Le salut n’est pas à vendre !

Au Havre,les 4 et 5 février
Dans le cadre des animations régionales autour des 500 ans de la réforme , une rencontre exeptionnelle:

 

2017 02 Session oec Le Havret

 

André Birmelé accompagnera cette réflexion tout au long du week-end. Il nous fera revisiter ce qui est au fondement de la Réforme protestante, tout en nous conduisant dans l’actualité de cette question. Il en pointera également les enjeux œcuméniques.

 

Plusieurs rendez-vous sont proposés, ouverts à tous et gratuits :

Le salut n’est pas à vendre : regards croisés:

Table ronde interreligieuse le samedi 4 février, de 15h à 16h30, au temple du Havre : comment ce slogan, « le salut n’est pas à vendre », résonne pour nos frères et sœurs juifs, catholiques et musulmans ?

Avec la participation de :
> Jean-Luc Brunin, évêque du diocèse du Havre
> Youssef Cherraj, imam de la mosquée Es-Salam et du centre Islamique du Havre
> Victor Elgressy, président de l’association cultuelle israélite du Havre

Le salut. La grâce en disgrâce ?

Conférence d’André Birmelé le samedi 4 février, de 20h30 à 22h, au temple du Havre.

 Être juste devant Dieu.

Culte le dimanche 5 février à 10h30 au temple du Havre. La prédication sera assurée par André Birmelé.

Contacts :
Marion Heyl
06 74 64 38 75

Etre, ensemble, de la famille de Dieu.

 

« Noël est notre joie ! La joie d’une naissance, la joie de la foi, la joie de l’ Evangile. Une joie qui réjouit les enfants encore innocents, et leur ouvre un horizon d’amour infini. Jésus vient aimer. Je vous souhaite cet amour. Il y a toujours de l’enfant innocent en chacun.

Noël est notre force ! La force de l’amour, la force de la tendresse, la force de la semence. Rien ne peut s’opposer à la vie venue d’en-haut, ni la haine, ni notre péché. Jésus vient  pardonner. Je vous souhaite le cadeau du pardon, en famille, en communauté, en voisin. »

Message de Noël de Mgr Lebrun, archevêque de Rouen

 

Il y a un vieux dicton qui dit : « On choisit ses amis, on ne choisit pas sa famille ! »

Et pourtant …
Ce qui nous est donné en Christ, ce n’est pas d’être amis, mais c’est d’être frère.
C’est d’être, ensemble, de la famille de Dieu.

 

Comme la samaritaine dans l’évangile de Jean, nous avons à venir auprès du Seigneur, à ce puits qu’est la Parole de Dieu.
Le faisons-nous, comme elle, en ayant garde de rencontrer personne qui remette en cause nos petits arrangements avec nous-même, ou bien venons-nous  « à l’heure du soir » au bonheur de la vérité de la parole du Christ, priée et méditée en commun, portée par mon frère, ma sœur, d’une autre tradition chrétienne ?
Sommes-nous, comme les Juifs et Samaritains, porteur de nos querelles religieuses ou bien accepterons-nous de recevoir de Jésus-Christ, au cœur même de nos différences,  des paroles « qui deviendront en nous des sources jaillissant en vie éternelle »

 

L’œcuménisme  c’est quoi ?
Un débat de spécialistes ?
Une semaine de prière une fois  par an ?
Si ce n’est que cela ça ne m’intéresse pas.

 

Dans cette année de commémoration du 5° centenaire du début de la réforme la semaine de prière pour l’unité des chrétiens a pour thème: « Nous réconcilier: l’amour du christ nous y presse »:

« C’est au nom du Christ que nous sommes en ambassade, et par nous, c’est Dieu lui-même qui, en fait, vous adresse un appel. Au nom du Christ, nous vous en supplions, laissez-vous réconcilier avec Dieu. » (2Co 5,20)

 

Rencontrer nos frères et nous réconcilier avec eux, c’est entrer dans la joie du Père.

Bon et saint et joyeux noël

 

Au plaisir de vous retrouver.
Et d’ici là que le Seigneur garde et bénisse tous et chacun. 

Geo

Retraite Jéricho (18-25 ans)

Les inscriptions se font maintenant sur liste d’attente… 🙂

5 jours de prière, selon les Exercices sprirituels de Saint Ignace : se mettre à l’écoute de la Parole de Dieu, appendre à prier, reconnaître l’appel de Dieu et y répondre.

Prends le temps de t’arrêter pour apprendre à faire des choix à la lumière de l’Esprit Saint : dans tes études, tes relations, ton appel…

Au programme

MATIN (en silence)

OFFICE | ENSEIGNEMENT | PRIERE PERSONNELLE | EUCHARISTIE

APRES-MIDI

DETENTE | SPORTS | ACCOMPAGNEMENT SPIRITUEL | ATELIERS ARTISTIQUES | PARTAGE EN GROUPES | ADORATION

SOIREE

LOUANGE | TEMOIGNAGES | RECONCILIATION | NOUVEL AN !

Unité des chrétiens: ni uniformité ni absorption, explique le pape

10 NOVEMBRE 2016

 Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens © L’Osservatore Romano

L’unité des chrétiens ne peut pas consister en une « uniformité » ni en une « absorption », a déclaré le pape François en recevant au Vatican les participants à la session plénière du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens le 10 novembre 2016. Il leur a confié que  l’unité des chrétiens est « une de (ses) principales préoccupations ».

Devant les participants réunis autour du thème « Unité des chrétiens : quel modèle de pleine communion ? », le pape a démasqué certains « faux modèles de communion » : l’unité n’est pas d’abord « un objectif » mais « un chemin » qui requiert patience et ténacité. Elle « ne supprime pas les conflits et n’efface pas les contrastes ».

« L’unité se fait en marchant », a insisté le pape François : « Quand nous marchons ensemble, (…) que nous prions ensemble, que nous collaborons dans l’annonce de l’Évangile et dans le service des laissés-pour-compte, nous sommes déjà unis. Toutes les divergences théologiques et ecclésiologiques qui divisent encore les chrétiens ne seront dépassées que sur ce chemin ».

L’unité n’est pas non plus « uniformité »: « Les différentes traditions théologiques, liturgiques, spirituelles et canoniques qui se sont développées dans le monde chrétien, lorsqu’elles sont authentiquement enracinées dans la tradition apostolique, sont une richesse et non une menace pour l’unité de l’Église. Chercher à supprimer une telle diversité, c’est aller contre l’Esprit-Saint ». Pour le pape François, « c’est un devoir œcuménique de respecter les légitimes diversités ».

Enfin, « l’unité n’est pas absorption », a poursuivi le pape : elle « ne comporte pas un œcuménisme ‘en marche arrière’ selon lequel chacun devrait renier sa propre histoire de foi ; et elle ne tolère pas non plus le prosélytisme ». « L’œcuménisme est vrai quand on est capable de détourner l’attention de soi, de se propres argumentations et formulations, vers la Parole de Dieu (…). Les différentes communautés chrétiennes sont appelées non pas à ‘se faire concurrence’ mais à collaborer ».

 

Discours du pape François

Messieurs les cardinaux,
Chers frères évêques et prêtres,
Chers frères et sœurs,

Je suis heureux de vous rencontrer à l’occasion de votre session plénière qui traite du thème « Unité des chrétiens : quel modèle de pleine communion ? »

Je remercie le cardinal Koch pour les paroles qu’il m’a adressées en votre nom à tous. Au cours de cette année, j’ai eu l’opportunité de vivre de nombreuses rencontres œcuméniques importantes, ici à Rome ou pendant mes voyages. Chacune de ces rencontres a été pour moi source de consolation parce que j’ai pu constater combien le désir de communion est vivant et intense. En tant qu’évêque de Rome et Successeur de Pierre, conscient de la responsabilité qui m’est confiée par le Seigneur, je désire redire que l’unité des chrétiens est une de mes principales préoccupations et je prie pour qu’elle soit toujours plus partagée par tous les baptisés.

L’unité des chrétiens est une exigence essentielle de notre foi, une exigence qui jaillit de l’intime de notre être en tant que croyants en Jésus-Christ. Nous invoquons l’unité parce que nous invoquons le Christ. Nous voulons vivre l’unité parce que nous voulons suivre le Christ, vivre son amour, jouir du mystère de son être qui est un avec le Père, qui est l’essence de l’amour divin. Jésus lui-même, dans l’Esprit-Saint, nous associe à sa prière : « comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, […] moi en eux, et toi en moi. Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. […] pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux. » (Jn 17,21.23.26). Selon la prière sacerdotale de Jésus, ce à quoi nous aspirons est l’unité dans l’amour du Père qui vient à nous, donné en Jésus-Christ, amour qui informe aussi la pensée et les doctrines. Il ne suffit pas d’être d’accord dans la compréhension de l’Évangile, mais il faut que nous tous, croyants, soyons unis au Christ et dans le Christ. C’est notre conversion personnelle et communautaire, notre configuration graduelle en lui (cf. Rm 8,28), notre vie vécue de plus en plus en lui (cf. Ga 2,20) qui nous permettent de grandir dans la communion entre nous. C’est l’âme qui soutient aussi les sessions d’étude et toutes les autres sortes d’effort pour parvenir à des points de vue plus rapprochés.

En gardant bien ceci à l’esprit, il est possible de démasquer certains faux modèles de communion qui, en réalité, ne portent pas à l’unité mais la contredisent dans son essence.

 

Avant tout, l’unité n’est pas le fruit de nos efforts humains ni le produit construit par des diplomaties ecclésiastiques, mais c’est un don qui vient d’en-haut.
Nous, les hommes, nous ne sommes pas en mesure de faire l’unité tout seuls, et nous ne pouvons pas en décider les formes et les temps. Quel est alors notre rôle ? Que devons-nous faire pour promouvoir l’unité des chrétiens ? Notre devoir est d’accueillir ce don et de le rendre visible à tous. De ce point de vue, l’unité, avant d’être un objectif, est un chemin, avec ses feuilles de route et ses rythmes, ses ralentissements et ses accélérations, et aussi ses haltes. L’unité comme chemin requiert des attentes patientes, de la ténacité, de la fatigue et de l’engagement ; elle ne supprime pas les conflits et n’efface pas les contrastes, au contraire, parfois elle peut les exposer au risque de nouvelles incompréhensions. L’unité ne peut être accueillie que par celui qui décide de se mettre en chemin vers un but qui, aujourd’hui, pourrait paraître plutôt lointain. Toutefois, celui qui parcourt cette route est réconforté par l’expérience continuelle d’une communion joyeusement entrevue, même si elle n’est pas encore pleinement atteinte, chaque fois qu’on laisse de côté la présomption et que l’on se reconnaît tous comme ayant besoin de l’amour de Dieu. Et quel lien nous unit tous, chrétiens plus que l’expérience d’être pécheurs mais en même temps objet de la miséricorde infinie de Dieu qui nous est révélée par Jésus-Christ ? De même l’unité d’amour est déjà réalité quand ceux que Dieu a choisis et appelés à former son peuple annoncent ensemble les merveilles qu’il a accomplies pour eux, surtout en offrant un témoignage d’une vie pleine de charité envers tous (cf. 1 Pi 2,4-10). C’est pourquoi, j’aime répéter que l’unité se fait en marchant, pour rappeler que quand nous marchons ensemble, c’est-à-dire  que nous nous rencontrons en frères, que nous prions ensemble, que nous collaborons dans l’annonce de l’Évangile et dans le service des laissés-pour-compte, nous sommes déjà unis. Toutes les divergences théologiques et ecclésiologiques qui divisent encore les chrétiens ne seront dépassées que sur ce chemin, sans que nous sachions aujourd’hui comment ni quand, mais cela adviendra selon ce que l’Esprit-Saint voudra suggérer pour le bien de l’Église.

 

En second lieu, l’unité n’est pas uniformité.
Les différentes traditions théologiques, liturgiques, spirituelles et canoniques qui se sont développées dans le monde chrétien, lorsqu’elles sont authentiquement enracinées dans la tradition apostolique, sont une richesse et non une menace pour l’unité de l’Église. Chercher à supprimer une telle diversité, c’est aller contre l’Esprit-Saint qui agit en enrichissant la communauté des croyants par une variété de dons. Au cours de l’histoire, il y a eu des tentatives de ce genre, avec des conséquences qui parfois font encore souffrir aujourd’hui. Si, au contraire, nous nous laissons guider par l’Esprit, la richesse, la variété, la diversité ne deviennent jamais un conflit parce qu’Il nous pousse à vivre la diversité dans la communion de l’Église. C’est un devoir œcuménique de respecter les légitimes diversités et de porter à dépasser les divergences inconciliables avec l’unité que Dieu demande. La permanence de ces divergences ne doit pas nous paralyser mais nous pousser à chercher ensemble la manière d’aborder ces obstacles avec succès.

 

Enfin, l’unité n’est pas absorption.
L’unité des chrétiens ne comporte pas un œcuménisme « en marche arrière » selon lequel chacun devrait renier sa propre histoire de foi ; et elle ne tolère pas non plus le prosélytisme qui est au contraire un venin pour le chemin œcuménique. Avant de voir ce qui nous sépare, il faut percevoir aussi de manière existentielle la richesse de ce qui nous est commun, comme l’Écriture Sainte et les grandes professions de foi des premiers conciles œcuméniques. Ce faisant, nous, chrétiens, nous pouvons nous reconnaître comme frères et sœurs qui croient dans l’unique Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, engagés ensemble à rechercher la manière d’obéir aujourd’hui à la Parole de Dieu qui nous veut unis. L’œcuménisme est vrai quand on est capable de détourner l’attention de soi, de se propres argumentations et formulations, vers la Parole de Dieu qui exige d’être écoutée, accueillie et qu’on en témoigne dans le monde. C’est pourquoi, les différentes communautés chrétiennes sont appelées non pas à « se faire concurrence » mais à collaborer. Ma récente visite à Lund m’a rappelé combien est actuel ce principe œcuménique formulé par le Conseil œcuménique des Églises dès 1952, qui recommande aux chrétiens de « tout faire ensemble, sauf dans les cas où les profondes difficultés de convictions imposeraient d’agir séparément.

Je vous remercie pour votre engagement, je vous assure de mon souvenir dans la prière et je compte sur la vôtre pour moi. Que le Seigneur vous bénisse et que la Vierge Marie vous protège.»

© Traduction de Zenit, Constance Roques

Master de Théologie du Pasteur Yves Noyer

Le 9 décembre 2016,

le Pasteur Yves Noyer, de l’Eglise Protestante Unie de France,
délégué du Conseil régional Nord-Normandie pour le développement de l’Église par l’animation théologique,
Président de l’ACONor,
soutenait son mémoire de Master de Théologie à l’Institut Protestant de Théologie à Paris sur la vie et l’œuvre de Dietrich Bonhoffer et son actualité.

 

Vous trouverez une présentation de Dietrich Bonhoffer dans la rubrique [articles/Articles divers] ou en cliquant sur le lien.

Plan du mémoire
 
Introduction
A – Sa réflexion intellectuelle et spirituelle
      I – Le contexte
         vivre en disciple – Tentation – De la vie communautaire
         Synthèse et hypothèses
B – Ses engagements dans l’action
     II- Dietrich Bonhoeffer et le mouvement œcuménique dans la décennie 1930
L’histoire du mouvement  œcuménique -Les raisons
Ses contributions  théologiques  -Ses interventions
Ses relations confiantes avec les responsables de l’œcuménisme
Sa perception du catholicisme -Le temps de la  conversion
Ses propositions concernant les responsabilités du mouvement œcuménique
   III- Dietrich Bonhoeffer et l’Église confessante
Le combat ecclésial
Le combat de l’Église  confessante
Sa participation à l’Église confessante
Les attaques des autorités du Reich
La liste d’intercession et le soutien moral et spirituel
Synthèse
C -Entre réflexion théologique  et engagements
   IV- Dietrich Bonhoeffer au carrefour de plusieurs engagements
Les interactions
De l’utilité de son engagement œcuménique pour la conjuration
Éléments  de débats pour poursuivre la réflexion
Conclusion
Ce mémoire après un débat de haute tenue a été reçu avec la mention très bien
Nous présentons à notre ami le Pasteur Yves Noyer nos joyeuses félicitations.

Qui était Dietrich Bonhoeffer ?

Qui était Dietrich Bonhoeffer ?

Présentation par le Pasteur Yves Noyer, à l’occasion de la soutenance de son mémoire de Master de théologie à l’Institut Protestant de Théologie de Paris le 9 décembre 2016

 

 Allemand et protestant, né le 4 février 1906 à Wroclaw (Poméranie orientale, dans l’actuelle Pologne), dans une famille nombreuse (8 enfants).
Son père est un psychiatre renommé. Sa mère est issue de la noblesse allemande.
Après de brillantes études secondaires il obtient le baccalauréat à 17 ans.
Il entreprend des études de théologie sanctionnées par une thèse de doctorat à 21 ans puis par une thèse d’habilitation à 24 ans.

 

Envoyé, en 1928, à Barcelone, comme vicaire de la paroisse protestante allemande, il passe ensuite une année à l’Union théological Seminary de New York.
Après ce séjour, il donne des enseignements dans la Faculté de théologie de Berlin, tout en étant pasteur d’une Église implantée dans un quartier populaire de Berlin. Il s’engage dans un des mouvements œcuméniques internationaux, « l’Alliance universelle pour l’amitié par les Églises », de 1931 à 1937.
En parallèle, dès 1933, il prend fait et cause pour cette fraction de l’Église protestante  d’Allemagne  qui  restera dans l’histoire sous le nom de l’« Église confessante » (Bekennende Kirche): en février 1933, lors d’une conférence sur le « Führer Prinzip » il montre le danger d’un glissement du rôle de conducteur (Führer) à celui de séducteur (Verführer). En avril, à la suite des premières lois contre les Juifs, il réagit par une étude sur leur place dans l’Église ; à nouveau en septembre de la même année lors d’un colloque œcuménique, il obtient le vote d’une résolution sur la question juive. Puis il participe à la rédaction, avec le pasteur Martin Niemoller, d’un texte à l’origine de la création de la «Ligue de détresse des pasteurs » (Pfarremotbund) qui accorda des subsides à tous les pasteurs protestants qui avaient dû quitter leur ministère en raison de leurs origines juives.
D’octobre 1933 à avril 1935, il est à Londres comme pasteur d’une des paroisses protestantes de langue allemande ; il y crée un mouvement de soutien en faveur de l’Église confessante et fait connaître la Déclaration théologique de Barmen, votée le 31 mai 1934 lors d’un Synode confessant réunissant des délégués des trois Églises luthérienne, réformée et unie d’Allemagne.
Il est appelé par la Direction provisoire de l’Église confessante pour diriger un séminaire clandestin, où il vécut une intense activité idéologique. Son activité d’enseignant se double de l’animation d’une vie communautaire dans une Fraternité. Ce séminaire est fermé par la Geheime Staats Polizei (connue sous le nom de Gestapo) en septembre 1937.

C’est de cette période que sont nés les trois ouvrages théologiques que [le pasteur Y.Noyer] présente dans [son]  mémoire : Vivre en disciple (1937), Tentation (1938) et De la vie communautaire (1938).

À la suite de cette fermeture, l’expérience est prolongée sous la forme plus discrète  de vicariats  collectifs -dans deux villages de Poméranie orientale- vécus en relation avec des pasteurs en poste, eux-mêmes aidés par des vicaires-étudiants. Ceci dura jusqu’en 1940, où à nouveau la Gestapo ferma ces deux vicariats collectifs.

Sollicité par son beau-frère, Hans Dohnányi un des responsables des Services secrets de l’Armée et sous ce couvert un des membres importants de la conjuration contre Hitler, qui fonctionna de 1938 à 1944, Bonhoeffer entra lui-même dans ces Services secrets et fut chargé d’une mission consistant à informer les Alliés par le biais des responsables œcuméniques, en particulier l’évêque anglican de Chichester, George Bell et le pasteur néerlandais  A. Visser’t Hooft, secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises en formation (de 1938 à  1948).

C’est en raison de documents pourtant cachés dans un lieu isolé, qui présentait les preuves accumulées par Dohnányi mais aussi les noms des principaux responsables de la conjuration, qui furent découverts en 1945 par la Gestapo, que Bonhoeffer -sur les ordres express d’Adolf Hitler- fut pendu dans le camp de concentration de Fossenbürg, le 9 avril 1945, en compagnie de l’amiral Canaris chef de l’abwehr (nom des services secrets), de son adjoint le général Oster et, d’autres membres de la conjuration. Furent aussi exécuté ses beaux-frères: Hans Von Dohnanyi et Rüdiger Schleicher, ainsi que son frère Klaus Bonhoeffer.

Que faut-il mettre  en valeur ?

 La pensée  théologique  de Bonhoeffer est cohérente, centrée  sur  le  Christ et « le Christ existant en tant que  communauté»: l’Église doit occuper un espace dans le monde pour pouvoir attester de la vérité de l’Evangile. Elle doit prendre en considération toute la réalité humaine, y compris en repérant que le Christ est « au milieu » du monde.
Une question toujours ouverte: « Dans un monde devenu majeur », comment  dire  Dieu  dans un monde sans dieu ? »
Sa pensée  est centrée sur  l’incarnation  de la Parole  de Dieu  en  jésus  de  Nazareth  qui nous  fait connaître qui es l’homme véritable.
Une cohérence humaine : ce que Bonhoeffer proclame dans la réflexion théologique est toujours en lien avec la vie qu’il mène. Sa conversion est clairement l’occasion pour lui de franchir une étape qualitative vers une harmonie encore plus grande: « Je n’étais pas encore devenu chrétien. La Bible m’a libéré de tout cela, en particulier le Sermon sur la montagne.  Depuis  tout a changé… »
Et surtout: «Je crois que je n’ai jamais beaucoup changé, si ce n’est à l’occasion de mes premiers voyages à l’étranger et sous l’influence, éprouvée pour la première fois consciemment, de la personnalité de mon père. J’ai alors renoncé au verbalisme en faveur de la réalité… Nous  n’avons vécu, ni l’un ni l’autre une rupture dans notre vie. Nous avons sans doute rompu consciemment, et de notre propre initiative,  avec beaucoup de choses…  Autrefois, il m’arrivait de languir après une telle rupture ; aujourd’hui, je  pense autrement. » (Lettre à E. Bethge)
Un engagement de toute sa personne après une réflexion et une prière arrivées au stade d’une conviction intime. Une illustration: le processus de réflexion en vue de prendre la décision de rentrer en Allemagne et de quitter le refuge  des  États-Unis, en toute conscience…
En bref, Dietrich Bonhoeffer est un véritable témoin du Christ, prenant pleinement au sérieux la réalité de notre époque mais comme habitée mystérieusement par le Christ. C’est à l’Église d’en faire découvrir la présence, par la mise en valeur des «dons de la grâce »( 1Co 12 ).

 

Eglise et Unité VI: un siècle de réformes 1450-1550 (5ème partie)

Un siècle de réformes 1450-1550 (4ème partie)

Les réformateurs (suite)

Johannes Hausschein dit Œcolampade

 oecolampade

  • 1482 :
    Naissance de Johannes Huszgen à Weinsberg dans le Palatinat.Rapidement, le patronyme fut interprété par des amis de la famille dans le sens de Hausschein (lumière de la maison) et hellénisé en Icolampadius ou Œcolampadius
  • 1510:
    Il est ordonné Prêtre catholique
  • 1515 :
    Collabore avec Érasme à l’édition du Nouveau Testament.
  • 1518 :

    bale

         Est nommé prédicateur à Bâle puis à Augsbourg
         Docteur en Théologie à Bâle
         Découvre les écrits de Luther.
  • 1522 :
    La même année, après s’être rallié à la Réforme, Œcolampade. se rend à Bâle où il ne tarde pas à devenir le meneur théologique du tout récent mouvement réformateur. Il  rejoint le groupe d’humanistes à l’Erbenburg autour de Sickingen.
  • 1523 :
    À Bâle, au contact d’Œcolampade, Guillaume Farel fortifie sa doctrine luthérienne.
  • 1526 – 1528 :
    Dirige le parti protestant aux disputes de Bade et de Berne.
  • 1523 :1562
    Enseignant en théologie il Entreprend des commentaires bibliques à l’université.
  • 1525 :
    Devient prêtre à Saint-Martin et achemine la ville vers l’adoption de la Réforme.
  • 1529 :
      De retour à Bâle, il fait officiellement introduire la réforme à Bâle. Il devient pasteur de la cathédrale et chef de l’église bâloise.

    cathedrale

     Dans la même année il participe au Colloque de Marbourg.
    Avec Bucer il tente d’unir les positions divergentes de Zwingli et de Luther sur la présence du Christ dans l’eucharistie. Malgré une déclaration qui prend acte des convictions communes, la division de la famille protestante en branches indépendantes est consommée.

    Œcolampade organise l’Église en réservant une place importante aux laïcs mais il ne peut faire aboutir ses idées sur une séparation de l’Église et de l’État.

    Proche des positions de Zwingli, Il se sépare des luthériens par une conception différente de la Cène. Comme Zwingli, Œcolampade défend la présence symbolique du Christ dans la Sainte-Cène et s’oppose aux luthériens qui y voient une présence réelle.Il prend une part active à l’implantation de la Réforme à Ulm, Memmingen ainsi qu’à Biberach et participe à la conversion des vaudois au protestantisme.

  • 1531:
    Œcolampade meurt à Bâle en  à l’âge de 49 ans.

Consécration de la cathédrale orthodoxe russe de Paris

Dimanche 4 décembre 2016

Sa Sainteté Cyrille, Patriarche de Moscou et de toute la Russie, a effectué les rites de sanctification et de consécration de la nouvelle cathédrale orthodoxe russe à Paris, la cathédrale Sainte-Trinité.

L Coiffée des cinq bulbes dorés caractéristiques de l’architecture religieuse russe – le plus grand pour le Christ, les quatre autres pour les évangélistes -, cette église Sainte-Trinité fait partie du vaste Centre spirituel et culturel orthodoxe russe.

Signe de l’importance de l’événement dans la communauté orthodoxe, Sa Sainteté Cyrille était entouré pour cette cérémonie de dédicace (consécration) d’une douzaine d’évêques. dont Mgr Jean de Charioupolis, archevêque des Eglises russes du patriarcat de Constantinople en Europe occidentale, basé sur l’autre rive de la Seine. Le pape François,  était représenté par son nonce apostolique en France, Mgr Luigi Ventura.

«Nous avons eu la joie de contempler une image de l’unité orthodoxe», s’est réjoui le patriarche de Moscou dans son adresse à la foule, en fin de célébration, en remerciant la France et Paris d’avoir permis la construction de ce «lieu magnifique».

A la fin de la liturgie, le Patriarche Cyrille, Mgr Nestor Sirotenko, évêque de Chersonèse, en charge des communautés du patriarcat de Moscou de l’Eglise orthodoxe russe en France, Suisse, Espagne et Portugal, et Alexandre Orlov, ambassadeur de la Fédération de Russie à Paris, ont pris la parole.

 

Sources: KTO
               Le parisien.fr

Retraites Jericho

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Les retraites Jericho à travers le monde:
Allemagne, Brésil, France, Burundi, Côte d’Ivoire, Italie, Lettonie, Liban, Pologne, RDCongo, Angleterre, Tchad, Tchéquie, Slovaquie…
La retraite Jéricho en fin d’année est vraiment « la » semaine de retraite de la Mission Jeunes de la Communauté du Chemin Neuf.
Un grand nombre de jeunes goûtent -parfois pour la première fois- la grâce du silence et de l’amour de Dieu.
Plus de 1000 jeunes vont vivre la semaine cette année dans plus de 15 pays. C’est une grande joie pour nous de pouvoir être au service des jeunes durant ce temps à l’écart qui transforme leur vie.
Jéricho est pour certains le lieu de leur première rencontre avec Jésus vivant, pour d’autres une école de prière ou un lieu de réconciliation, pour d’autres encore un lieu d’appel à suivre le Christ, mais tous goûtent la joie de l’écoute de la Parole de Dieu et apprennent à vivre davantage de l’Esprit Saint.
C’est une session pleine de grâces, et nous vous remercions pour votre prière, afin que ces retraites puissent être, cette année encore, une réelle bénédiction pour chacun où qu’il se trouve.
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Communauté du chemin neuf

Une nouvelle maison sur l’une des 7 collines de Nazareth

Une nouvelle maison sur l’une des 7 collines de Nazareth a été confiée à la Communauté

Elle et est prête à accueillir les pélerins en complément au Centre d’Evangélisation Marie de Nazareth.

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Chers amis,

 Nous sommes heureux de vous annoncer que l’Archeparchie d’Acre et Galilée de l’Eglise Grecque Catholique (Melkite) a confié à la Communauté du Chemin Neuf la mission de poursuivre le service de Sœur Martha à la Maison du Pèlerin Abuna Faraj.

 Sœur Martha va quitter la Terre Sainte prochainement. Nous la remercions pour le beau travail qu’elle a accompli durant de nombreuses années.

 Nous souhaitons continuer à vous accueillir ainsi que vos groupes dans les mêmes conditions.

 Bien cordialement

 

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 La Communauté du Chemin Neuf

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