EDITORIAL.

 » le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu. »
(Mc 16,19)

C’est à Augustin (354-430) que revient l’honneur d’avoir bien fait ressortir le fait que, lors de l’Ascension, le corps de Christ est retourné auprès du Père. Combien cette vérité est importante et nécessaire pour nous donner l’assurance que nous sommes réellement pardonnés !

Comme nous le partageait Mgr Lebrun Archevêque de Rouen dans sa lettre pastorale de Carême:

« Il y a de quoi être troublé. Je le suis avec vous tous. Nous apprenons de Jésus qu’il n’y a pas d’impasse pour les pécheurs. Nous découvrons des péchés graves, aggravés parce qu’ils ont été cachés. Le chemin passe par l’acceptation de notre péché. Je n’imaginais pas à quel point il y a de la pourriture au sein de notre Église catholique. Est-ce par aveuglement ou par orgueil ? Est-ce par protection plus ou moins consciente de l’Église ou des personnes ? Je ne sais pas répondre. Je m’examine moi-même, et chacun a sans doute sa réponse. En tous les cas, nous avons maintenant à accueillir la lumière qui éclaire ces ténèbres.

 Notre espérance n’en est pas moins grande. Par avance, Jésus a interrogé l’Église qui critique si facilement la société : « Qu’as-tu à regarder la paille qui est dans l’œil de ton frère alors que la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas ? » (Mt 7,3). Chacun peut accueillir cette question, surtout au temps du carême. Accueillir humblement la question est déjà chemin de salut.

Combien de temps encore cette purification va-t-elle durer ? Je n’ai pas de réponse. Je demande seulement au Seigneur de ne pas nous tenter au-delà de nos forces, comme il l’a promis. Je le supplie aussi de regarder tout le bien que nos communautés avec leurs prêtres, leurs religieux et religieuses, leur évêque font en vivant l’Évangile.

Oui, Jésus continue de dire à son Église comme à Pierre : « Arrière Satan, tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu » (Mt 16, 23) et de l’interroger « Pierre, m’aimes-tu ? » (Jn 21, 15) pour lui redonner sa confiance. Oui Jésus continue de nous « faire de vifs reproches » (Mc 8, 32) en nous disant aussi : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création » (Mc 16, 15)»

 

Ce n’est pas à nous que Christ présente ses blessures pour nous rappeler le mal que nous avons fait, mais au Père pour lui demander sa miséricorde pour nous. Jésus a emmené sa réconciliation au ciel afin d’être notre médiateur éternel. La croix n’est pas seulement un événement historique; elle est une oeuvre du Christ qui demeure une réalité présente dans les lieux célestes. Son sang est pour toujours le sacrifice pour le péché offert à Dieu le Père pour l’éternité. 

.C’est l’indispensable expérience que l’ Eglise Catholique, mon Eglise, doit faire au plus profond de sa foi, pour pouvoir continuer à proclamer cette bonne nouvelle : « En lui, par son sang, nous sommes délivrés, en lui, nos fautes sont pardonnées, selon la richesse de sa grâce. » Ephésiens 1,7

 

Que  le Seigneur garde et bénisse tous et chacun.