Eglise et unité_XII Le point sur les Eglises a l’aube du 19°siècle

 

Les églises ont trouvé une sorte d’équilibre instable
Une partie de l’Europe du nord passe à la réforme.

 

l’Angleterre connait le chaos politique et religieux avec Cromwell.

 

Henri Bullinger poursuit à Zurich son œuvre réformatrice et conclut en 1549 avec Calvin le « Consensus Tigurinus », qui contribua largement à unir les réformes de Calvin et de Zwingli dans la confession qu’on appelle aujourd’hui « réformée ».
Théodore de Bèze continue à Genève -avec plus de modération- l’œuvre de Calvin.
Après l’effondrement des réformés radicaux révolutionnaires, les anabaptistes pacifiques vont se grouper dans des Eglises de « professants » et donner naissance aux églises évangéliques.
Aux Pays-Bas, Menno Simons publie Fondation de la doctrine chrétienne un livre théologique sur les croyances et pratiques anabaptistes. Cette publication et d’autres ont contribué à la formation de l’Eglise Mennonite, dont certaines doctrines inspireront plus tard aussi le christianisme évangélique.
Au XVIe siècle, la Réforme s’ancre également en France, malgré d’affreux massacres, comme celui de la Saint-Barthélemy, et trouve un apaisement relatif et temporaire par l’octroi de l’Edit de Nantes par le roi Henri IV en 1598, qui sera aboli en 1685 par Louis XIV.

 

Pendant l’épanouissement de la Réforme, l’Eglise catholique n’est pas restée inactive.

La papauté s’est enfin décidée à convoquer un concile réformateur à Trente, qui portera ses plus beaux fruits au XVIIe siècle.

 

L’Empire ottoman tolère la hiérarchie catholique en Hongrie après sa conquête (1526), tout en favorisant la diffusion du protestantisme, adversaire de la Papauté et de l’Autriche (dans le contexte des assauts contre Vienne en 1683).

 

L’orthodoxie, sous l’Empire ottoman.

Elle est à la fois persécutée et tolérée ; les quatre patriarcats traditionnels de Constantinople, Alexandrie, Antioche et Jérusalem, connaissent une existence précaire.
Concernant l’Église orthodoxe, tous ses croyants sujets du Sultan formaient le millet des Rum (ex-sujets de l’Empire romain d’orient), quelles que fussent leurs langues; qu’ils aient relevé du Patriarcat de Constantinople, ou du Patriarcat serbe de Peć  ou des Métropoles roumaines de Valachie et Moldavie.
En même temps, les grands centres de spiritualité orthodoxe, en particulier les monastères de Sainte-Catherine au Sinaï et ceux de la  » Sainte Montagne « , le Mont Athos en Grèce, continuent de rayonner même sous la domination musulmane.

 

La Grèce est libérée du joug ottoman en 1832, la Bulgarie et la Serbie en 1878 et leurs Églises deviennent autocéphales.

 

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