Eglise et unité_Xc_La troisième guerre (1568-1570)

La paix de Longjumeau est fragile car le pouvoir royal ne fait plus confiance au prince de Condé, et l’idée d’une coordination internationale des catholiques pour la répression du protestantisme s’accrédite de plus en plus.
La paix de Longjumeau permet surtout aux belligérants d’organiser leurs armées.

 

Troisième guerre (1568-1570)

Quelques mois après la signature de la paix, la guerre reprend.
Les catholiques tentent de capturer par surprise le prince de Condé, au château de Noyers, près de Sens en Bourgogne, et l’amiral de Coligny, au château de Tanlay, dans l’Yonne également, le 29 juillet 1568.
Le projet échoue et les chefs protestants se rassemblent avec leurs armées à La Rochelle où Coligny et Condé ont trouvé refuge ainsi que Jeanne d’Albret, son fils Henri de Navarre et Andelot. Les protestants craignent d’être exterminés.
Le 12 septembre 1568, une bulle de Pie V ordonnant la croisade contre les hérétiques est enregistrée au Parlement de Toulouse. Elle ne fait que confirmer les craintes des protestants.
L’ensemble de la campagne se déroule dans l’Ouest de la France, au Sud de la Loire. L’objectif de l’armée royale est de s’emparer des villes protestantes situées entre la Charente et la Dordogne.

Le duc d’Anjou remporte le 13 mars 1569 à Jarnac une victoire, où le prince Louis de Condé trouve la mort.

Coligny qui lui succède à la tête des calvinistes, nomme Henri de Navarre qui a alors 17 ans et Henri de Condé chefs de l’armée huguenote, mais demeure en réalité le seul chef véritable.

Côté catholique, Anjou ne parvient pas à exploiter sa victoire, faute d’artillerie suffisante et ne réussit pas à prendre Cognac. Il n’a pas non plus de
troupes suffisantes pour fournir en garnison les villes prises aux protestants.

L’amiral de Coligny est battu le 3 octobre par le duc d’Anjou à la bataille de Moncontour, au nord-ouest de Poitiers.
Six à dix mille protestants sont tués ou faits prisonniers, et les catholiques achèvent les prisonniers, en représailles de la bataille de La Roche-L’Abeille. C’est une très lourde défaite des protestants.

 

Les opérations militaires tournent à l’avantage de l’armée royale qui reprend une à une les villes protestantes du Poitou.
Les négociations reprennent et aboutissent à une trêve des armes par la capitulation de Saint-Jean-d’Angély, le 3 décembre 1569.

 

Pendant les négociations, Coligny qui a réuni les lambeaux de l’armée, continue sa retraite par le Midi. Il passe en Languedoc et remonte ensuite le long de la vallée du Rhône. À la grande surprise des catholiques, il remporte sur Cossé la bataille d’Arnay-le-Duc le 27 juin 1570. Il s’établit ensuite à la Charité-sur-Loire, bloquant la route du Midi aux catholiques.

Cet évènement précipite la signature d’une nouvelle trêve, l’édit de Saint-Germain, le 8 août 1570.

 

Edit de Saint-Germain [1]

Il accorde aux protestants une liberté limitée de pratiquer leur culte dans les lieux où ils le pratiquaient auparavant ainsi que dans les faubourgs de 24 villes (2 par gouvernement).

Ce traité garantit quatre places de sûreté aux protestants : La Rochelle, Cognac, Montauban et La Charité.

 

[1] http://www.histoirepassion.eu/?1570-Edit-de-Saint-Germain-en-Laye-edit-de-pacification-par-Charles-IX

 

 

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