A propos geo

Marié, Catholique, membre engagé dans la Communauté de Chemin Neuf, Co-Président de l'Association Chrétienne Oecuménique de Normandie, délégué à l’œcuménisme et à la promotion de l'unité des chrétiens du diocèse de Rouen

La réponse de Marie

Tu l’as entendu, ô Vierge : tu concevras un fils, non d’un homme – tu l’as entendu- mais de l’Esprit Saint.
L’ange, lui, attend ta réponse : il est temps pour lui de retourner vers celui qui l’a envoyé. Nous aussi, nous attendons, ô Notre Dame. Accablés misérablement par une sentence de condamnation, nous attendons une parole de pitié. Or voici, elle t’est offerte, la rançon de notre salut.Consens, et aussitôt nous serons libres. Dans le Verbe éternel de Dieu, nous avons tous été créés ; hélas, la mort fait son œuvre en nous. Une brève réponse de toi suffit pour nous recréer, de sorte que nous soyons rappelés à la vie

Ta réponse, ô douce Vierge, Adaml’implore tout en larmes, exilé qu’il est du paradis avec sa malheureusedescendance ;
Il l’implore, Abraham, il l’implore, David, ils la réclament tous instamment, les autres patriarches, tes ancêtres, qui habitent eux aussi au pays de l’ombre de la mort. Cette réponse, le monde entier l’attend, prosterné à tes genoux. Et ce n’est pas sans raison, puisque de ta parole dépendent le soulagement des malheureux, le rachat des captifs, la délivrance des condamnés, le salut enfin de tous les fils d’Adam, de ta race entière.

 

Ne tarde plus, Vierge Marie. Vite,réponds à l’ange, ou plutôt, par l’ange réponds au Seigneur.
Réponds une parole et accueille la Parole ; prononce la tienne et conçois celle de Dieu ; profère une parole passagère et étreins la Parole éternelle.

Pourquoi tarder ? Pourquoi trembler? Crois, parle selon ta foi, et fais-toi tout accueil.
Que ton humilité devienne audacieuse, ta timidité, confiante.
L’ange, lui, attend ta réponse : il est temps pour lui de retourner vers celui qui l’a envoyé. Nous aussi, nous attendons, ô Notre Dame.
Certes il ne convient pas en cet instant que la simplicité de ton cœur virginal oublie la prudence ; mais en cette rencontre unique ne crains point la présomption, Vierge prudente. Car si ta réserve fut agréable à Dieu dans le silence, plus nécessaire maintenant est l’accord empressé de ta parole. Heureuse Vierge, ouvre ton cœur à la foi, tes lèvres à l’assentiment, ton sein au Créateur.
Voici qu’au dehors le Désiré de toutes les nations frappe à ta porte. Ah! Si pendant que tu tardes il allait passer son chemin, t’obligeant à chercher de nouveau dans les larmes celui que ton cœur aime.
Lève-toi, cours, ouvre-lui : lève-toi par la foi, cours par l’empressement à sa volonté, ouvre-lui par ton consentement.

Voici,dit-elle, la servante du Seigneur : que tout se passe pour moi selon ta parole.

ST BERNARD, ABBE DE CLAIRVAUX : À la louange de la Vierge Mère. Sources Chrétiennes, n° 390.  Ed. Le Cerf. Paris 1993

Tensions entre les patriarcats de Constantinople et de Moscou

Dans le cadre des tensions entre les patriarcats de Constantinople et de Moscou, nous reproduisons l’entretien avec Jean-François Colosimo, publié dans le Figaro.

Source: https://www.paris.catholique.fr/jean-francois-colosimo-un-geste.html

Dans son édition de ce samedi 15 septembre 2018, Le Figaro était le premier quotidien généraliste à informer amplement ses lecteurs de la crise que traverse actuellement l’Église orthodoxe. Le mérite en revient à l’éminent journaliste religieux qu’est Jean-Marie Guénois, lequel a accompagné son article de fond d’une interview de Jean- François Colosimo, président du Conseil d’administration de l’Institut Saint-Serge de Paris. On retrouvera les considérations de M. Guénois dans l’édition papier du jour ou en ligne tandis que nous donnons ici, pour rappel, le texte de l’entretien. (Orthodoxie.com)

Après leur rencontre au sommet fin août, les patriarches de Constantinople et de Moscou sont à présent au bord du schisme : la question ukrainienne est-elle seule en cause ?
L’Ukraine est le détonateur d’un conflit de pouvoir qui remonte au XVIIIe siècle. L’orthodoxie est alors l’otage de deux empires ennemis, l’ottoman et le russe. L’Etat tsariste instrumentalise l’Église au service de son expansionnisme. L’Union soviétique récupère cette politique à son profit. Le Kremlin, sous Poutine, la reprend à son compte. Moscou, la « troisième Rome », n’aura ainsi cessé d’affaiblir Constantinople, la « seconde Rome » à qui revient la primauté, en opposant la force et le nombre à l’ordre et au droit. En refusant de se rendre au Grand Concile de juin 2016, attendu depuis un siècle, Cyrille a adressé à Bartholomée la formule de Staline au pape : « Combien de divisions ? ». Tragique erreur car, dans la sphère spirituelle, le symbolique l’emporte sur le matériel. Il en paye le prix aujourd’hui : si le patriarcat de Moscou estime peser la moitié du monde orthodoxe, l’Ukraine concentre la moitié de ses ressources. Sans elle, il rentre dans le rang.

Qui exagère dans cette crise, Moscou ou Constantinople ? Ou les deux, qui se mêlent peut-être de ce qui ne les regarde pas en Ukraine ?
Le conflit de juridiction est réel mais dissymétrique. Moscou se revendique de l’histoire pour perpétuer un lien de dépendance que les Ukrainiens refusent dorénavant en grande majorité, y compris une partie notable des orthodoxes. L’affaire cause un hiatus profond entre Cyrille et Poutine, jusque-là alliés, mais aux obligations et aux stratégies désormais divergentes, l’Église russe ne pouvant envisager de perdre le berceau de sa foi. Constantinople argue du droit canon : en tant qu’Église-mère, évangélisatrice de la Kiev médiévale, elle n’a jamais concédé formellement ce territoire au patriarcat de Moscou, qui lui doit par ailleurs son existence, et, en répondant aux aspirations du peuple ukrainien, elle déclare accomplir sa fonction d’arbitrage. La politique a également sa part dans cette zone tampon où se confrontent l’Est et l’Ouest, le patriarcat œcuménique étant traditionnellement proche de Washington via l’influent lobby grec qui existe en Amérique. Mais cela, c’est l’écume. Une partie plus essentielle se joue derrière les discours souvent artificiels et surannés.

Quel est l’enjeu, en définitive ? La primauté sur l’orthodoxie mondiale ? L’indépendance de l’orthodoxie avec les politiques nationales ?
Plus encore ! L’enjeu ultime, c’est la coïncidence de l’orthodoxie avec l’évangile. Le nationalisme politico-religieux a ravagé le monde orthodoxe à partir des révolutions du XIXe siècle et porté une grave atteinte à l’unité de l’Église. Prophétiquement, le patriarcat de Constantinople a condamné en 1872 cette confusion comme une forme moderne de l’hérésie. C’est à nouveau de manière prophétique que le patriarche Bartholomée tend aux orthodoxes un miroir qui fait fi de leur habituelle cécité ou hypocrisie sur leurs manquements et faiblesses. Certes, le Trône œcuménique ne va pas sans critiques quant à ses propres embarras et lui aussi a des réformes à accomplir. Certes, son intervention sur la question d’Ukraine risque paradoxalement de renforcer un chauvinisme inadmissible, voire de susciter un schisme indésirable. Mais le fait est là : le primat de l’orthodoxie a préféré la crise, qui est un moment de vérité, à l’inertie. Il a clairement dit non à l’hégémonie d’une hiérarchie russe qui, au passage, par ses errances idéologiques, trahit jusqu’au renouveau intellectuel et à l’holocauste martyre de l’Église de Russie au XXe siècle. Et, plus généralement, il crève l’abcès de nos arrangements avec la vérité.

Peut-on encore éviter le schisme ? 
La crise similaire d’Estonie a débouché, en 1996, sur une rupture de communion qui a été résolue de la pire des façons, à savoir par la coexistence de deux épiscopats, l’un moscovite et l’autre constantinopolitain, dans une sorte de négation absolue de l’ecclésiologie. L’orthodoxie doit retrouver un exercice de la primauté qui soit conforme à son principe de communion, c’est-à-dire au service de tous, mais qui soit aussi effective et capable de relever les défis du monde actuel. C’est en ce sens que la crise ne pourra être surmontée que par un sursaut théologique. Paris, avec l’Institut Saint-Serge, doit en être l’un des lieux.
Jean-François Colosimo 14 septembre 2018
Source : Le Figaro, repris sur orthodoxie.com

L’Eglise orthodoxe ukrainienne obtient l’autocephalie du Patriarcat oecuménique

Sous tutelle russe depuis 332 ans, l’Eglise orthodoxe ukrainienne obtient son indépendance

Source: Le Monde du 11 octobre 2018 

Le patriarche de l’Eglise orthodoxe ukrainienne, Philarète, lors d’une conférence de presse à Kiev, le 11 octobre.
Le patriarche de l’Eglise orthodoxe ukrainienne, Philarète, lors d’une conférence de presse à Kiev, le 11 octobre. GENYA SAVILOV / AFP

Le patriarcat de Constantinople, avec à sa tête Bartholomée Ier, considéré comme le « premier parmi ses pairs » dans le monde orthodoxe, a reconnu, jeudi 11 octobre, l’indépendance de l’Eglise orthodoxe ukrainienne. Une décision très politique.

Dans un communiqué rendu public à l’issue d’un synode de deux jours, le patriarcat œcuménique qui siège à Istanbul ne s’est en effet pas contenté de réitérer sa volonté « déjà acquise » d’octroyer l’autocéphalie à l’Eglise ukrainienne, ni même de « réintégrer dans ses fonctions hiérarchiques » le patriarche de Kiev, Philarète, excommunié depuis onze ans ; il a aussi « révoqué » le décret qui avait placé les croyants ukrainiens sous la tutelle directe du Patriarche de Moscou… en 1686.

C’est un séisme et sans doute le plus grave revers jamais essuyé par la puissante Eglise orthodoxe russe. « Par ses actes, le patriarcat de Constantinople a franchi une ligne rouge », a fustigé l’un de ses représentants, Alexandre Volkov, en agitant l’épouvantail d’un « schisme ». La décision « sans précédent » de lever l’anathème qui pesait sur Philarète, a renchéri Vladimir Legoïda, porte-parole de l’Eglise russe, « sape les fondements du système canonique orthodoxe ».

Le patriarcat de Moscou, qui devrait réunir son propre synode, le 15 mars 2019 à Minsk, en Biélorussie, est resté silencieux jeudi soir. Il pourrait décider de rompre totalement ses relations avec Constantinople, avec lequel les relations n’ont cessé de se tendre. Cela aboutirait, de fait, à un schisme inédit depuis mille ans dans la chrétienté.

Un conflit, aussi, politique

Dès l’indépendance de l’Ukraine en 1991, après la chute de l’Union soviétique, l’influence de l’Eglise russe avait commencé à être contestée. Ancien hiérarque du patriarcat de Moscou, Philarète avait créé une Eglise ukrainienne affranchie à la tête de laquelle il s’était autoproclamé patriarche, ce qui lui avait valu d’être excommunié en 1997.

Non reconnu jusqu’ici par aucune instance orthodoxe, sa place, relativement modeste, n’a toutefois cessé de croître après l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014 et le conflit meurtrier qui oppose depuis plus de quatre ans des séparatistes prorusses et les forces loyales à Kiev dans le Donbass, à l’est du pays.

Sans doute le patriarche de Moscou paie-t-il aussi sa proximité affichée avec le président russe Vladimir Poutine. En réaction, mais aussi parfois sous la contrainte, des dizaines d’édifices religieux ont petit à petit basculé du côté du « dissident » Philarète, aujourd’hui âgé de 89 ans, surtout dans la partie ouest de l’Ukraine.

« Les gens descendront dans la rue »

Le patriarcat de Moscou règne sur 11 392 édifices et 12 328 communautés de croyants (contre 3 784 édifices et 5 114 communautés qui ont rallié sa rivale). La bataille s’annonce déjà particulièrement âpre autour de la Laure des grottes de Kiev, le principal monastère et la résidence du primat.

Le patriarche Philarète lors d’une messe à la cathédrale Volodymysky à Kiev, le 11 octobre.  Le patriarcat œcuménique orthodoxe de Constantinople a reconnu, le même jour une église indépendante en Ukraine.
Le patriarche Philarète lors d’une messe à la cathédrale Volodymysky à Kiev, le 11 octobre.  EFREM LUKATSKY / AP

Quelques minutes après la fin du synode d’Istanbul qui a levé l’anathème sur lui, le patriarche de Kiev annonçait son intention ’organiser « prochainement » un synode destiné à réunir toutes les sensibilités orthodoxes. « C’est Moscou qui veut une confrontation, nous, les Ukrainiens, n’en voulons pas », a-t-il assuré devant des journalistes et une petite foule réunis, tandis que sur les réseaux sociaux, des internautes laissaient éclater leur joie.

Interrogé pour sa part sur un éventuel appel de l’Eglise orthodoxe russe à ses fidèles pour défendre sa présence, le métropolite Hilarion, chef du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou, avait déjà répondu à l’avance : « Bien sûr les gens descendront dans la rue pour défendre leur sanctuaire. » « C’est l’Eglise qui réunit la majorité des orthodoxes malgré les fausses statistiques qu’utilisent certains médias et que le patriarche Bartholomée a malheureusement crues », a-t-il affirmé, cité par les médias russes.

 

UN FORUM CHRÉTIEN FRANCOPHONE SUR LYON

Les Églises de France et d’Europe Francophone (Belgique, Suisse, Luxembourg) veulent  contribuer significativement à la découverte et à la consolidation de leurs liens fraternels.
Elles vont s’appuyer sur la vision du  Forum Chrétien Mondial, formulée en 2002 afin  d’offrir un espace de rencontre entre des responsables ecclésiaux de toutes traditions et expressions et sur l’expérience des premiers Forums de 2007 au Kenya, de 2011 en Indonésie et de 2018 en Colombie.
Récemment, plusieurs forums nationaux ou régionaux ont vu le jour (au Pays-Bas, au Bangladesh, en Indonésie, en Inde, en Tanzanie, en Pologne),
Le premier Forum Chrétien Francophone se tiendra  à Lyon, métropole européenne, dotée d’une intense histoire œcuménique.

Ce forum rassemblera 250 responsables ecclésiaux au Centre de conférences de Valpré, du 28  au 31 Octobre 2018. Il ne s’agit pas d’une conférence académique ou institutionnelle, mais d’une expérience à vivre.

Suivre ensemble le Christ

Le dialogue œcuménique s’est construit pendant plusieurs décennies  entre les Églises catholique, orthodoxe, anglicane et les Églises issues de la Réforme. Aujourd’hui, les Églises évangéliques et pentecôtistes en croissance apportent des changements significatifs dans le paysage mondial du christianisme.
Face à cette évolution, l’idée d’un Forum Chrétien Mondial voit le jour au début du 21ème siècle.
C’est un espace de rencontre et de partage pour toutes les Eglises chrétiennes Elles témoignent ainsi de leur amour pour Jésus-Christ, plus fort que les murs  séparant leurs institutions.

Programme

Durant trois jours, les délégués :

  •  Partageront ensemble leur cheminement personnel avec Jésus (groupes de partage, tables rondes, conférences)
  • Écouteront ensemble le Seigneur qui les unit (prières, célébrations, méditations de la Parole de Dieu autour du texte de Marc 3, 13-14)
  • Témoigneront ensemble  de Jésus Christ en paroles et en actes

 

Le mardi 30 octobre 2018, une soirée ouverte à tous se déroulera dans le hall de l’université catholique-site saint Paul.
Une célébration réunira les délégués et tous ceux qui veulent découvrir la richesse de nos Eglises.

 

Pour plus d’info: Forum Chrétien Francophone

Fin du schisme dans l’Eglise Orthodoxe Ethiopienne

IMPOSSIBLE DE PENSER L’ÉTHIOPIE SANS PENSER À L’ÉGLISE ORTHODOXE ÉTHIOPIENNE TEWAHEDO,
SELON LE PREMIER MINISTRE M. ABIY

 

Remontant au 4e siècle, l’Église orthodoxe Ethiopienne est une église non calcédoniènne. Elle est la première d’Éthiopie (40% de la population), qui compte aussi de larges minorités musulmane (35%) et protestante (20%). M. Abiy est lui-même de confession protestante.

« Tout en notant que cet événement pour la réconciliation marque un bond historique, le Premier ministre a souligné que c’était quelque chose qui aurait dû avoir lieu il y a longtemps ».

L’Église orthodoxe éthiopienne Tewahedo s’était scindée en deux en 1991 après la nomination d’un nouveau patriarche suite à l’arrivée au pouvoir du Front démocratique révolutionnaire des peuples éthiopiens (EPRDF) et à la fin du brutal régime militaro-marxiste du Derg.

Une Église dissidente avait alors été fondée aux États-Unis autour du patriarche, l’abuna Merkorios, nommé du temps du Derg et dont certains membres de l’Église considéraient que la coutume voulait qu’il occupât ce rôle à vie.

Les discussions entre les deux mouvements avaient commencé il y a des années, mais le réformiste Abiy Ahmed, nommé en avril, est crédité d’avoir accéléré le processus de réconciliation.

Retour de l’abuna Merkorios en Éthiopie

Pour sa première visite aux États-Unis, le Premier ministre a pris part jeudi à une cérémonie de réunification à Washington, au milieu de prêtres en soutanes noire et rouge.

« Après d’importants efforts de médiation, les deux synodes sont réunis en un Saint Synode après 27 ans de séparation »

L’accord conclu à cette occasion prévoit que l’abuna Merkorios rentrera en Ethiopie et reprendra ses fonctions de patriarche, a indiqué OCP Media Network, un site internet consacré aux différentes Églises orthodoxes, qui en publie les points principaux.
L’abuna Mathias, qui était jusque-là le seul patriarche reconnu par le pouvoir éthiopien, conservera également ce rôle et sera chargé de « mener l’Église en effectuant les tâches administratives »,selon la même source.
Aussi longtemps que les deux patriarches seront vivants, ils seront considérés sur un pied d’égalité par l’Église, prévoit encore l’accord, qui précise bien qu’à compter de ce jour il n’y a plus qu’une Église unifiée.
Le comité d’unification et réconciliation a exprimé sa plus profonde gratitude au Premier ministre Abiy Ahmed pour ses efforts importants pendant le processus de réconciliation.

Source: jeuneafrique.com

Vers l’unité « Primauté et synodalité dans le deuxième millénaire et aujourd’hui »

27-29 juin 2018 / Vatican

Délégation orthodoxe à l’occasion de la fête des saints Pierre et Paul

 

 

Une délégation du Patriarcat œcuménique, conduite par Mgr Job, archevêque de Telmessos, coprésident de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Église catholique romaine et l’Église orthodoxe s’est rendue au Vatican du 27 au 29 juin 2018 à l’occasion de la fête des saints Pierre et Paul.

« Nous nous joignons spirituellement à votre célébration en perpétuant la bienheureuse tradition d’échanger des délégations à l’occasion des célébrations de nos sièges respectifs » a déclaré le patriarche œcuménique Bartolomée dans une lettre adressée au pape François.

Lors de l’audience, l’archevêque Job de Telmessos a lu la lettre suivante du patriarche œcuménique Bartholomé, adressée au pape François:

« Votre Sainteté,

Nous sommes particulièrement ravis que la Commission internationale mixte pour le dialogue théologique entre dans une nouvelle phase et que le Comité de coordination, qui s’est réuni en septembre dernier sur l’île de Leros, ait été choisi comme sujet pour la prochaine étape du dialogue: Vers l’unité. Dans la foi: questions théologiques et canoniques.
En effet, une réflexion commune sur les problèmes théologiques et canoniques non résolus est essentielle au rétablissement de la communion entre nos Églises sœurs. Comme nous le savons, des comités de rédaction travaillent déjà sur ce sujet, ainsi que sur le très important thème « Primauté et synodalité dans le deuxième millénaire et aujourd’hui ». « Nous prions pour que la réunion du Comité de coordination en novembre prochain au monastère de Bose parvienne à finaliser ces deux documents. Et nous espérons que les divisions du passé pourront être surmontées afin d’apporter un témoignage commun à notre monde contemporain « afin que, d’un même esprit et d’une seule voix, nous puissions glorifier le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ »

La délégation, reçue préalablement par le Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, a également pu assister à la réunion du Consistoire pour la création de nouveaux cardinaux et à la messe solennelle pour la fête des saints Pierre et Paul.

(Sources: UDCn°192 et ecupatria.org)

 

La Bible un Jardin de Vie

EXPOSITION au Temple Saint Eloi place Martin Luther King à Rouen
Du samedi 6 octobre au dimanche 14 octobre,

 

Exposition « La Bible un Jardin de Vie »

 

 

 Dix panneaux soit une superficie de 66 mètres carrés, pour le texte complet de la Bible (version Nouvelle Bible Segond)
Entrée libre avec invitation à participer aux frais.

Horaires : 11h – 19h en semaine et 12h 30 – 19h les dimanches.

Des animations sont proposées chaque jour  :
A partir du dimanche 7 Octobre et chaque jour différents temps forts sont proposés :

 

de 14h à 15h : des concerts d’orgue
de 15h à 16h : des contes bibliques, des poèmes
de 16h à 17h : des temps de réflexion « La Bible et nous »
Dieu dans ma vie ?
Un Dieu qui libère …
Qu’est ce qu’un prophète ?
L’attente d’un Messie …
Qui est Jésus ?
Qu’est-ce qu’aimer ?
La résurrection, y croire ?
Qu’est ce que l’Apocalypse ?

 

Vous trouverez également un stand de librairie (en partenariat avec La Procure), avec des livres pour tous les âges .

 

 

Ordinations à la Semaine Communautaire à Sablonceaux

Vendredi 24 Août 2018 à l’Abbaye de Sablonceaux (17).

 

Ordinations presbytérales et diaconales

La célébration de l’ordination presbytérale de Clément SALAÜN-PENQUER et de Guillaume VIENNOT,
de l’ordination diaconale de Toussaint DUMBI, ÁronSISAK et Goh Rodrigue YAPI
ont été célébrées par Monseigneur Georges COLOMB, Evêque de La Rochelle et Saintes, au cours de la semaine communautaire.

Engagements à Vie 2018

Le 23 juin 2018 à l’Abbaye des Dombes.

Se sont engagés au célibat à vie pour le Royaume et
ont fait professions perpétuelles dans l’Institut du Chemin Neuf :

Stéphanie BARBAN, Annadeline BURGNARD, Maria Olga DIAZ ESTEBAN,
Toussaint DUMBI, Maher EL HAGE, Damien GENBRUGGE, Thomas GEZE,
Jacqueline KANYANGE, Rita KISPÁL, Marie Jeanne KOFFI, Hubert NAGEL,
Sarah NG TIM HUNG, Gisèle NOIRAN, Séverine PEROUSE DE MONTCLOS,
Ryan RABATHALY, Yvon-Amour SIMBARE, Áron SISAK, Christian SOLOFONIRINA
Maureen SOOKAHET, Goh Rodrigue YAPI.

Se sont engagés à vie dans la Communauté du Chemin Neuf :

Stéphanie BARBAN, Annadeline BURGNARD, Maria Olga DIAZ ESTEBAN,
Toussaint DUMBI, Maher EL HAGE, Damien GENBRUGGE, Mauro & Antonella GHIGNONE, Thomas GEZE, Jacqueline KANYANGE, Rita KISPÁL, Marie Jeanne KOFFI,
Hubert NAGEL, Séverine PEROUSE DE MONTCLOS, Raphaël & Marie SALMON,
Yvon-Amour SIMBARE, Áron SISAK, Goh Rodrigue YAPI.

lors d’une eucharistie présidée par Mgr. Giacomo MORANDI,
archevêque secrétaire de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi

 

 

 

Que devient le Monastère de Tibhirine

Que devient le Monastère de Tibhirine

Faisons tout d’abord un petit rappel historique. Les trappistes (moines cisterciens de la stricte observance) se sont installés une première fois en Algérie au 19ème siècle entre 1843 et 1904 à Staoueli à 20 km d’Alger. Ils étaient plus de 100 moines.

Les moines veulent revenir au 20ème siècle et achètent en 1938 le domaine de Tib-Harine (jardins potagers en berbère) propriété de l’avocat Benoit Mosca. Tib-Harine deviendra Tibhirine en 1962. Ce domaine de 374 ha à 1000 mètres d’altitude est proche la ville de Médéa mais suffisamment isolé pour respecter leur besoin de solitude.
Le monastère a été érigé en abbaye en 1947 ; frère Luc venait d’arriver. Le dispensaire, qu’il ouvre aussitôt pour la population voisine constitue assez vite un lien fort avec l’extérieur. Quelques moines décident de rester en 1962 lors de l’indépendance de l’Algérie. Le cardinal Duval réussit à convaincre les responsables cisterciens de maintenir une communauté sur place grâce à l’arrivée de nouveaux moines.
Les moines de Tibhirine ont donné la quasi totalité du domaine à l’Etat Algérien dès 1964 en ne conservant que 14 ha dont 8 ha de terres agricoles.

En 1984 la communauté élit un nouveau prieur le père Christian de Chergé. Après avoir tous décidé de rester en 1993 malgré les menaces et les événements tragiques de la décennie noire, sept d’entre eux sont enlevés dans la nuit du 26 au 27 Mars 1996 et exécutés en Avril ou Mai 1996.

Avec la venue de 5 moines d’autres abbayes, les 2 « rescapés » frère Amédée et frère Jean-Pierre essaient de relancer la vie monastique. Les normes exigées de sécurité ne s’accordent pas au rythme cistercien de prière et de travail. Aussi, après avoir planté environ 1 600 arbres fruitiers, pommiers surtout, ils confient en Mai 2001 le domaine au diocèse d’Alger qui appelle le père Jean-Marie Lassausse prêtre de la Mission de France. Celui-ci a une formation agricole et avec deux ouvriers algériens Samir et Youssef ils exploitent les 8 ha de cultures principalement des arbres fruitiers.

En 2010 Xavier Beauvois réalise un film « Des hommes et des Dieux » sur les moines de Tibhirine qui retrace leur vie quotidienne et leurs angoisses face à la montée de la violence dans le pays durant les mois précédant leur enlèvement. Ce film a un succès considérable compte tenu du sujet (plus de 3 millions de spectateurs) et contribue à la notoriété du monastère en France et à l’international .

En Août 2016 le diocèse d’Alger en la personne du père Paul Desfarges appelle la Communauté du Chemin Neuf à prendre la suite. Le père Henri Teissier évêque d’Alger de 1988 à 2008 avait déjà demandé à de nombreuses communautés de venir.

Quel est le rôle de la Communauté du Chemin Neuf (CCN) aujourd’hui ? Il est de plusieurs ordres : maintenir une vie de prière et une tradition d’hospitalité en ce lieu dédié à la fraternité, entretenir les lieux et exploiter les terres agricoles, élargir sa vocation pour l’Unité des Chrétiens au dialogue entre les personnes de religions différentes.

Actuellement nous parons au plus pressé l’exploitation agricole, l’entretien de la maison et l’accueil des nombreux visiteurs qu’ils soient des membres des communautés chrétiennes d’Algérie dans une hôtellerie d’une dizaine de lits, des familles d’expatriés, de quelques groupes de touristes mais surtout des visiteurs algériens de plus en plus nombreux attirés par ce lieu de mémoire. Ces visiteurs se chiffrent par centaines chaque mois. Certains viennent par exemple par amitié car beaucoup d’entre eux ou de leur famille ont été soignés par le frère Luc (Frélou!) Mais si les sept moines sont martyrs c’est à dire témoins de leur foi et de leur amitié pour le peuple Algérien ; on peut dire aussi pour reprendre l’expression de l’écrivain Karima Berger que « c’est l’hospitalité Algérienne qui a été martyrisée à Tibhirine », nos visiteurs veulent en témoigner.

La présence de la CCN se limite aujourd’hui à trois frères, deux prêtres Eugène et Bruno, Yves et une sœur célibataire consacrée Félicité qui a pris la suite du père Jean-Marie Lassausse pour les travaux agricoles avec les fidèles Youssef et Samir. Ils reçoivent des aides bénévoles ponctuelles.

Pour l’entretien de la maison les besoins sont importants. Le monastère dont certains bâtiments ont plus de 100 ans et d’autres datent des années 1950 a été érigé pour héberger une vie commune de cinquante moines ! L’ancienne ferme coloniale du 19ème a un besoin urgent de refaire sa toiture (notre photo – un semi-remorque de tuiles). L’hôtellerie manque de confort. Le chauffage central n’a pas fonctionné depuis plusieurs décennies….

Que nous réserve l’avenir nous ne le savons pas mais Tibhirine est un pont entre les peuples Algériens et Français, entre l’Islam et le Christianisme.

 

Arnaud Motte, ccn  Vincennes
30 mai 2018

 

 

 

Site internet du monastère de Tibhirine

Page Facebook du monastère de Tibhirine

Bibliographie sur les moines de Tibhirine géré par l’abbaye d’Aiguebelle

ccn