L’homme merveille de Dieu

 

Bernard SESBOÜÉ
L’Homme merveille de Dieu
Essai d’anthropologie christologique
ed. Salvator, Paris 2015

Je ne saurai mieux dire que cette recension parue dans Unité des Chrétiens de ce livre passionnant, indispensable, pendant catholique du livre d’André Birmelé « l’horizon de la grâce » dont je vous ai déjà parlé. Même si il s’agit ici d’anthropologie chrétienne, le sujet du discours reste  l’homme créé, l’homme pécheur, l’homme sauvé.
20160925-lhomme-merveille-de-dieu     Il n’est point besoin de présenter Bernard Sesboüé ni de rappeler combien ses ouvrages clairs et documentés réjouissent année après année ses lecteurs. Ce dernier livre n’échappe pas à la tradition.

     Dans l’introduction l’auteur définit sa méthode et son objet : Parler de l’homme à la lumière de la révélation biblique (en particulier à la lumière de la personne du Christ), réfléchie dans la tradition de l’Église. C’est une « théologie de l’homme » qui s’intéresse principalement au rapport de l’homme à Dieu. La difficulté étant que le propos dépasse le cadre d’un enseignement religieux puisque le destinataire de la parole chrétienne sur l’homme est bien souvent l’humanité tout entière. L’anthropologie chrétienne est donc toujours en débat avec la pensée contemporaine et l’évolution anthropologique de l’humanité. Dans le mouvement de la révélation le salut est premier, il révèle à l’homme son péché et l’ouvre à la création.

     Le choix de plan du père Sesboüé : l’homme créé, l’homme pécheur, l’homme sauvé est révélateur de son goût pour la démarche historique (à la fois par l’aspect chronologique et par les nombreux dossiers historiques présents dans l’ouvrage) et contribue à la possibilité d’une lecture de l’ouvrage par des non-initiés. Enfin, contrairement à ce que pourrait laisser penser le sous-titre, l’homme est toujours placé dans une perspective trinitaire.

     Retenons de ce livre dense, des pages très didactiques sur le péché originel et sur la manière d’en parler aujourd’hui ainsi que de beaux dossiers scripturaires sur le salut à travers le dialogue de Jésus avec les hommes de son temps.

Christine Roberge

Paris, Salvator, 2015, 367 p.,23 €,

Source : revue Unité des Chrétiens, N°183 – juillet 2016

 

LE CHRISTIANISME INTÉRIEUR

LE « CHRISTIANISME INTÉRIEUR ? »
PRÉPARATION DU 1er FORUM INTERCONFESSIONNEL
 À CAEN LES 19-20 MAI 2017

Au-delà des violences meurtrières et des désillusions collectives de notre époque paradoxale, nous constatons le jaillissement d’une quête spirituelle et l’émergence d’élans de solidarité porteurs d’espérance.

Dans cette quête, plutôt que de spiritualité nous préférons parler d’intériorité. Tout en nous situant au cœur de la réalité sociale, cette démarche exige de nous le ressourcement personnel, le travail de l’homme intérieur dont parle l’apôtre Paul et nous conduit à une fraternité qui ne se réduit pas à la recherche d’une reconnaissance sociale ou d’un salut personnel.

Nous nous situons volontairement au sein de l’héritage du christianisme intérieur porté tout au long de l’histoire dans chacune des confessions chrétiennes. Nous savons que cette histoire est marquée par de grandes personnalités reconnues par les Eglises, nous savons aussi qu’elle fut parsemée d’incompréhensions, de condamnations. Cette profondeur, trop oubliée de l’histoire est la nôtre, nombreux sont ceux qui souhaitent s’y ressourcer en redécouvrant les liens profonds qui unissent  le

« souci de soi et le souci de la Cité », l’amour de soi, de l’autre, de Dieu.

ALORS….

PARTAGEONS au sein des communautés ou des groupes auxquels nous appartenons notre expérience du christianisme intérieur. Partageons cette expérience entre chrétiens de confessions différentes et avec ceux qui sont en recherche.

RETROUVONS ensemble la riche Tradition du christianisme intérieur nourrie par la parole du Christ, par les Ecritures et l’héritage des grands spirituels chrétiens d’Orient et d’Occident, anciens ou modernes. Quelques noms pris parmi tant d’autres : Les Pères du désert, Irénée de Lyon, Basile de Césarée, Grégoire de Nysse, Cassien de Marseille, Bernard de Clairvaux, Syméon le Nouveau Théologien, François d’Assise, Maître Eckhart, Ignace de Loyola, Thérèse d’Avila ou le Caennais Jean de Bernières, Mme Guyon, John Wesley, Angélus Silésius, Séraphim de Sarov, Dietrich Bonhoeffer, Maurice Zundel, Wilfred et Théodore Monod et, puisant à la source hébraïque, Simone Weil, Etty Hillesum, Edith Stein…

CONSTRUISONS ENSEMBLE dans le cadre d’un Forum caennais  du  Christianisme  intérieur des journées fraternelles de rencontres entre catholiques, orthodoxes, protestants, anglicans pour partager nos initiatives, nos différentes pratiques et surtout nous recentrer sur la recherche de l’homme intérieur.

PREMIÈRE RENCONTRE PRÉPARATOIRE :
CAFÉ DES ARTS, 2 SQUARE DU THÉÂTRE, HÉROUVILLE ST-CLAIR,
LE 4 OCTOBRE 2016, 18H30-20H.
Intervention: Jean-Marie Gourvil, animation du débat : père Jacques Thierry.
Portent initialement ce projet :
Père Laurent Berthout, Brigitte Bourbon, père Nicolas Courtois, Gérard Fomerand, Michel Fromaget, Jean Marie Gourvil, Pascaline Lano, Christophe Scelles, père Jacques Thierry, Franck Villey.
Coordination : Jean Marie Gourvil
II ne faut pas opposer contemplation et action comme deux principes exclusifs 1’un de 1’autre. L’esprit actif connaît des moments de contemplation qui lui permettent d’échapper au temps, mais faut-il intégrer la contemplation elle-même, dans l’activité. Ce problème est particulière – ment aigu dans un temps comme le nôtre où règne le souci de 1’actualité. Ce souci de 1’actualité, né de la civilisation technique, signifie moins pour 1’esprit humain une activité qu’une passivité. L’homme se soumet passivement au rythme toujours plus rapide du temps, qui exige de lui un maximum de labeur, en tant que rouage fonctionnel du processus technique, non en tant que personne intégrale. Ce labeur détruit la personne, 1’image intégrale de L’homme. II s’accompagne d’une complète passivité spirituelle, d’une mort lente de 1’esprit et de la spiritualité. La contemplation est au contraire une activité de 1’esprit, une résistance de l’homme au processus épuisant d’une technique à la remorque de 1’actualité.
Berdiaev, 1937 (philosophe russe mort à Paris en 1948)

 

Des confins de 1’existence, un murmure nous parvient comme 1’appel lointain d’une vie plus riche à côté de laquelle nous passons sans la connaître. Tourmentés par le rythme affolant des obligations extérieures, nous le sommes aussi par un malaise intérieur, parce que nous soupçonnons qu’il y a une manière de vivre infiniment plus pleine et plus profonde que cette existence trépidante : une vie de tranquille sérénité, de paix, de force.
Thomas R. Kelly, (quaker américain, mort en 1941)

 

Ce n’est pas d’en savoir beaucoup qui rassasie et satisfait l’âme, mais de sentir et de goûter les choses intérieurement.
Ignace de Loyola (1491-1556)

 

Ouvre les yeux de mon âme, afin que je voie la Lumière du monde que tu es , Dieu, et que je devienne moi aussi fils du jour divin.
Syméon le Nouveau Théologien  (949-1022)

 

Il n’y a pas d’autre Dieu que ce Dieu intérieur à nous-même, qui est un pur dedans, qui n’a pas de dehors, qui ne peut être saisi que du dedans, c’est-à-dire par l’esprit, et à travers la nouvelle naissance où l’homme atteint à soi-même, quand « Je devient un Autre ».
Maurice  Zundel (1897-1975)

Marche pour la Paix

 Calvados:

La 10ème Marche Internationale pour la Paix a eu lieu le 28 mai 2016 sur le thème « La Paix est toujours possible ».

Elle a rassemblé plus de 800 personnes, le samedi 28 mai 2016 à Ravenoville-plage pour une marche de 19 km vers ste Mère-Eglise.

 » Paix sans frontières « , nous avançons, bambins dans les poussettes et anciens, appuyés courageusement sur leur canne, ensemble « sans frontières! ». La petite route épouse le silence des marais, c’est beau et vrai. L’accueil des communes traversées offre en cadeau simplicité et authenticité. Le chemin se déroule sous les pieds fatigués mais la joie de la marche se mérite.

L’arrivée à la Maison de la Paix n’est pas un terme. Comme sortant du ventre de la terre, farandole des maisons du monde, la beauté de la gerbe des ballons colorés qui montent vers le ciel, nous invite à nous ouvrir à plus grand que nous.

La Paix est universelle, elle est Appel, elle est Espérance.

La célébration œcuménique rassemblera en action de grâces, comme un bouquet, toutes les étincelles de partages, de rencontres, de petits et grands bonheurs de cette journée. « Dona la pace Signore a chi confida in te », chantons-nous en supplique pour le monde.

A-Fse .A

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 Voir le site de la Marche pour la Paix

Anglicans: l’archevêque Welby et le pape pourraient prier ensemble le 5 octobre et signer une déclaration commune

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L’archevêque anglican de Cantorbéry, Justin Welby, devrait participer avec le pape François à une prière œcuménique dans l’église romaine Saint Grégoire al Celio, le 5 octobre 2016. C’est ce qu’a annoncé le Centre anglican de Rome, le 26 août.

Le pape et le primat de l’Église d’Angleterre prêcheront tous les deux et une déclaration conjointe sera lue publiquement, précise le communiqué. Lors de ce moment œcuménique, l’office combinera des éléments de la prière du soir anglicane et des vêpres catholiques et le Chœur de la Chapelle Sixtine se joindra à celui de la Cathédrale de Canterbury.

Durant cet office, le Centre anglican de Rome annonce aussi la bénédiction et l’envoi de tandem d’évêques catholiques et anglicans de l’IARCCUM (Commission internationale anglicane-catholique romaine sur l’unité et la mission), qui s’engagent à travailler en collaboration dans leur propre pays.

Il s’agira de la troisième rencontre entre l’archevêque Welby et le pape François : le prélat anglican, intronisé deux jours après le pape argentin, est déjà venu au Vatican le 16 juin 2014 et le 14 juin 2013.

L’église de Saint-Grégoire-au-Celio, aujourd’hui desservie par les moines camaldules, est un lieu de culte important pour les pèlerins anglicans : c’est de là que le pape Grégoire le Grand (540-604) avait invité le moine Augustin – qui fut le premier archevêque de Cantorbéry – et ses compagnons à évangéliser l’Angleterre.

Le pape François sera le troisième pape à célébrer une prière œcuménique avec un primat de l’Eglise anglicane dans cette basilique, et à y signer une déclaration commune : Benoît XVI l’avait fait en mars 2012 avec l’archevêque Rowan Williams, et Jean-Paul II en octobre 1989, avec l’archevêque Robert Runcie ainsi qu’en décembre 1996 avec l’archevêque George Carey.

Durant deux jours, les 5 et 6 octobre, des représentants de la Communion anglicane et de l’Église catholique célèbreront aussi le cinquantième anniversaire de l’ouverture du Centre anglican à Rome.

(Traduction de Constance Roques)

 

Source : https://fr.zenit.org/articles/anglicans-larcheveque-welby-et-le-pape-pourraient-se-rencontrer-le-5-octobre/

L’Eglise de la fin du moyen-âge

Le monde vers 1450

Introduction: L’Eglise de la fin du moyen-âge

La vie intellectuelle en occident est marquée par la scolastique cherchant à concilier la foi et la raison et par l’apparition d’universités dans les grandes villes. La philosophie de Thomas d’Aquin, les peintures de Giotto, la poésie de Dante et de Chaucer, les récits de Marco Polo et l’architecture des grandes cathédrales gothiques -comme celle de Chartres- sont parmi les plus grandes réalisations de cette période qui est aussi celle des grandes famines, de la Peste noire et de guerres qui réduisirent fortement la population de l’Europe occidentale.

L’Église catholique traverse de profondes crises théologiques. Les changements culturels et technologiques de la période transforment profondément la société européenne et ouvrent la voie à la Renaissance et par là même à la remise en cause des bases sur lesquelles reposait la société.

        Le monde orthodoxe se développe en dehors de l’occident. Avec la prise de Constantinople en 1453, la Russie devient la puissance dominante en fait, mais non la référence légitime en droit [1].
    L’Église de Constantinople sous la domination turque est à la fois persécutée et tolérée ; les quatre patriarcats traditionnels de Constantinople, Alexandrie, Antioche et Jérusalem, connaîtront alors une existence précaire pendant des siècles. En même temps, les grands centres de spiritualité orthodoxe, en particulier les monastères de Sainte-Catherine au Sinaï et ceux de la  » Sainte Montagne « , le Mont Athos en Grèce, continuent de rayonner même sous la domination musulmane.
     Comme on l’a vu précédemment, en 1439 à Florence, sous la pression de l’invasion de l’empire byzantin par les musulmanes, un concile parvient à réunir le pape, le patriarche de Constantinople et le Métropolite de Moscou, Isidore de Kiev. Les délégations des trois parties s’entendent, mais les Byzantins, et le Grand Prince de Moscou Vassili II, rejettent cet accord.  Ce dernier enferme Isidore de Kiev dans un couvent en 1441. Le mariage, en 1472, de son fils, Ivan III, avec Sophie Paléologue, nièce du dernier empereur byzantin. En conséquence Moscou s’autoproclamera troisième Rome.

A la fin du ème siècle, les deux confessions Catholique et Orthodoxe vont commencer à s’étendre géographiquement de façon indépendante : les catholiques romains vers l’occident par la conquête des Amériques, les Orthodoxes par la poussée russe vers l’Orient

 

La chrétienté occidentale en crise

     papa_clemens_quintusLa crise de la chrétienté médiévale avait débuté avec l’installation du pape Clément V à Avignon en 1309. Il ne devait s’agir que d’un exil provisoire motivé par les troubles civils qui endeuillaient Rome.
Mais le pape, un Français du Midi, s’installe durablement dans sa nouvelle résidence, avec les encouragements du puissant roi de France.

Humiliée par Philippe le Bel quelques années plus tôt, la papauté, il est vrai, n’a plus les moyens de défier les souverains comme autrefois, du temps du combat contre l’empereur allemand pour imposer le règne de Dieu sur terre.

     Avignon connaît ses plus grands fastes sous le pontificat de Clément VI (1342-1352), un moine de la Chaise-Dieu. Dans le même temps débute la guerre de Cent Ans et survient la Grande Peste. Autant de malheurs que les contemporains ne se font pas faute de présenter comme une punition divine à l’égard du Saint-Siège.
     En 1367, Urbain V, ancien abbé de Saint-Victor, à Marseille, se décide à revenir à Rome mais son administration reste à Avignon. C’est seulement en 1377 que son successeur, Grégoire XI, met un terme définitif à la «captivité de Babylone», sur les recommandations pressantes d’une jeune dominicaine mystique, sainte Catherine de Sienne

Le Grand Schisme d’Occident

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Grégoire XI meurt le 27 mars 1378, peu après son pénible voyage de retour à Rome.

Seize cardinaux s’enferment en avril 1378 pour élire le nouveau titulaire de la chaire de Saint Pierre. Le conclave ne tarde pas à se diviser en trois clans : les Français du nord, ceux du Midi et les Italiens. C’est finalement la populace de Rome qui a le dernier mot. Elle enfonce les portes du conclave et sa colère n’est désarmée que par l’élection à la quasi-unanimité (15 voix sur 16) d’un Italien de 60 ans qui devient pape sous le nom d’Urbain VI.
Excessif, sinon déséquilibré, il soulève immédiatement contre lui la plupart des cardinaux.

Le roi de France Charles V conteste les conditions de l’élection et treize cardinaux, essentiellement français, se réunissent à Anagni, au sud de Rome, pour élire un nouveau pape, Robert de Genève, qui prend le nom de Clément VII et s’en retourne derechef à Avignon.

L’Europe se divise entre «urbanistes» et «clémentistes». C’est le début du «Grand Schisme». Notons qu’il ne touche pas au dogme et laisse indifférents la plupart des catholiques, qui n’ont en matière de religion d’autre interlocuteur que leur curé.

Des chrétiens troublés

Les divisions au sein du Saint-Siège ne vont cesser de s’aggraver dans les années suivantes.

Or, la papauté en lambeaux doit faire face au renouveau des hérésies et à la contestation d’illustres théologiens. L’Anglais John Wyclif et le Tchèque Jan Hus appellent à une réforme de l’Église et à un retour aux commandements de l’Évangile.

 John Wycliff (1330-1384)

john-wycliffNé dans une famille de petite noblesse du Yorkshire, docteur en théologie en 1372.

À partir de 1374, il publie par fascicules une véritable somme théologique dans laquelle il expose sa doctrine :

  • la hiérarchie ecclésiastique : la véritable Église est l’Église invisible des chrétiens en état de grâce. S’ils sont en état de péché mortel, les membres de la hiérarchie, et le pape lui-même, en sont exclus. Wycliff préconise même le tirage au sort de la dignité pontificale. Dieu exerce directement, sans l’intermédiaire du pape, son droit sur les biens terrestres ; les rois n’ont de comptes à rendre qu’à Dieu seul ;
  • la Bible est l’autorité suprême ;
  • les indulgences : un péché ne peut être pardonné sans qu’il y ait expiation et c’est Dieu seul qui pardonne ;
  • en revanche, Wycliff maintient le dogme de la présence réelle du Christ dans la l’hostie consacrée.

On reproche à Wycliff de semer le désordre social. Sa doctrine est condamnée en 1382 par trois synodes tenus à Londres par les dominicains, mais lui-même n’est pas excommunié.

Wyclif envoie de sa propre autorité ses disciples prêcher dans le royaume d’Angleterre ; ils sont appelés « Lollards ». Les Lollards veulent la pratique d’une foi simple et « évangélique » : tout homme doit avoir le libre accès aux Écritures dans sa propre langue. On doit aux Lollards deux traductions de la Bible en anglais.

Ces mouvements annoncent certaines idées de la Réforme protestante (1395 : Requête des Douze Conclusions demandant au parlement l’abolition du célibat des prêtres, de la transsubstantiation, des prières pour les morts, des offrandes faites aux images, de la confession et de plusieurs autres pratiques considérées comme des abus de l’Église catholique romaine.)

Jan Hus (1369-1415)

Tjan_hus_1héologien, universitaire et réformateur religieux tchèque des XIVe et XVe siècles.

En 1402, Jan Hus devient prédicateur à Prague. Influencé par Wyclif, il s’interroge sur les conséquences pratiques de l’obéissance au Christ.

À la chapelle de Bethléem, il prononce des sermons contre « les erreurs du catholicisme », où il préconise une réforme de l’Église. Avec d’autres, il prêche le retour à une Église apostolique, spirituelle et pauvre. Il soutient que la réforme de l’Église doit passer par le pouvoir laïc. Ces propos trouvent un écho favorable dans la noblesse, qui y voit l’occasion de s’approprier les biens ecclésiastiques.

Jan Hus se trouve bientôt à la tête d’un mouvement national de réforme. Il prend publiquement la défense des écrits de Wyclif, condamnés par une bulle pontificale du 20 décembre 1409 qui ordonne leur destruction et l’interdiction de prêcher leur doctrine.

Son excommunication en 1411, sa condamnation par l’Église pour hérésie, puis sa mort sur le bûcher le 6 juillet 1415, lors du concile de Constance, déclenchent la création -et la répression- de l’Église hussite.

Le protestantisme voit en lui un précurseur.

 Le concile de Constance

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La restauration de l’autorité pontificale se fait pressante. La France, principale puissance de l’époque, serait susceptible d’y contribuer mais elle est ravagée par la querelle et bien incapable d’agir.

Il faut attendre 1415 pour que l’empereur allemand Sigismond, excédé, impose enfin la réunion d’un concile sur les bords du lac de Constance. Pas moins de 70.000 personnes se déplacent pour l’occasion.

À Constance, le collège des cardinaux révoque les trois papes du moment et en élit un et un seul. Celui-ci, Oddone Colonna, appartient à la noblesse romaine. Comme il n’est pas encore prêtre, on répare cet oubli en lui conférant hâtivement le sacrement de l’ordination. Prenant le nom de Martin V, le nouveau pape s’établit définitivement à Rome. Son élection, le 11 novembre 1417, met pratiquement fin au Grand Schisme.

Consécutif à l’exil de la papauté à Avignon, ce conflit de personnes au sein de la haute hiérarchie de l’Église catholique a affaibli celle-ci. Il a permis l’émergence de mouvements contestataires et, à plus long terme, de la Réforme protestante.

Une réforme qui se fait attendre

Un nouveau concile se réunit à Bâle le 3 mars 1431, à l’initiative du nouveau pape en vue de réformer l’Église, voire de réunir les Églises d’Orient et d’Occident, les orthodoxes et les catholiques. Malheureusement, cette réforme ne viendra pas car le pape Eugène IV, successeur de Martin V, n’en a cure et dissout le concile.

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Notons que certains pères conciliaires s’insurgent contre cette décision. Ils se transportent à Constance, où ils élisent à la papauté le duc Amédée VIII de Savoie. Le dernier des antipapes prend le nom de Félix V. La chrétienté voit resurgir le spectre du schisme. Heureusement, celui-ci n’a guère de soutiens et le bon Félix V finit par se défaire de son autorité entre les mains du pape Nicolas V.

C’en est bien fini des papes et des antipapes qui se sont entre-déchirés pendant un demi-siècle, entre Rome et Avignon. Il n’empêche que le mal a été fait. La révolution religieuse en germe dans l’Empire allemand triomphera un siècle plus tard avec Martin Luther.

 La France en profite…

En publiant le 7 juillet 1438 la «Pragmatique sanction» de Bourges qui lui permet de choisir lui-même les évêques français et de contrôler leurs activités, le roi de France Charles VII profite de la faiblesse du Saint-Siège pour donner corps au «gallicanisme» : au pape ce qui relève de la foi ; au clergé français et à son souverain ce qui relève de l’administration de l’Église française.

La pragmatique sanction

Une édition post incunable 1503 PRAGMATICA SANCTIO, Philippe Pigouchet, Jean Parvi, Paris, 1503 ;     Cette ordonnance reprend, avec quelques modifications, une vingtaine de décrets pris par le concile de Constance dans l’esprit duquel elle s’inscrit et donne un statut particulier à l’Église de France.
Elle constitue en quelque sorte une alliance entre le souverain et le clergé, limite les prérogatives du pape en réaffirmant la suprématie des conciles qui ont clairement défini les pouvoirs du Saint-Siège.
     La royauté obtient de pouvoir « recommander » ses candidats aux élections épiscopales et abbatiales auprès des chapitres. L’ordonnance de Bourges établit aussi des juridictions permettant de limiter les appels (souvent onéreux) faits à Rome. Enfin, elle fixe un âge minimum pour devenir cardinal, réduit la possibilité du pontife de lever un certain nombre d’impôts (suppression des annates) et restreint les effets de l’excommunication et de l’interdit.
Bien que se référant à Rome, l’Église de France acquiert une grande autonomie. Le roi s’assure la loyauté du clergé français.
Cependant, la Pragmatique Sanction est inacceptable pour le pape, malgré le soutien apporté par Charles VII à Eugène IV contre l’antipape élu par les irréductibles de Bâle. Privé de précieux revenus, le Saint-Siège demande l’abrogation de la Pragmatique Sanction, ou du moins que celle-ci soit sérieusement amendée. On entame des discussions interminables. Le pape envoie sur place son légat Pietro Del Monte, en vain. La Pragmatique Sanction est acceptée par le clergé français et par la plupart des parlements.

Concordat de Bologne (1516)

     Le successeur de Charles VII, Louis XI, abolit la pragmatique sanction en 1461, pour ménager Pie II. Il la rétablit en 1464 pour protester contre les excès de la politique pontificale, puis l’abolit de nouveau en 1467 et conclut enfin, en 1472, un concordat qui rendait à Sixte IV des droits illusoires en échange d’un appui diplomatique dans les affaires italiennes. En 1478, la pragmatique sanction est rétablie par le concile gallican d’Orléans.
Finalement, François Ier et Léon X signent en 1516 le Concordat de Bologne par lequel le roi est reconnu comme le véritable maître de l’Église de France.

 

1492

2 janvier : entrée des Rois catholiques dans Grenade, qui marque la fin de la Reconquista.
reconquista2
26 juin : première ascension du Mont Aiguille par Antoine de Ville, seigneur lorrain                            de Domjulien et Beaupré et capitaine du roi, sur ordre de Charles VIII, roi de                         France.
             Cet exploit est généralement considéré comme l’acte de naissance de l’alpinisme.
18 août : publication de la Grammaire castillane d’Antonio de Nebrija, première grammaire
               d’une langue vernaculaire écrite en Europe.
12 octobre : découverte de l’Amérique. Arrivée de Christophe Colomb, parti de Palos le  1492_La découverte des Amériques3 août en compagnie des frères Martin et Vincent Pinzón à bord de la Pinta, de La Niña et de la Santa María.
  Le 12 octobre, ils atteignent l’île de       Guanahani (Bahamas), baptisée San   Salvador.  Aux Bahamas, Colomb rencontre les Indiens Arawak. Ils vivent dans des communautés villageoises et pratiquent la culture du maïs, de l’igname et du manioc. Ils savent filer et tisser mais ne connaissent pas le cheval et n’utilisent pas d’animaux pour le labour. Ils ignorent l’acier, mais portent de petits bijoux en or aux oreilles.

C’est le moment charnière entre le moyen-âge et la renaissance: Face aux « grands » du royaume  et aux chevaliers vont surgir « cinq figures d’aventuriers: le marchand, le mathématicien, l’artiste, le découvreur » [2] qui vont façonner le monde de demain. (Voir le passionnant livre de Jacques Attali: 1492 [3])

 

La chrétienté grecque en ruines

Michel VIII Paléologue (-1282) qui s’est emparé du pouvoir (1259) au détriment de la dynastie légitime devient le refondateur de l’Empire byzantin. Toutefois, l’Empire byzantin est loin d’être rétabli dans ses frontières d’avant 1204. Une grande partie de la Grèce est toujours détenue par le despotat d’Épire et par d’autres États francs (la principauté d’Achaïe et le duché d’Athènes). De même, les Italiens dominent l’espace maritime et les îles de la mer Égée par le biais notamment du duché de Naxos. Ainsi, Byzance n’est plus la grande puissance d’autrefois, mais seulement un État important à l’échelle régionale.

Grâce à une politique étrangère audacieuse mais très coûteuse, Michel VIII parvient à préserver les frontières de l’empire et à empêcher la formation d’une nouvelle croisade occidentale contre son empire, grâce notamment à sa politique en matière religieuse. Il est partisan de mettre fin au schisme de 1054, une vision impopulaire mais qui devient rapidement un enjeu politique majeur. Son fils Andronic II (1282-1328) face aux finances à sec et à une armée en sous-effectif, est contraint de céder peu à peu tous les territoires d’Asie Mineure avant qu’une guerre civile (1321-1328) avec son petit-fils Andronic III Paléologue (1328-1341) ne le chasse du pouvoir.

Le nouvel empereur au tempérament guerrier tente sans succès de sauver les dernières possessions asiatiques de l’empire mais il est défait lors de la bataille de Pélékanon (1329). L’Empire byzantin devient dès lors strictement européen, un fait qui se confirme par la conquête du despotat d’Épire en 1337.

En 1359 l’Empire byzantin se réduit à la Thrace, la Chalcidique, Mistra, quelques îles Égéennes, le sud de la Crimée et Philadelphie en Asie Mineure.

La guerre civile de 1341 à 1347 épuise les maigres ressources de l’empire. Si Jean VI en sort vainqueur, il règne sur un empire exsangue, privé des ressources commerciales qui ont fait la richesse de l’empire et finit par abdiquer en 1354, date à laquelle les Ottomans s’emparent de Gallipoli et s’installent de manière durable en Europe.

Il ne faut que quelques années pour que les possessions de l’Empire byzantin se réduisent à sa capitale, aux environs directs de celle-ci, à Thessalonique (qui chute en 1387) et au despotat de Morée qui s’étend sur une partie du Péloponnèse.

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Les empereurs byzantins désormais vassaux de l’Empire ottoman tentent de faire appel à l’aide de l’Occident pour susciter une croisade. Finalement, Bayezid Ier met le siège devant Constantinople en 1394 et Manuel II Paléologue (1391-1425) entame un long voyage en Europe pour demander de l’aide. Une armée occidentale est cependant lourdement vaincue à Nicopolis en 1396 et seule la victoire d’Ankara de Tamerlan sur les Ottomans en 1402 sauve l’Empire byzantin.

L’avènement de Mourad II en 1421 marque la fin de ce bref répit. Pour sauver son empire, Jean VIII Paléologue (1425-1448) fait de nouveau appel à l’Occident et signe l’Union des Églises au concile de Florence pour s’assurer du soutien de la papauté. Toutefois, une nouvelle armée occidentale est défaite à Varna en 1444 et la perspective d’une aide occidentale s’éloigne. L’arrivée au pouvoir de Mehmed II en 1451 met directement en péril la survie même de l’empire. Le nouveau sultan s’est en effet fixé pour objectif la ville de Constantinople.

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Après de longs préparatifs, il vient mettre le siège devant Constantinople
au début du mois d’avril 1453, et prennent la ville le 9 mai 1453. Constantin XI (1448-1453) est tué lors des derniers combats et en s’emparant de Constantinople, Mehmed II met fin à plus de 1 000 ans d’histoire byzantine.

Après la chute de Constantinople

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Dès le troisième jour après la conquête, le sultan entreprend un repeuplement par « importation » de prisonniers. Toutefois, l’acte le plus important dans cette direction fut assurément le rétablissement du patriarcat grec orthodoxe . Mehmed II avait enquêté dès l’été 1453, durant son séjour à Edirne, sur une personne – de préférence anti-unioniste – capable de se mettre à la tête des chrétiens orthodoxes. Le nom de Georges Scholarios, disciple de saint Marc d’Ephèse, lui avait été suggéré par son entourage. Celui-ci était prisonnier et se trouvait dans un village près d’Edirne. Le sultan l’a fait aussitôt racheter et emmener à Constantinople. Scholarios fut intronisé le 6 janvier 1454 avec le nom de Ghennadios II

 

[1] Jonas est nommé métropolite de Moscou et de toute la Russie en 1448 sans le consentement de Constantinople. En 1589, le régent Boris Godounov qui mène une politique d’indépendance de la Russie créera le patriarcat de Moscou : l’Église orthodoxe de Russie devient alors autocéphale
[2 et 3]   Jacques Attali, 1492, éd. Fayard, Le livre de poche 9563, Paris 1993

Quel bilan pour le Grand et Saint Concile Panorthodoxe

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     Le principe du consensus panorthodoxe est la base du processus préconciliaire, depuis la Conférence de Rhodes en 1961.
« Le même principe est fixé dans le Règlement de l’organisation et du travail du Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe, élaboré par la Synaxe des Primats des Églises orthodoxes, qui a eu lieu à Chambésy du 21 au 28 janvier 2016. Le susdit Règlement prévoit, entre autres, que le Concile « est convoqué par Sa Sainteté le Patriarche œcuménique avec l’accord de Leurs Béatitudes les Primats de toutes les Églises orthodoxes locales autocéphales reconnues de tous » (art 1). Lors de cette même Synaxe, la majorité des Primats des Églises orthodoxes locales ont approuvé la convocation du Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe aux dates des 18-27 juin 2016 en Crète.
     Ainsi un problème se pose dès la publication du règlement du concile : l’art 8 précise :
« 2) Ne peuvent être introduits pour être débattus dans le Concile des textes non approuvés à l’unanimité par les Conférences panorthodoxes préconciliaires et les Synaxes des Primats ou de nouveaux thèmes, hormis le Message final du Concile, dont le projet doit être préparé par un Comité spécial une semaine avant sa convocation avec l’approbation des Primats… » Or à la synaxe des primats des Églises orthodoxes à Chambésy (01/2016), le projet de décision du Concile sur le thème « Sacrement du mariage et ses empêchements » a été signé par les chefs de délégations de toutes les Églises locales, à l’exception de l’Église orthodoxe de Géorgie et de l’Église orthodoxe d’Antioche, dont les chefs de délégation ont exprimé par écrit leur désaccord sur ledit document. La délégation du Patriarcat d’Antioche a également exprimé son désaccord sur le texte du règlement des travaux du Concile, signé au nom des autres délégations ayant participé à la synaxe  ».

Stricto sensu le concile aurai dû être reporté pour aboutir à un consensus sur les textes présentés à la discussion et le règlement. Cette position « vertueuse » défendue par le  Patriarcat de Moscou accompagnée de l’annonce de sa non-participation intervenant le 13 juin -soit une semaine avant l’ouverture du concile- laisse entrevoir des arrières pensées qui ont peu à voir avec la vertu et beaucoup avec les querelles de leadership et la politique.

Il n’en reste pas moins que les débats ont eu lieu et que des résultats importants ont été obtenus et approuvés par une assemblée qui est à juste titre qualifiée de Concile Orthodoxe et qui engage dix des quatorze Eglises Orthodoxes et ne peut être ignorée par les quatre autres dont les mobiles sont divers et pas tous théologiques (voir lien).

 Il faut absolument écouter l’interview de Mgr Jean de Charioupolis[1] accordé le 1er juillet au père Guy Fontaine dans laquelle il commente les travaux et les décisions du Concile : https://www.mixcloud.com/orthodoxie/mgr-jean-de-charioupolis-sur-le-grand-et-saint-concile/
Il souligne la volonté du concile de ne pas se poser en opposition aux autres Eglises et Communauté, mais au contraire de continuer le dialogue de façon positive, et même de reconnaitre l’ecclésialité des « Eglises historiques » qui ne sont pas dans la communion orthodoxe (Eglises d’Orient et Eglise Catholique Romaine). -Le Protestantisme étant reconnu comme Communauté mais non comme Eglise.
C’est le grand sujet de dispute à l’intérieur de l’orthodoxie entre ceux qu’il nomme les « zélotes » partisans d’un intégrisme fanatique, et beaucoup de communautés monastiques qui fonctionnent sur le mode « quand on est sûr d’avoir raison, on a pas besoin de discuter avec ceux qui ont tort ».

Ce qui est intéressant, c’est que de nombreux évêques se plaignent de cette attitude.

Autre point intéressant : c’est la décision de rencontre tous les sept à dix ans pour continuer le travail commencé.
Et la tâche est immense !

Beaucoup de sujets sensibles ont été mis de côté dans ce concile qui ne traitait que d’affaires internes à l’orthodoxie. (voir article de La Croix)

     Reste à prendre connaissance des textes votés et de leur réception dans un monde orthodoxe sinon divisé au moins extrêmement diversifié :
  entre Grecs et Slaves ;
  entre tenant d’un approfondissement du dialogue théologique avec les « Eglises historiques » et les intégrismes majoritaires dans le monde slave ;
  entre les terres traditionnellement orthodoxes et les terres d’immigration (Europe, Amérique, Afrique subsaharienne) qui représentent aujourd’hui un tiers de l’effectifs de l’Eglises Orthodoxe, et qui devraient peu à peu devenir des Eglises autonomes par le biais des assemblées d’Evêques locales -comme l’ Assemblée des Evêques Orthodoxes de France (AEOF)-

 

[1] Jean Renneteau, évêque de Charioupolis, Archevêque-Exarque de l’Exarchat des églises orthodoxes de tradition russe en Europe occidentale. Français, est né le 13 novembre 1942, à Bordeaux.

Élection du nouveau responsable et du Conseil de Communauté

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« Le vent souffle où il veut, et tu entends sa voix ; mais tu ne sais ni d’où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de l’Esprit. » Jean 3, 8

14 aout 2016:

Action de grâces à l’Abbaye d’Hautecombe à l’issue des scrutins.
L’unité et l’écoute fraternelle ont accompagné ces deux jours d’élections.

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François Michon, prêtre, 50 ans, est le nouveau responsable de la Communauté du Chemin Neuf. Après avoir été responsable de la Communauté à Kinshasa pendant une dizaine d’années puis en France, il a été élu au premier tour comme berger.

Le Conseil de Communauté a été élu à son tour. Il est ainsi composé :

Etienne Vetö, prêtre, franco-américain, 52 ans, professeur à l’Université Pontificale Grégorienne à Rome,

Katarzyna Łukomska, mariée, polonaise, 52 ans, responsable de la Communauté en Pologne,

Michaela Borrmann, célibataire consacrée, allemande, 45 ans, membre de l’Eglise luthérienne, théologienne, responsable de la Communauté en Allemagne,

Dagmara Klosse, célibataire consacrée, polonaise, 42 ans, responsable internationale des célibataires consacrés de la Communauté.

Un autre conseiller a été nommé par François Michon et son Conseil :Ezéchiel Hébié, marié, burkinabé, 48 ans, responsable de la Communauté au Burkina-Faso.

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de gauche à droite : Michaela Borrmann, Ezéchiel Hébié, Katarzyna Łukomska, François Michon, Dagmara Klosse, Etienne Vetö.

Les autres nominations des conseillers (trois au maximum) se feront par la suite. Le Chapitre se poursuit pour déterminer les priorités pastorales des années à venir pour la Communauté. Que l’Esprit Saint poursuive son oeuvre au coeur de la Communauté et des 72 capitulants qui demeurent à Son écoute. Que notre intercession ne fléchisse pas.

Contact Presse : Prisca Horesnyi – communication@chemin-neuf.org

la croix

Mercredi 17 aout

Le P. François Michon, à la tête du Chemin-Neuf

Âgé de 50 ans, ce prêtre diplômé en sciences politiques et qui a passé près de dix ans en Afrique est un proche du fondateur, le P. Laurent Fabre.

Le P. François Michon, à la tête du Chemin-Neuf

Photo: Nicolas RHONE/Communauté du Chemin Neuf

Impressionnant, exigeant… Ce sont les premiers mots qui viennent à l’esprit du P. François Michon, 50 ans, élu dimanche à la tête de la communauté du Chemin-Neuf.

Si ce prêtre originaire de Bresse connaît bien cette communauté catholique à vocation œcuménique, où il a prononcé ses premiers vœux en 1988, il n’en succède pas moins au fondateur lui-même, le jésuite Laurent Fabre, qui passe ainsi le témoin après avoir tenu la barre durant pas moins de 43 ans.

Un défi de taille qui suggère au P. Michon ces propos de Jean Vanier, le fondateur de la communauté de l’Arche : « On ne remplace, ni ne succède à un fondateur. »

Une communauté à la dimension internationale

Pour présider aux destinées de ce jeune vaisseau déjà bien installé dans le paysage de l’Église, le choix des électeurs s’est donc porté sur un religieux expérimenté. Ordonné prêtre dans l’Institut du Chemin-Neuf par le cardinal Albert Decourtray en 1994, ce diplômé en sciences politiques a déjà eu par deux fois l’occasion de diriger la communauté en France, en étroite collaboration avec son fondateur. La première fois entre 1996 et 2003, la deuxième après un séjour de près de dix ans à Kinshasa (RDC) où il est parti fonder une communauté.

En plus de quarante ans, l’intuition consistant à faire vivre en étroite communion des prêtres, des laïcs et des célibataires consacrés s’est développée dans le monde entier. Le Chemin-Neuf rassemble aujourd’hui près de 2 000 personnes, dont 350 célibataires consacrés et le nombre de novices a plutôt tendance à augmenter.

Le nouveau responsable souligne aussi la dimension internationale de sa communauté, dont les effectifs en France ne pèsent désormais plus que 40 % de l’ensemble. C’est en Europe centrale, en Afrique et au Brésil que la croissance est la plus rapide. Une tendance que reflète le conseil de communauté où hormis un prêtre franco-américain, l’Hexagone n’est plus représenté.

Un futur lieu de référence et de formation hors de France

Pour accompagner cet essor, le P. Michon sait pouvoir s’appuyer sur les atouts d’une communauté encore jeune, mais solidement enracinée dans la tradition ignatienne. Outre le choix d’un futur lieu de référence et de formation hors de France, le nouveau responsable entend mettre l’accent sur la formation.

« Il faut du temps pour former un frère. Or aujourd’hui, la pastorale et la mission nous demandent bien plus… » Autre priorité, l’attention portée aux jeunes et leur capacité à vivre l’Évangile sur de nouveaux territoires comme Internet. Mais pas seulement.

« Depuis deux ans émerge dans la communauté une petite fraternité politique rassemblant les jeunes désireux de s’investir au nom de leur foi. L’Église doit plus que jamais être présente sur ce lieu de diversité et de confrontation qu’est la politique. Et c’est cela que nous vivons au Chemin-Neuf. »

Samuel Lieven

Chapitre 2016 de la Communauté du Chemin Neuf

http://chemin-neuf.fr/fr/chapitre-de-la-communaute-du-chemin-neuf/

Le Chemin-Neuf, communauté catholique à vocation œcuménique, tient à partir de lundi 8 août, à l’abbaye d’Hautecombe (Savoie), un chapitre général historique : son fondateur s’apprête à passer la main après quarante-trois années à sa tête.

P Laurent Fabre

Le P. Laurent Fabre, jésuite de 76 ans et fondateur du Chemin-Neuf, revient sur les étapes de croissance de cette communauté aujourd’hui bien installée dans le paysage de l’Église.

La Croix: comment se porte votre communauté ?

P. Laurent Fabre : Elle est très paisible dans l’ensemble et, depuis notre crise en 1996, paraît unie. Nous le constatons en particulier chaque année pendant une semaine internationale qui rassemble les responsables de 30 pays. L’insertion dans les diocèses se passe généralement bien, et des ordres monastiques sont heureux que nous puissions reprendre les abbayes qu’ils sont obligés de quitter faute de vocations. Même si, pour être honnête, il nous arrive plus souvent de dire non que oui. Notre priorité va aux foyers d’étudiants et à l’évangélisation des jeunes.

Connaissez-vous un tassement des vocations comme d’autres communautés nouvelles ?

L.F. : Le nombre de novices a plutôt tendance à augmenter. Chaque année, 20 à 25 jeunes entrent dans la communauté, pensant être appelés au célibat consacré. Pour les couples, c’est plus difficile à compter, car ils n’ont pas un temps de noviciat fixe. Mais ce sont eux les plus nombreux. Et les Français ne sont plus la majorité.

> Lire aussi : Le Chemin-Neuf, de Hautecombe à Saragosse

Quarante-trois ans à la tête de la communauté… Cette durée ne vous a-t-elle pas été reprochée ?

L.F. : Je n’ai jamais été élu responsable « à vie », mais « sans terme fixé d’avance », cela veut dire que ce mandat peut durer peu ou très longtemps, comme ce fut mon cas. Cela fait déjà deux chapitres, soit quatorze ans, que je pensais à renoncer à ma charge. En 2009, nous étions en train de changer de statut canonique et à Rome on m’a conseillé de rester pour accompagner cette transition. Il me semble aujourd’hui que l’heure est venue…

Quelle relecture faites-vous des crises que votre communauté a connues ?

L.F. : L’histoire de l’Église montre qu’il n’y a pas de croissance sans crises. Nous aussi avons vécu une tempête douloureuse au lendemain du chapitre de 1995, et cinq membres qui avaient des responsabilités importantes dans la communauté nous ont quittés. Certains parlaient de « crise de pouvoir »,d’autres de « crise œcuménique », d’autres étaient sensibles à certaines polémiques qui visaient globalement les communautés nouvelles. En fait, comme souvent dans l’histoire de l’Église, les questions de pouvoir et de personnes étaient bien réelles. Je regrette d’avoir tardé dans certaines prises de décision. Il fallait trancher dans le vif et expliquer pourquoi… j’ai trop hésité.

Qu’est-ce qui vous a sauvés ?

L.F. : D’une part nous avons été soutenus par l’Église. Le cardinal Albert Decourtray (comme ses successeurs) rencontrait notre Conseil deux heures chaque trimestre. Cela n’a pas été le cas de toutes les communautés, certaines contournant en quelque sorte sa médiation. D’autre part, l’expérience de discernement dans la compagnie de Jésus (je suis entré au noviciat des jésuites il y a une cinquantaine d’années) a joué un rôle. Très vite, nous avons établi une dimension démocratique. Depuis le début de la communauté, je n’ai jamais pris une décision seul.

La présence des laïcs a-t-elle aidé également ?

L.F. : Oui, je dirais que ce qui a été notre force, c’est d’abord la mixité hommes-femmes et celle des états de vie (couples et célibataires). Nous vivons le plus possible le partage des responsabilités entre clercs et laïcs. Les femmes notamment ont une place très importante à tous les niveaux : plusieurs d’entre elles sont responsables de pays, comme aux Pays-Bas ou pour la Martinique.

Nous avons aussi vécu dès le début la confrontation de la diversité internationale et des différentes confessions chrétiennes. L’intégration de cette diversité nous a certainement rendus plus solides. Elle est choisie délibérément et doit être souvent rechoisie. C’est un patient travail d’unité qui nous aide à comprendre le quatrième vœu que prononcent nos membres engagés à vie :« Donner notre vie pour l’unité des chrétiens. »

Lire aussi : Pour le Chemin-Neuf, l’unité n’a pas de frontières

Tout cela, est-ce l’héritage du renouveau ?

L.F. : Probablement. Comme disait le P. Michel de Certeau dans la revue jésuite des Études, Mai 68 était un mouvement de « prise de parole ». Je crois que cela correspond à ce que le Renouveau a de plus profond. Pour moi et pour ceux de ma communauté, un groupe de prière est un lieu par excellence où nous sommes à l’écoute de l’Esprit qui peut prendre la parole parmi nous… y compris par celui qui vient d’arriver.

Le renouveau ne souffre-t-il pas d’un certain essoufflement ?

L.F. : Il y a certainement un tassement des groupes de prière en France. Mais sur le plan mondial, il y a encore une très grande vitalité, avec des initiatives très nombreuses. Comme ce prêtre de la télévision colombienne qui a lancé un projet de construction pour les enfants des rues. C’est devenu une ville de 60 000 habitants… L’Esprit Saint est inventif, à la mesure des problèmes de notre temps. L’histoire de l’Église est jalonnée de renouveaux. Ce qui est original dans le renouveau actuel, c’est sa dimension œcuménique – même si elle est moins perceptible en France que dans d’autres parties du monde.

On parle beaucoup de l’échange des dons. De fait, les parcours Alpha nous sont venus des anglicans. La réciproque, c’est qu’aujourd’hui ils nous ont sollicités pour animer une formation d’une année dans le palais de Lambeth où vit le primat de la Communion anglicane, dans laquelle nous proposons les trente jours d’exercices spirituels de saint Ignace. Sur le plan de l’aide aux plus pauvres, dans l’aide aux réfugiés, les frontières confessionnelles tombent également. Et tout cela ne fait que commencer, l’œcuménisme va avancer !

En quoi les interpellations du pape François vous rejoignent-elles ?

L.F. : Lors d’une rencontre avec le Renouveau qui rassemblait 55 000 personnes, le pape nous a demandé de partager la grâce du baptême dans l’Esprit Saint avec l’ensemble de l’Église. Or c’est précisément pour cela que je me bats depuis que j’ai vécu cette expérience. Elle n’est rien d’autre que d’expérimenter la Pentecôte ou la venue de l’Esprit Saint pour vivre son baptême en adulte et renouveler sa pratique des sacrements. Mais cette orientation a encore du mal à entrer dans les paroisses.

Pourquoi avez-vous accepté de venir à Tibhirine ?

L.F. : La proposition nous avait déjà été faite deux fois. Nous l’avions refusée, par peur, peut-être, ou parce que ce n’était pas le moment… et puis l’évêque de Constantine, devenu administrateur apostolique d’Alger, est revenu à la charge, et nous avons accepté. Le 15 août, deux frères dont un prêtre parlant arabe et deux sœurs du Chemin-Neuf seront à Tibhirine. Pour l’instant, la discrétion nous semble de mise. Cela implique pour nous de nous initier au dialogue interreligieux.

Lire aussi : À Tibhirine, la mémoire de sept vies données

Au moment de quitter votre responsabilité, quel message désirez-vous laisser ?

L.F. : En bon jésuite, j’ai toujours considéré qu’Ignace était le véritable fondateur du Chemin-Neuf. Que serait la communauté sans la spiritualité ignatienne ? J’aime beaucoup cette description d’Ignace par son secrétaire particulier : “Il avançait sur un chemin qu’il ne connaissait pas – moi j’ai pensé au Chemin-Neuf –, il ne précédait pas l’Esprit Saint mais fortiter et suaviter, il se laissait conduire par Lui » – c’est-à-dire avec force et avec goût. C’est ce que j’ai essayé de vivre pendant quarante-trois ans. De ne pas trop décider par moi-même, me laisser conduire sur un Chemin-Neuf que je ne connaissais pas mais que je reconnaissais, pas après pas, à la force et à la joie que donne l’Esprit.


► Le Chemin-Neuf, une communauté internationale

Fondée en 1973, la communauté du Chemin-Neuf, association publique de fidèles, est présente dans 30 pays, avec 1 800 membres dont près de 700 couples et 340 célibataires consacrés. Parmi ces membres, 300 sont engagés à vie. Elle repose sur 4 piliers : la formation spirituelle et théologique, le service des plus pauvres, le travail pour l’unité (engagement œcuménique), l’évangélisation des jeunes et des couples (Cana).

Elle tient son chapitre général du 8 au 22 août. Ce chapitre se réunit tous les sept ans, en présence de 72 délégués élus par les différents pays et les responsables des grandes missions internationales. Parmi les enjeux de ce chapitre, outre l’élection « sans terme fixé d’avance » du nouveau supérieur (« berger ») et de 4 des 7 membres du conseil (3 sont nommés), figurent la question des familles missionnaires et l’écologie.

Recueilli par Dominique Greiner et Céline Hoyeau
Source: La Croix du 26 aout 2016

 

Messe de passation à l’abbaye de Melleray

30 JUIN 2016 – MELLERAY

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Dimanche 19 juin 2016 l’abbaye cistercienne de Melleray est confiée à la Communauté du Chemin Neuf après un an de vie ensemble, frères et sœurs de la Communauté du Chemin Neuf et frères cisterciens rattachés à ce lieu. (Voir article de « la Croix » 1/9/15)

Les pères abbés, mères abbesses, moines et moniales de différents monastères cisterciens (Cîteaux, Rivet, La Trappe, Port-du-Salut, Bellefontaine, Bricquebec, Le Mont des Cats, Timadeuc, Laval…) sont présents pour accompagner leurs frères dans ce passage de relais.

     « C’est avec émotion que je prends la parole, au nom de mes frères, en cette circonstance toute particulière que nous sommes en train de vivre en cette chère Abbaye de Melleray. (…) Merci à vous tous, amis du monastère en particulier, d’être venus si nombreux pour nous accompagner dans cette démarche de transmission, de passage, d’une communauté cistercienne aux origines bien anciennes à une Communauté nouvelle, si récente et si dynamique pour notre Eglise d’aujourd’hui, la Communauté du Chemin Neuf. (…) Il n’était pas pensable que ce lieu d’église porté par les moines cisterciens et le peuple chrétien des environs depuis 900 ans, devienne une propriété privée. » (Dom Gérard, Père Abbé de l’Abbaye de Melleray.)

Aujourd’hui, frères et sœurs de la Communauté, moines et moniales cisterciens prient côte à côte, vivant une réelle communion fraternelle. Chants grégoriens et chants du renouveau s’alternent. Monseigneur James, évêque de Nantes, préside la cérémonie de passation. Au cœur de la célébration, où plus de 900 personnes sont présentes pour assister à l’événement, Dom Gérard, Père Abbé de l’Abbaye de Melleray, remet les clefs de la porte principale du bâtiment au Père Laurent Fabre, Fondateur et Supérieur Général de la Communauté du Chemin neuf ; un geste symbolique, chargé de sens.

     « Il y a bien sûr le cadeau de ce lieu magnifique, des murs, des hectares… mais tout ça ce n’est pas le plus important. Le plus important, c’est bien sûr l’héritage spirituel.» (Père Laurent Fabre.)

A l’issue de la messe, les frères et sœurs des deux communautés se retrouvent pour une photo qui à tout l’air d’une photo de « famille ». Photo qui en tout cas, marquera l’histoire de l’Eglise de la région et de ces deux communautés.

Source: http://ccn.chemin-neuf.fr/fr/actualites/

La vertu d’espérer

«  Mais l’espérance, dit Dieu, voilà ce qui m’étonne.
Moi-même.
Ça c’est étonnant.Que ces pauvres enfants voient comme tout ça se
passe et qu’ils croient que demain ça ira mieux.
qu’ils voient comme ça se passe aujourd’hui
et qu’ils croient que ça ira mieux demain matin.
Ça c’est étonnant et c’est bien la plus grande merveille de notre grâce.
Et j’en suis étonné moi-même « .

Charles Péguy: Le Porche du mystère de la deuxième vertu.

 

Le Saint et Grand Concile Panorthodoxe qui avait commencé le dimanche de Pentecôte s’est achevé dimanche dernier, dimanche de tout les saints.

Orthodoxer Gottesdienst in der Sankt Menas Kathedrale in Heraklion am 19. Juni 2016, während des Panorthodoxen Konzils auf Kreta.

Chers soeurs et frères en Jésus-Christ

Vous trouverez en page [Actualité] un article de Radio Vatican avec un interview d’Antoine Arjakovsky, historien orthodoxe qui a assisté au Concile en Crète, qui souligne des avancées majeures comme la reconnaissance de l’ecclésialité des autres églises chrétiennes, la lecture commune de l’histoire de l’orthodoxie etc…avec la volonté de continuer le travail commencé et d’avancer sur les sujets non abordés (la date de Pâques (malgré le consensus œcuménique qui avait été trouvé à Chambésy en 1977 puis à Alep en 1997), sur l’autocéphalie, sur les diptyques (l’ordre de préséance des 14 Églises orthodoxes), et sur les dialogues œcuméniques bilatéraux.)

Un message et une lettre encyclique sont les premiers résultat publiés du travail des Pères en attendant la publication des textes dans leur intégralité.

Certes, ce concile -malgré l’abscence de quatre églises est une avancée importante, mais il n’en reste pas moins que la route va être encore longue et difficile: la première réaction de l’église d’ Antioche est mesurée mais ne reconnait pas au concile la qualité de « concile panorthodoxe » et non sans arguments (http://orthodoxie.com/reaction-de-carol-saba-porte-parole-de-la-delegation-antiochienne-apres-la-fin-du-concile-panorthodoxe/)

La position de l’église de Russie ne sera arêtée que courrant juillet (http://orthodoxie.com/le-saint-synode-de-leglise-orthodoxe-russe-decidera-au-mois-de-juillet-de-son-attitude-envers-le-concile/)

Au sein de l’Eglise de Constantinople également, les oppositions sont vives a toute avancée  ( lettre des moines du mont Athos du 25/05/2016 : http://orthodoxie.com/lettre-de-la-sainte-communaute-du-mont-athos-au-sujet-du-saint-et-grand-concile-de-leglise-orthodoxe/)

          Alors il faut continuer de prier pour l’ Eglise du Christ, dans la diversité de nos confessions, avec foi, espérance et charité en demandant à Notre Père de savoir toujours l’étonner par cette Espérance qui est don de sa grâce.
Que ces pauvres enfants voient comme tout ça se
passe et qu’ils croient que demain ça ira mieux.
qu’ils voient comme ça se passe aujourd’hui
et qu’ils croient que ça ira mieux demain matin.
Ça c’est étonnant et c’est bien la plus grande merveille de notre grâce.
Et j’en suis étonné moi-même « 

D’ici là que le Seigneur garde et bénisse tous et chacun.

6 qui suis-je   

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