A propos geo

Marié, Catholique, membre engagé dans la Communauté de Chemin Neuf, Co-Président de l'Association Chrétienne Oecuménique de Normandie, délégué à l’œcuménisme et à la promotion de l'unité des chrétiens du diocèse de Rouen

Site internet http://www.labiblearouen.org/

 

Lundi 18 janvier 2021 à 19h
La Bible à Rouen vous invite à une Conférence-débat sur Zoom :

 

Christianisme et culture sans Dieu

Pourquoi l’acte de lecture de la Bible est-il décisif aujourd’hui

 

 par le Pasteur François Clavairoly
Président de la Fédération protestante de France

 

François Clavairoly est Président de la Fédération protestante de France depuis 2013 et membre du Groupe des Dombes. 
Pasteur à Rouen de 1982 à 1988, il a présidé de 2002 à 2007 la communion protestante luthéro-réformée, et a joué un grand rôle dans la création de l’Église protestante unie de France. Depuis 2015, il assure la présidence de la Conférence des responsables de culte en France

 

 Pour que nous puissions vous envoyer le lien,
merci de vous inscrire par mail, avant le 15 janvier, à

 

 

Eglise et unité_XIa_Les différentes églises issues du mouvement réformateur du 16° siècle

 

 

Les Eglises presbytériennes

Le presbytérianisme est une forme du protestantisme calviniste qui s’est développée en Écosse, puis notamment en Irlande du Nord et aux États-Unis.
Les bases théologiques et ecclésiales en sont communes avec les églises réformées, mais l’usage a consacré le terme presbytérien pour désigner les églises, essentiellement anglophones, qui se situent dans une tradition héritée de l’Église d’Écosse.
Les calvinistes anglais (qui sont généralement appelés puritains) sont pour la plupart restés au sein de l’Église d’Angleterre qui conserve une confession de foi calviniste : la Confession de foi de Westminster.
Ceux qui ont voulu rendre l’Église totalement indépendante de l’État sont devenus les congrégationalistes (aussi appelés independents ou non-conformistes).
Les efforts missionnaires très importants des presbytériens ont conduit à la création de nombreuses Églises presbytériennes dans le monde et notamment aux Etats-Unis

 

Amérique du nord
Les Etats-Unis
La plus grande dénomination presbytérienne américaine actuelle, l’Église presbytérienne (États-Unis) (PC (USA)) est l’héritière de cette première Église presbytérienne, de même que les Églises suivantes qui s’en sont séparées à diverses occasions :
soit à l’occasion du grand réveil ou du second grand réveil :
  • Église presbytérienne Cumberland (CPC), fondée en 1810 à la suite du second grand réveil
  • Église presbytérienne Cumberland en Amérique, détachée de la précédente en 1974 pour former une Église afro-américaine
  • soit à l’occasion de la guerre de sécession et du conflit sur la tolérance ou non de l’esclavage aux États-Unis, mais ces divisions ont pris fin en 1983 lors de la création de la PC (USA),
  • soit à l’occasion des polémiques moderniste-fondamentaliste des XIXe et XXe siècles :
  • Église presbytérienne orthodoxe (OPC), fondée en 1936
  • Bible Presbyterian Church (en) (BPC), détachée de la précédente en 1937, d’orientation fondamentaliste
soit encore, entre les années 1970 et 2012, en réaction à ce qui est perçu par de nombreux conservateurs comme une dérive libérale de la PC (USA) :
  •  Presbyterian Church in America (PCA), fondée en 1973, deuxième plus importante église presbytérienne des États-Unis
  • Église presbytérienne évangélique (EPC), fondée en 1981
  • Evangelical Covenant Order of Presbyterians (en) (ECO), créée en 2012
  • Reformed Presbyterian Church in the United States (en) (RPCUS), créée en 1983
  • Reformed Presbyterian Church General Assembly (en) (RPCGA), séparée de la précédente en 1991
  • Reformed Presbyterian Church – Hanover Presbytery (en) (RPC-Hannover), séparée de la précédente en 1991
  • Covenant Presbyterian Church (en) (CPC), séparée de la RPCGA ci-dessus en 2006.
  • First Presbyterian Church à Phoenix, en Arizona
Certaines divisions étaient intervenues au sein de l’Église d’Écosse avant l’émigration aux États-Unis.
Ces églises presbytériennes convenantaires ou sécessionnistes ont également migré et ont été fondées sur le sol américain respectivement en 1753 et en 1774. Certaines de ces Églises se sont réunies en tout ou partie aux Églises du premier groupe, notamment à la principale d’entre elles, l’Église presbytérienne (États-Unis), mais les Églises suivantes issues de ces traditions covenantaire et sécessionniste sont restées indépendantes à ce jour :
  • Reformed Presbyterian Church of North America (RPCNA)
  •  Associate Reformed Presbyterian Church (ARP), fondée en 1810
  • Presbyterian Reformed Church, fondée en 1965 en Ontario, avec des paroisses au Canada et aux États-Unis
  • Westminster Presbyterian Church in the United States (WPCUS), fondée en 2006 à l’instigation du théologien écossais John Murray
  • Free Presbyterian Church of North America (FPCNA), hostile à l’œcuménisme, fondée en 1951.
À ces Églises issues de l’immigration écossaise et irlandaise, s’ajoutent de nouvelles Églises presbytériennes issues de l’immigration en provenance d’anciens champs de mission presbytériens comme la Korean American Presbyterian Church, fondée en 1978
Le tableau ci dessous exprime la complexité de cette histoire:
.

Canada

Au Canada, la plus grande dénomination presbytérienne – et en fait la plus grande dénomination protestante – était l’Église presbytérienne au Canada, formée en 1875 par la fusion de quatre groupes régionaux.
En 1925, l’Église unie du Canada a été formée en réunissant la majorité des paroisses presbytériennes, en association avec l’Église méthodiste du Canada et l’Union congrégationaliste du Canada.
Une importante minorité de presbytériens canadiens, principalement dans le sud de l’Ontario, s’est cependant retirée et s’est reconstituée en tant qu’organisme presbytérien indépendant continué. Ils ont repris l’usage du nom d’origine d’Église presbytérienne au Canada en 1939.
L’Église unie du Canada compte environ 2 millions de membres et l’Église presbytérienne au Canada environ 400 000.

 

Amérique latine.

Le presbytérianisme est arrivé en Amérique latine au XIXe siècle.

Mexique

La plus grande Église presbytérienne est l’Église nationale presbytérienne du Mexique (Iglesia Nacional Presbiteriana de México,
mais il existe d’autres petitesdénominations comme l’Église presbytérienne réformée associée au Mexique, fondée en 1875 par l’Église réformée associée en Amérique du Nord, l’Église presbytérienne indépendante, l’Église réformée presbytérienne au Mexique ou l’Église presbytérienne conservatrice nationale au Mexique.

 

Brésil
Au Brésil, l’Église presbytérienne du Brésil (Igreja Presbiteriana do Brasil) compte environ 1 011 000 membres. Il existe plusieurs autres Églises presbytériennes au Brésil qui regroupent environ 350 000 membres.

 

Belize
L’église presbytérienne du Belize compte 14 paroisses et un séminaire réformé y a été fondé en 2004.

 

Autres états d’Amérique latine
Des Églises presbytériennes existent dans les autres pays d’Amérique latine, notamment au Pérou, en Bolivie, à Cuba, à Trinité-et-Tobago, au Venezuela, en Colombie, au Chili, au Paraguay, au Costa Rica, au Nicaragua et en Argentine, mais chaque fois avec peu de membres. Il y a probablement un peu plus de quatre millions de presbytériens en Amérique latine.

 

Afrique

Le presbytérianisme est arrivé en Afrique dès le XVIIIe siècle mais surtout au XIXe siècle grâce au travail de missionnaires anglais, suisses, allemands ou écossais.
Les Églises presbytériennes se sont beaucoup développées et sont maintenant présentes dans au moins 23 pays d’Afrique.

 

Asie

 Corée du Sud
La Corée du Sud compte 9 millions sont presbytériens, répartis entre une centaine de dénominations différentes.

 

Taïwan
L’Église presbytérienne de Taïwan (PCT) est de loin la plus grande dénomination protestante de Taïwan, avec quelque 238 000 membres en 2009 (y compris la majorité des indigènes de Formose).

 

Inde
Dans l’État indien majoritairement chrétien du Mizoram, le presbytérianisme est la première confession chrétiennes. Il y a été implanté par des missionnaires gallois à partir de 1894.  L’Église presbytérienne en Inde a été intégrée en 1970 à l’Église unie de l’Inde du Nord (créée en 1924). C’est la plus grande dénomination presbytérienne en Inde.

 

 

Océanie

 Australie
En Australie, le presbytérianisme est la quatrième plus grande dénomination chrétienne avec près de 600 000 membres actifs d’après le recensement du Commonwealth de 2006.
En 1977, les deux tiers de l’Église presbytérienne d’Australie, avec la plupart de l’Union congrégationaliste d’Australie et toute l’Église méthodiste d’Australasie, se sont regroupés pour former l’Église unifiante d’Australie (Uniting Church of Australia) qui compte aujourd’hui 350 000 membres actifs.
Le troisième tiers, qui ne s’est pas uni, s’est déterminé en fonction de son attachement culturel à sa tradition propre, mais souvent aussi en fonction d’opinions théologiques ou sociales conservatrices.

 

Nouvelle-Zélande
À l’origine, il y avait deux branches du presbytérianisme en Nouvelle-Zélande.Les deux Églises ont fusionné en 1901, formant ce qui est aujourd’hui l’Église presbytérienne d’Aotearoa Nouvelle-Zélande (PCANZ). Il existe également une église presbytérienne plus conservatrice appelée Grace Presbyterian Church of New Zealand

 

Vanuatu
Le presbytérianisme a été introduit au Vanuatu par des missionnaires écossais. C’est le seul pays du Pacifique Sud à avoir une tradition et une présence presbytérienne importante. (Presbyterian Church in Vanuatu, PCV)

 

 

 

Lieu, présence, résurrection. Relectures de phénoménologie eucharistique

Lieu, présence, résurrection. Relectures de phénoménologie eucharistique

de Matthieu Rouillé d’Orfeuil, prêtre, directeur du séminaire Français de Rome.

Ed du Cerf Paris 2016. Collection Cogitatio Fidei – N° 300

« Comment penser la « présence réelle » du Christ dans l’eucharistie sans la chosifier ? L’auteur propose une approche phénoménologique du sacrement en s’appuyant sur Martin Heidegger – avec également des références à Louis Lavelle, Jean-Luc Marion, Emmanuel Falque et Jean-Yves Lacoste – pour mettre en cause assez radicalement le recours à la notion de substance.

L’auteur déploie sa réflexion dans une série de relectures – Augustin, Jean Scot Érigène, Paschase Radbert, Thomas d’Aquin, Bonaventure – et voit se dessiner une autre manière possible de rendre compte de la « transsubstantiation », selon un schème relationnel qui n’oublie pas que l’eucharistie est d’abord nourriture, en vue de l’acte qu’est la communion, dans laquelle le Christ vivifie en l’Église son propre corps.

L’Église renonce alors à « avoir » sa présence, pour « être » sa présence ; et la fin de l’eucharistie, c’est l’unité de cette Église qui se reçoit humblement de ce présent offert.
Quel sens, alors, donner à l’adoration eucharistique si souvent pratiquée en milieu catholique ? En étant signe de Celui qui se donne et pourtant nous échappe, elle bouleverse le croyant dans son rapport à soi et au monde.
Voilà un essai extrêmement stimulant, qui renouvelle profondément la manière de penser et de vivre l’eucharistie. »[1]

 

Cette thèse de théologie de Matthieu Rouillé d’Orfeuil est passionnante, même pour ceux qui comme moi ne sont ni philosophes ni théologiens.
A aborder avec beaucoup d’humilité et de persévérance mais qui renouvelle et élargit la compréhension de ce qu’est l’eucharistie

[1] GRIEU, ÉTIENNE. Lieu, présence, résurrection Etudes. Juin 2017. [En ligne]. Consulté le 5 juillet 2020. Disponible sur le web : https://www.revue-etudes.com/article/lieu-presence-resurrection-18548.

 

 

Le Prix Harding-Meyer en œcuménisme 2020

    Le Prix Harding-Meyer en œcuménisme 2020 a été décerné à trois lauréats, dont la pasteure mennonite Anne-Cathy Graber ccn, cotitulaire de la chaire de théologie œcuménique du Centre Sèvres – Facultés jésuites de Paris, membre du Groupe des Dombes, et membre du comité de rédaction de la revue « Unité des chrétiens ».

Elle est membre de la Communauté du Chemin Neuf

Elle a été récompensée pour son œuvre : « Marie. Une lecture comparée de Redemptoris Mater Jean-Paul II et du Commentaire du Magnificat {Luther) à la lumière des dialogues œcuméniques» (Ed. du Cerf, collection Patrimoine. Paris 2017).  

Reprenant la méthodologie de Harding Meyer, elle montre qu’il existe, dans de nombreux points jusque-là controversés, un consensus différenciant (actant des formulations différentes ou complémentaires d’expression d’une doctrine, qui ne contredisent pas son contenu) même si certaines questions exigent un dialogue complémentaire

Source: texte et photos
Revue unité des Chrétiens juillet 2020