Églises ou communautés ecclésiales » la formule « et ne nous laisse pas entrer en tentation » soit adoptée pour le texte du Notre Père de la messe.

 

En septembre 2009, l’Église catholique a informé ses partenaires au sein du Conseil d’Églises chrétiennes en France (CÉCEF) de ce projet de modifier la traduction de la sixième demande de la prière du Notre Père (à partir de l’Avent 2016) et a sollicité leur avis.

 

À l’assemblée du 25 novembre 2010, la délégation orthodoxe au CÉCEF a rappelé que les communautés qui prient le Notre Père en français ne le font pas toujours avec la version dite « œcuménique », que les orthodoxes utilisent toutefois cette traduction lors des célébrations œcuméniques, et que la formulation en projet d’adoption par l’Église catholique ne leur fait pas problème.
La délégation de la Fédération protestante de France (FPF) au CÉCEF a déclaré approuver les conclusions d’une note préparée, à la demande de son conseil : « Nous ne voyons donc pas d’inconvénient si l’on accepte la proposition soumise ». Il a ensuite été rappelé que la FPF n’avait pas mandat de ses Églises membres pour décider de la traduction du Notre Père qui doit être utilisée dans leurs liturgies propres. C’est ainsi que lors de son synode d’Avignon (mai 2014), l’Église protestante unie de France a décidé d’entamer une réflexion sur la traduction du Notre Père.
Le synode national de l’Église protestante unie de France réuni à Nancy du 5 au 8 mai 2016 recommande dans un souci œcuménique aux paroisses et Églises locales d’utiliser pour la 6e demande, la version « ne nous laisse pas entrer en tentation » retenue pour les Églises catholiques francophones.
En conséquence, le CÉCEF recommande  qu’à partir de l’Avent 2017, lors des célébrations œcuméniques, la sixième demande du Notre Père soit ainsi formulée : « et ne nous laisse pas entrer en tentation ».
Emmanuel Gougaud – Prêtre du diocèse de Versailles, responsable du Service national pour l’unité des chrétiens

 

 

La nouvelle traduction de la Bible présente une modification notable de la 6e demande du Notre Père

« Ne nous soumets pas à la tentation » devient « ne nous laisse pas entrer en tentation »[1] La décision de modifier la prière du Seigneur n’allait pas de soi : d’abord parce qu’elle est la prière la plus mémorisée par les fidèles, ensuite parce que la traduction en usage a fait l’objet d’un consensus œcuménique. Il fallait donc de sérieuses raisons pour ce changement.

 

Fidélité au texte grec
Il faut d’abord dire que ce verset est très complexe à traduire. Les exégètes estiment que derrière l’expression en grec du texte de Mt 6, 13 et Lc 11, 4 se trouve une manière sémitique de dire les choses. Aussi, la formule en usage depuis 1966, « ne nous soumets pas à la tentation », sans être excellente, n’est pas fautive d’un point de vue exégétique. Mais il se trouve qu’elle est mal comprise des fidèles à qui il n’est pas demandé de connaitre les arrière-fonds sémitiques pour prier en vérité la prière du Seigneur. Beaucoup comprennent que Dieu pourrait nous soumettre à la tentation, nous éprouver en nous sollicitant au mal. Le sens de la foi leur indique que ce ne peut pas être le sens de cette sixième demande. Ainsi dans la lettre de Saint Jacques il est dit clairement : « Dans l’épreuve de la tentation, que personne ne dise : ‘Ma tentation vient de Dieu’, Dieu, en effet, ne peut être tenté de faire le mal, et lui-même ne tente personne » (Jc 1, 13).  D’où la demande réitérée d’une traduction qui tout en respectant le sens du texte original n’induise pas une fausse compréhension chez les fidèles.

 

Fidélité à l’esprit de l’Évangile
Cependant le problème n’est pas qu’une question de mots. La difficulté est celle d’exprimer et de comprendre (pour autant qu’on le puisse !), le mystère de Dieu dans sa relation aux hommes et au monde marqué par la présence et la force du mal. Le récit de la tentation de Jésus est éclairant. Il nous est rapporté par les trois évangiles de Matthieu, Marc et Luc, et toujours selon la même séquence, aussitôt après le baptême de Jésus dans le Jourdain. Jésus vient d’être manifesté comme le Messie et le Fils que Dieu donne à son peuple, celui sur qui repose l’Esprit Saint. Et c’est poussé, conduit pas l’Esprit, qu’il part au désert pour y être tenté par Satan. Le baptême inaugure son ministère, et l’Esprit qui demeure sur lui le conduit d’emblée au lieu du combat contre le mal. Ce combat, il le mène en délivrant les hommes de la maladie, des esprits mauvais et du péché qui les défigurent et les éloignent de Dieu et de son royaume. Cependant, au début de ce ministère, Jésus va livrer combat avec le tentateur lui-même. Combat redoutable, car c’est au cœur même de sa mission de Messie et de Sauveur des hommes, de sa mission de fils envoyé par le Père, que Satan va le tenter.

 

Une décision pastorale
On le voit, il ne s’agit pas ici simplement de l’épreuve à laquelle Dieu peut soumettre ses fidèles. Épreuve différente de celle vécue par le peuple d’Israël lors de traversée du désert. Il est dit qu’au désert, Dieu a éprouvé la foi et la fidélité de son peuple, en lui donnant chaque jour la manne à manger ; épreuve de la foi, car au jour le jour, chacun devait s’en remettre en toute confiance à la parole de son Seigneur, se souvenant qu’il est celui qui l’a fait sortir d’Égypte pour lui donner la liberté et le conduire vers une terre où ruissellent le lait et le miel. La tentation de Jésus et la prière du Seigneur nous renvoient à une autre épreuve, celle du combat à mener contre celui qui veut détourner les hommes du chemin d’obéissance et d’amitié avec Dieu leur Père.

 

La nouvelle traduction, « Ne nous laisse pas entrer en tentation », écarte l’idée que Dieu lui-même pourrait nous soumettre à la tentation. Le verbe « entrer » reprend l’idée ou l’image du terme grec d’un mouvement, comme on va au combat, et c’est bien du combat spirituel dont il s’agit. Mais cette épreuve de la tentation est redoutable pour le fidèle. Si le Seigneur, lorsque l’heure fut venue de l’affrontement décisif avec le prince de ce monde, a lui-même prié au jardin de Gethsémani : « Père, s’il est possible que cette coupe passe loin de moi », à plus forte raison le disciple qui n’est pas plus grand que le maître demande pour lui-même et pour ses frères en humanité : « Ne nous laisse pas entrer en tentation ».
Jacques Rideau – Ancien directeur du Service national de la pastorale liturgique et sacramentelle (SNPLS), Directeur au Séminaire français de Rome

 

[1] Article qui a fait l’objet d’une publication dans Découvrir la Tradition officielle liturgique de la Bible, AELF-Mame-Magnificat, Paris, 2013, p. 69-72.

 

 

Rencontre du groupe de travail Catholique-Orthodoxe Saint-Irénée

A l’invitation de l’Église orthodoxe roumaine, le Groupe de travail catholique-orthodoxe Saint-Irénée[1] a tenu sa quatorzième rencontre annuelle au monastère de Caraiman (Roumanie) du 4 au 8 octobre 2017.

 

La rencontre de cette année se concentra sur quelques aspects de la relation entre primauté et synodalité, afin de conclure l’étude menée en commun sur ce thème. Les contributions traitèrent du rôle des patriarcats durant le premier millénaire, de la place de l’apôtre Pierre dans la tradition ecclésiale en Orient et en Occident ainsi que du droit d’appel (ekkliton) en Orient et en Occident. Les conclusions de la rencontre de cette année furent résumées par les participants dans les thèses qui suivent.

Le rôle des patriarcats durant le premier millénaire

1)         Le célèbre modèle de la pentarchie (le gouvernement des cinq anciens patriarcats de Rome, Constantinople, Alexandrie, Antioche et Jérusalem) ne fut que très rarement mis en pratique, en tant que tel. Les réserves romaines, le schisme qui suivit Chalcédoine et surtout la conquête arabe en limitèrent le fonctionnement dans les faits.
2)         Le modèle patriarcal de gouvernement ecclésial s’est superposé au système métropolitain (c’est-à-dire au modèle de gouvernement construit autour des capitales provinciales). Ce modèle s’est construit sur un enchevêtrement de facteurs complexes : la fondation apostolique, la coutume, la géographie, la politique. Son histoire est largement une histoire de compétitions et d’antagonismes.
3)         L’histoire des cinq patriarcats anciens se caractérise aussi par la recherche de l’unité de l’Église et par le souci de l’orthodoxie de la foi. Très spécifiquement, dans le contexte des conciles œcuméniques, ces cinq patriarcats ont manifesté visiblement l’unité de l’Église au sein de l’histoire.
4)         La rupture entre l’Orient et l’Occident ainsi qu’un certain nombre de tensions persistantes au sein de l’Orthodoxie (par exemple la relation entre primauté et synodalité) sont dans une certaine mesure un héritage du système patriarcal.
Thèses sur le rôle de l’apôtre Pierre dans la tradition orientale et occidentale
5)         La position de Pierre au sein du collège des Apôtres, attestée par l’Écriture, l’est également par la tradition apostolique. Dans le rite byzantin comme dans le rite romain, l’apôtre Pierre est commémoré en même temps que l’apôtre Paul, le 29 juin. Dans le rite romain, la fête des Apôtres est une solennité ; dans la tradition byzantine, plus tardive, la fête est précédée par un jeûne spécifique qui souligne le statut spécial des deux apôtres.
6)         Dès le second siècle, l’Église de Rome est associée à Pierre qui confessa le Christ et y souffrit le martyre. Très rapidement son tombeau y fut vénéré. La vénération des tombeaux de Pierre et de Paul, combinée à l’importance de Rome comme capitale de l’Empire, constitua la base du statut spécial accordé à l’évêque de Rome à partir du troisième siècle.

Thèse sur le droit d’appel (ekkliton) en Orient et en Occident

Le droit d’appel (ekkliton) est pratiqué durant le premier millénaire. Le concile Quinisexte (691-692), considéré comme œcuménique, passe en revue tous les canons antérieurs et énumère, en son canon 2, ceux qui sont toujours en vigueur. Parmi eux, on trouve le droit d’un évêque, condamné par un synode local, d’en appeler à l’évêque de Rome, conformément au synode de Sardique (343). Cette disposition constitue une base importante pour tout futur accord sur la primauté entre catholiques et orthodoxes.

[1] Le Groupe de travail catholique-orthodoxe Saint-Irénée se compose de vingt-six théologiens, treize catholiques et treize orthodoxes, provenant de plusieurs pays d’Europe, du Proche Orient et des Amériques. Il fut créé à Paderborn (Allemagne) en 2004.
La prochaine rencontre se tiendra à Graz (Autriche), en octobre 2018.

 

La commémoration de la Réforme, 31 octobre 2017

La commémoration de la Réforme, expression d’une « soif spirituelle commune » entre catholiques et luthériens

 En ce 31 octobre 2017 qui marque les 500 ans de la Réforme luthérienne,

 

Le Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens et la Fédération luthérienne mondiale ont publié un communiqué commun.

 

Il marque la conclusion de l’année de commémoration conjointe de la Réforme. Cette année avait été ouverte il y a tout juste un an avec une prière œcuménique à laquelle avait participé le Pape François à Lund, en Suède.

Ce communiqué commun exprime tout d’abord une action de grâces «pour les dons spirituels et théologiques reçus à travers la Réforme» et une reconnaissance pour le «chemin œcuménique parcouru ensemble durant les cinquante dernières années», qui a permis de commencer à guérir les blessures : «nous avons demandé pardon pour nos échecs et pour la manière dont les chrétiens ont blessé le Corps du Seigneur et se sont offensés mutuellement pendant les cinq cents ans qui se sont écoulés entre le début de la Réforme jusqu’à aujourd’hui», est-il écrit dans ce document.

Le «pèlerinage» assumé en commun tout particulièrement durant cette année de commémoration «a abouti à la disparition des préjugés, à l’amélioration de la compréhension réciproque et à l’identification d’accords théologiques décisifs. Devant tant de bénédictions qui jalonnent notre parcours, nous élevons nos cœurs afin de louer le Dieu trinitaire pour la miséricorde que nous recevons.»

Face à la «responsabilité pastorale commune pour répondre à la soif et à la faim spirituelles de nos fidèles d’être un dans le Christ», catholiques et luthériens veulent poursuivre leurs efforts œcuméniques, notamment à travers des actions de charité.

«Ce que nous avons en commun est bien plus grand que ce qui nous divise encore», se réjouissent les signataires, saluant l’adhésion croissante à la Déclaration commune sur la Justification, signée par la Fédération luthérienne mondiale et l’Église catholique romaine en 1999. Les méthodistes et les réformés y ont adhéré récemment, et aujourd’hui la Communion anglicane s’y associe également. «Sur ce fondement, nos communions chrétiennes peuvent nouer des liens toujours plus étroits de consensus spirituel et de témoignage commun au service de l’Évangile.»

Source et texte intégral: Radio Vatrican.fr

Communiqué du CNEF  : https://gallery.mailchimp.com/602087635bf95fa82349a5049/files/7ebafdea-0654-46c0-bdd4-b616d19204d0/Cnef_communique_500ansReforme_171102.pdf?utm_source=Newsletter+du+Cnef&utm_campaign=c4c26ca04d-EMAIL_CAMPAIGN_2017_10_30&utm_medium=email&utm_term=0_feda7341f5-c4c26ca04d-146243477

L’archiprêtre Nicolas Lossky, grande figure de l’œcuménisme, est décédé

L’archiprêtre Nicolas Lossky, figure majeure de l’émigration russe de Paris, est mort, lundi 23 octobre à l’âge de 87 ans.  il a été une voix forte de l’orthodoxie et de l’œcuménisme.
Né le 20 novembre 1929, petit-fils du philosophe russe Nicolas Lossky et fils du grand théologien orthodoxe Vladimir Lossky, Nicolas Lossky, docteur ès lettres, fut professeur de civilisation britannique à l’université de Paris-X-Nanterre où il a été, de 1970 à 1976, membre de l’équipe de direction présidée à l’époque par René Rémond.
À partir de 1976, il est professeur d’histoire de l’Église en Occident à l’Institut de théologie orthodoxe de Paris (Institut Saint-Serge).
Il occupe aussi pendant six ans, de 1990 à 1996, le poste de directeur de l’Institut Supérieur d’Etudes Oecuménique de l’Institut catholique de Paris.
Nicolas Lossky a été un acteur constant du dialogue œcuménique. Spécialiste de l’anglicanisme, le théologien a notamment été membre, de 1974 à 1998, de la commission Foi et Constitution du Conseil œcuménique des Églises, du Groupe mixte de travail entre l’Église catholique et le Conseil œcuménique des Églises de 1998 à 2006, et de la commission mixte française de dialogue catholique-orthodoxe française pendant plus de 20 ans.
Ordonné prêtre en 2006, il a desservi la paroisse Notre-Dame-joie-des-affligés et Sainte-Geneviève dans le quartier latin à Paris.
Aux avant-postes du combat pour la reconnaissance de l’orthodoxie sur la scène mondiale, le père Lossky fut également un artisan d’unité au sein du monde orthodoxe, un pont entre le Patriarcat de Moscou, dont il était prêtre, et le Patriarcat œcuménique de Constantinople.
Source: La Croix

Il est l’un des initiateurs de la création de l’Assemblée des Evêques Orthodoxes de France (voir le témoignage de sa petite fille: https://www.la-croix.com/Urbi-et-Orbi/Documentation-catholique/Eglise-dans-le-Monde/Le-pere-Nicolas-Lossky-1929-2017-conciliateur-2017-11-03-1200889257